Deux communes seulement s’opposent à ce jour à leur intégration à la Communauté de Communes du Perche. Les derniers obstacles se lèvent donc et le Préfet devrait entériner la création de la nouvelle structure rapidement. Les socialistes sont de chauds partisans de la coopération intercommunale et il est bon de rappeler que c’est un gouvernement de gauche dirigé par un socialiste qui, en 1992, a donné naissance à ce grand mouvement de l’intercommunalité auquel les communes du Perche se rallient aujourd’hui, parmi les dernières de France.
Nous nous réjouissons donc de cette naissance annoncée, ce qui n’empèche pas, bien sûr, de conserver un peu d’esprit critique. La négociation en trois mois, à la hussarde, n’a guère laissé aux communes le temps de se retourner et de réfléchir aux possibles contenus, et encore moins aux habitants du Perche d’être associés à la démarche. Le processus, qui a consisté à rechercher, par éliminations successives un consensus minimal a conduit ainsi à une communauté financée par une taxe additionnelle et dont les compétences sont réduites au strict minimum. Cette base de départ très étroite limite bien sûr l’essor de cette communauté qui montera donc en puissance très progressivement et sans obtenir de l’Etat une dotation globale de fonctionnement à la hauteur des enjeux du développement de notre territoire. On n’aura donc guère progressé, sinon sur l’élargissement du périmètre, depuis les échecs des précédentes tentatives et les citoyens un peu curieux continueront de s’interroger sur les causes de ces échecs.
L’outil existant, nous devons le faire fonctionner et le pari qu’il faut maintenant faire et auquel nous allons apporter notre collaboration, c’est que le travail en commun va créer un cercle vertueux créateur d’une dynamique de développement de nouveaux projets pour le Perche.