- Avec Jean – Marc AYRAULT ,
député - maire de Nantes et Président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale
Etaient présents, outre Jean–Marc Ayrault, Patrick et Annie, bien sûr, François Huwart, Jacky Jaulneau ainsi que les candidats et candidates aux prochaines élections législatives dont Françoise Vallet au milieu d’une salle comble.
M. Christian GIGON, (Maire de Champhol) remercie de leur présence les invités, J. – M. Ayrault, F. Huwart, J. Jauneau, P. Dubourg ainsi que les candidats et candidates aux élections législatives. Il accueille et remercie de même le public d’être là, si nombreux.
Patrick DUBOURG (secrétaire fédéral de la fédération P.S d’Eure et Loir)« Je remercie le public d’être venu si nombreux, c’est un signe important. Nous vivons une période compliquée de notre vie démocratique avec cette avalanche de sondages et d’analyses contradictoires. Cette participation massive nous fait chaud au cœur et vaut tous les sondages du monde.
Jean – Marc Ayrault fait chez nous l’unanimité. Nantes n’est pas si loin, beaucoup ici savent comment il a transformé cette ville et contribué à la conquète par la gauche du département et de la région Pays de la Loire. Nous nous reconnaissons dans sa façon de faire de la politique. La mobilisation locale est très importante car en Eure et Loir aussi, nous menons des combats difficiles contre des adversaires UMP et UDF très représentatifs de ce qu’est la droite. Cette droite locale, nous voulons la battre et nous commencerons, dès le mois de juin, acvec la victoire de Françoise Vallet.
Sarkozy a sapé le pacte républicain et notre modèle social et sa victoire mènerait la France très bas et pour longtemps. Quand à l’autre droite, plus molle, elle montre surtout une absence de majorité qui mènera le pays à la paralysie. Mais nous avons un autre choix : Ségolène Royal peut seule répondre à l’état d’urgence sociale et aux défis auxquels nous aurons à faire face. Pourtant, rien est fait. Il y a encore 50% d’indécis.
Allons – y, battons – nous pour que Ségolène Royal soit en tête au soir du 1er tour »
Françoise VALLET : candidate P.S. aux élections législatives à Chartres
« Nous sommes nombreux ce soir, comme nous étions nombreux à Villepinte où Ségolène Royal a présenté son pacte présidentiel. On affirme le besoin de changement. J. – M. Ayrault nous fait l’honneur d’être ici. Le changement, c’est moi avec David Lebon mon suppléant. Nous avons la volonté de porter ce changement.
Avec Jean – Marc A., nous avons fait le tour de Chartres, nous avons visité deux sites :
- d’abord à Mainvilliers où nous sommes allés à la Régie de Quartier ( elle a disparu à Chartres depuis l’arrivée de l’actuel maire, Mr Gorges). 18 à 48 personnes sont présentes à la Régie de Quartier. C’est un exemple de remise en confiance.
- Notre 2ème visite fut pour Beaulieu où nous avons constaté la résidentialisation imposé par Gorges : des clôtures, des interphones… Les habitants se sentent parqués et en plus ils subiront les augmentations de charges. Ils n’ont rien demandé, pas non plus la destruction d’ immeubles.
On veut la mixité sociale. A Beaulieu, vivent surtout des franciliens, 50% des acheteurs de maisons sont de la région parisienne et il manque 3200 logements sociaux.
Ségolène Royal veut en construire 200 000 avec des loyers qui n’excèdent pas 25% des revenus.
Gorges ne veut pas de logements sociaux, tant pis pour les jeunes couples, tant pis pour les retraités, tant pis pour les gens en situation précaire, tant pis pour la solidarité.
La politique de droite se sert de l’habitat pour changer la couleur des électeurs. Gorges est le dernier ennemi de l’Abbé Pierre.
Nous, les socialistes avec nos partenaires, avons le devoir de changer les choses. Ca passe par le changement de personnes sur le plan national et local.
On a tous de bonnes raisons de souhaiter le changement : relance de l’économie, diminution des inégalités etc… On adhère au pacte présidentiel. On a confiance. On salue la détermination de Ségolène Royal, son courage et sa confiance en elle. Elle réagit de mieux en mieux aux attaques.
Ne nous laissons pas impressionner. Il faut barrer la route au libéralisme dur et au consensus mou. Mobilisons nos concitoyens afin qu’ils aient quelques espoirs pour leurs enfants et pour eux – mêmes. Stop à la progression de la pauvreté. C’est vous, son armée de campagne.
Seule, Ségolène Royal pourra aider à progresser.
En choisissant une femme, vous avez, aux yeux des Français et du Monde, fait un geste révolutionnaire. Soyons fiers d’être révolutionnaire et aspirons à une France plus juste et plus forte.
Jean – Marc AYRAULT :
« Merci à Patrick Dubourg pour avoir organisé les déplacements. Merci au Maire de Champhol pour l’organisation technique.( Là, tout le monde rit : ils n’arrêtent pas d’avoir des ennuis avec la sono…) Je rends aussi hommage à François Huwart .
Je vous apporte le salut de Ségolène Royal que j’ai accompagnée à son meeting à Paris.
Jamais, depuis longtemps, les Français se sont autant intéressés aux élections. Quel est le bon choix pour l’avenir de la France se demandent beaucoup?
Beaucoup ont de fortes convictions mais pas tous. Certains sont venus pour se forger une opinion. En France on aime la politique, c’est ni sale ni condamnable : c’est le moyen de faire évoluer la société. Si la politique remplit son rôle de justice, de concertation, ça avance.
Quelque chose de profond se passe. Une partie de l’avenir se joue, la question du travail, de la croissance, de la mondialisation. Le défi démographique se pose : pour la 1ère fois une famille a la charge de ses enfants, de ses parents et quelques fois de ses petits – enfants. C’est le défi de la croissance pour tous, mais le défi de l’éducation aussi. Tout au long de sa vie, il faudra apprendre.
Il y a le défi environnemental aussi. Les chefs d’état ont fini par admettre qu’il faut que 20% de notre énergie soit renouvelable.
Il y a aussi le défi du développement pour les pays qui s’enfoncent (l’Afrique, par exemple). La fracture Nord – Sud s’élargit. Il faut le prendre en compte. Nous sommes conscients qu’il faut changer la façon de faire la politique.
Le discours d’adieu de Jacques Chirac a été quelquefois pathétique mais, à d’autres moments, émouvants : quand il a évoqué la déportation des juifs et sa décision de non – participation en Irak. Si on veut avoir les idées claires, il faut se rappeler qu’en 1995, la bataille était déjà entre la droite et la droite. Mais dès qu’il a été élu, il a oublié ses promesses. Nul n’a oublié 2002, cette énorme confusion et le choix dramatique qu’il a fallu faire au 2ème tour.