40 ans après Mai 68, la jeunesse toujours pointée du doigt
Le lieu de l’ancienne base aérienne de l’OTAN semble pourtant convenir pour un tel rassemblement festif et culturel.
Par le passé, ce genre de manifestations pouvait avoir lieu de manière plus anarchique, à la limite de l’illégalité, souvent sur des terrains de propriétaires privés mis devant le fait accompli.
Nous pouvons donc nous féliciter du fait que le teknival de Crucey-Villages soit un minimum encadré, organisé, limitant ainsi les risques de débordements inhérents à tous les grands rassemblements publiques.
Quarante ans après Mai 68, les propos anti-jeunes de certains élus, dont Gérard Hamel, député-maire de Dreux, me choquent profondément.
Tenter de faire croire à l’opinion que 40 000 à 50 000 « teufers » sont autant de drogués ou débauchés est tout à la fois grotesque et profondément malhonnête, voire insultant à l’égard de milliers de jeunes venus s’amuser en toute simplicité, sans avoir besoin de substances illicites.
Karim LAANAYA,
conseiller régional et conseiller municipal des Verts.