
Le jour s’est levé aussi terne et grisaillant que les jours précédents. Sans surprise. La gauche chartraine demeure en miettes, enlisée qu’elle est dans ses jeux d’appareil et partisans. L’union, ce n’est pas fait pour elle, faut croire. Trop compliqué ! Elle préfère la laisser aux autres. Elle se veut éparpillée et choisit de mener le combat en ordre dispersé en faisant mine de croire que la victoire s’obtient par la désunion. Surtout, ne pas rassembler les étendards, surtout ne pas regrouper nos forces. Attendre comme Godot que la providence nous sourie, nous sorte de notre torpeur en éclairant l’avenir. Parce que, cette impossibilité que la gauche à de s’unir provient peut-être de là. Je veux dire qu’elle n’a finalement aucun programme de substitution, aucun projet alternatif, aucune ambition politique autre que celle d’occuper les sièges vides, d’être seulement à la place de ceux qui le sont. En un mot, d’être dans les sphères du pouvoir, point barre. Et même dans ce but, elle s’y prend vraiment comme un manche, car ce n’est pas par la gesticulation que l’on convainc les citoyens.
Donc, à gauche rien de nouveau. Vous pouvez circuler, braves gens. Les réunions qui se sont succédées dans lesquelles chacun jouait sa partition ont fini par se craqueler de toute part. Pourtant, cela avait bien commencé. Et nous pouvons remercier le parti communiste d’avoir été à l’initiative de ce projet qui se voulait commun et rassembleur sur des propositions concrètes qui étaient une réponse à la crise économique et sociétale que nous traversons et qui est loin d’être finie. L’honneur leur en revient, car pour faire bouger les uns les autres, pour déplacer les lignes, il en faut du courage ! Mais aussi une dose d’idéalisme et une vision un peu moins étriquée que celle qui nous est donnée à voir dans ce paysage politique chartrain qui n’est que le paradigme grossissant de celui du département.
Voulez-vous que je vous dise ? La gauche est devenue conformiste. Je veux parler, bien entendu, de cette gauche modérée et molle. Il n’est pas question pour elle de prendre des initiatives qui pourraient compromettre sa carrière. Quant à l’autre, de gauche, l’extrême, pour la comprendre, il faut revenir quarante ans en arrière. Elle n’a pas changé non plus.
Pendant qu’on essayait de recoller les morceaux, lors de cette série de réunions, celui qui dégaina le premier fut le PS en la personne de David Lebon. Il annonça sa candidature suite à un vote interne de son parti. Voilà, on n’avait plus qu’à se ranger derrière celle-ci ou faire l’union de la gauche sans lui. Puis, ce fut au tour du POI (Parti ouvrier indépendant) d’annoncer qu’il présentait lui aussi son candidat. L’union commençait sérieusement à battre de l’aile. Mais, face à ce désistement du POI, soyons honnêtes : Les Verts n’ont à voir ni de près ni de loin avec ce parti groupusculaire qui ne défend que la classe ouvrière et qui en est resté à la lutte des classes et à la conception maxiste-léniniste de la société.
Et puis vint le tour de la LCR. Depuis le début, on sentait bien que ce parti tergiversait et fluctuait au gré des rencontres. Un pied dedans, un pied dehors. Malhabile comme manœuvre. Depuis que Besancenot à l’ambition de créer un grand parti anticapitaliste dont on ne sait toujours pas ce que recouvre ce vocable, la petite LCR eurélienne ne se sent plus. Elle veut jouer dans la cour des grands en voulant en imposer à ses partenaires. Entre temps, Georges Lemoine, ancien maire de Chartres, socialiste dissident, annonçait, lui aussi, sa candidature
L’union de la gauche était en charpie, déchirée comme jamais. Il ne restait sur ses décombres que les Verts et le PC à se lamenter de cette déconfiture. Que pouvions-nous faire, nous, les Verts ? Il devenait impensable de représenter l’union à deux partis seulement. Quatre candidats se déclaraient à gauche, il était inutile d’en rajouter une couche avec une cinquième candidature. La division, elle, était suffisamment représentée pour les prochaines législatives chartraines.
Tu peux rester coucher, camarade, le jour qui s’est levé est aussi terne que les précédents. Dans le ciel, aucune lueur d’ouverture.
Willy Proust


Les Verts ne peuvent que se féliciter de ta libération, toi qui a tant fait pour la cause de l’écologie et la démocratie en Colombie, dans ce pays où sévit une guerre civile qui dure depuis si longtemps qu’on ne sait plus quand elle a réellement commencée.







TOTAL, "UN DINOSAURE FOSSILE"
TOTAL "produit" environ 2,4 millions de barils équivalent pétrole par jour, principalement en Europe et en Afrique.
TOTAL manifeste également depuis peu un fort intérêt pour le nucléaire qu’il persiste à considérer comme une énergie d’avenir malgré les risques environnementaux, sanitaires et politiques liés à son développement et l’épuisement prévisible de la ressource en uranium.
Le PS eurélien et chartrain est-il plus stupide qu’ailleurs ?
Les raisons de l’invalidation et de l’inéligibilité de Françoise Vallet (PS), ex-députée de la première circonscription d’Eure-et-Loir, doivent sérieusement nous interroger quant à la crédibilité du PS eurélien et chartrain.