Les résultats du référendum à propos de la ratification, par le peuple irlandais, du traité de Lisbonne pose questions :
1) Est-il sain pour une démocratie quune telle consultation ait eu lieu ?
2) Quelles leçons doivent en tirer les dirigeants européens ?
On pourrait sans doute analyser très longuement les attendus et les conséquences de ce vote, mais sur cet espace déchanges brefs quest un blog, je nindiquerai que deux seuls commentaires.
A la première interrogation, le « oui » simpose à moi indiscutablement ; la démocratie a un prix, celui de prendre acte de lavis du peuple.
Quant à la seconde, je trouve inconvenantes les réactions de nos représentants nationaux gouvernementaux : on sent la contestation de la voix des urnes, et la recherche dun détournement annoncé du refus exprimé.
Cette attitude me semble pitoyable et peu digne de confiance. Comprenant la déception que peut légitimement représenter un résultat non attendu, il conviendrait toutefois dasseoir son statut de représentant du peuple par lécoute et le respect des suffrages, plutôt que par un contournement du message exprimé.
Depuis de trop nombreux mois, notre gouvernement semble peser ses prises de décisions au regard de sondages dopinion (on connait très souvent les résultats de ces « consultations » en fonction du « commandeur- payeur » de ce questionnaire
un bémol à cette remarque : les O.G.M, 80% des Français semblant être opposés à leur culture sur notre territoire, mais là, pas deffet de « gouvernance »
).
Alors de qui, du peuple ou des sondages nos dirigeants doivent-ils écouter lexpression ?
Je pense que vous avez deviné ma position ; et vous, quen pensez-vous ?
Pierre-Louis Pinsard