L’Ecole de musique de Lucé a longtemps vécu sur une excellente réputation. Il y a une vingtaine d’années, sous l’ère du regrettable maire socialiste James Benoist, cela a été l’un des deux vecteurs-fers de lance de la communication municipale.
Sous la direction de Patrice Legrand, l’école était florissante grâce à des prix attractifs et des professeurs de qualité ainsi qu’un programme de manifestations conséquent. Avec le soutien inconditionnel de la municipalité, cette vitrine avait son talon d’Achille : elle coûtait cher pour une majorité d’élèves …extérieurs à la commune! On allait même jusqu’à proposer de la musique baroque et du menuet, ce qui n’était sans doute pas très représentatif d’une ville populaire.
L’augmentation des tarifs, et surtout la mise à l’écart de Patrice Legrand avec la nomitation d’un autre directeur sous la mandature précédente, a donné lieu à une multiplication de problèmes qu’il s’agit avant tout de ne pas porter sur la place publique. C’est ainsi qu’une direction bicéphale ne pouvait que tirer à hue et à dia. Divisions, rancoeurs, guerres larvées, luttes d’influence, tout y passe pour cette école qui, évidemment, ne peut ni avoir l’aura ni la qualité d’avant.
Une certaine lassitude, y compris chez les parents d’élèves, se fait sentir. L’ambiance n’est plus la même. En coulisses, les stratégies épuisent les énergies, en tentant de faire croire que l’on vit encore sur le prestige d’autan. Comme le football, autre vecteur de communication et fer de lance, l’école de musique vit une crise larvée, sujet tabou. Là encore, le manque de courage et de transparence des uns et des autres, tient lieu de politique… Là encore, un héritage difficile à gérer…










A l’heure de la clôture du Festival de Cannes, notre tchi’te nouvelle équipe municipale de Lucé tient toujours le haut du ” pavé modèle 68 “,”l’Enfer du Nord” en matière de rétropédalage dans la semoule. Au programme, la course dite des gentlemen de la fête patronale le 5 juin prochain sur un air rétro avant de s’attaquer à un Tour de France pour boucler un programme dont le bouclage apparaît bien poussif…Pour ceux qui cherchent désespérement la trace du maire, Manu 1er le Bien-Elu, qu’on se rassure, on en a retrouvé la trace: ainsi apprend-t-on par la presse locale (Echo Républicain du 12 mai) qu’Emmanuel Lecomte est allé à l’office du tourisme d’Illiers inaugurer l’exposition de pastels et d’aquarelles de Muguette Flottes, accompagné du conseiller général Xavier Roux. Sûrement une priorité culturelle et qui n’a sans doute aucun rapport avec le fait que Jacques Flottes, mari de Muguette, soit conseiller municipal …Si le coeur vous en dit et que vous avez un peu de temps à perdre, allez faire un tour sur le site municipal :www.ville-luce.fr : vous pourrez choisir entre trois une et deux noms de la prochaine revue municipale “Lucé Mag” ou “Lucé Magasine”. En espérant que le choix n’est pas fait à l’avance. Il y a quelques années, Jean-Pierre Jan avait organisé une consultation participative auprès de la population du Vieux-Puits pour trouver un nom au centre social. Il y avait eu des noms plus ou moins fantaisistes, de Coluche à Messrine et Khaled Kelkal.Finalement, heureux hasard, c’est le nom du célèbre photographe Robert Doisneau qui a été honoré. Il n’avait pas été proposé par les gens du quartier mais par Jean-Pierre Jan lui-même: on n’est jamais mieux démocratiquement servi que par soi-même… Pour le premier numéro de la revue, il faudra attendre fin juin. Commençons donc par les vacances, voilà de l’info qui ne risque pas de déplaire!Côté indiscrétions, une réunion syndicale , en présence notamment de la CFDT, a lieu demain en mairie. Une occasion sans doute de faire le point sur quelques dossiers de personnels qui traînent dans les placards… Peut-être aussi pour le nouveau maire, Emmanuel Lecomte, de prendre la mesure de tous les dossiers qu’il reste à traiter et dont certains ont volontairement été mis aux oubliettes . Une chose est certaine: les problèmes sont plus compliqués qu’il ne devait l’imaginer et trancher va demander du temps et une exacte connaissance des dossiers.


















