Eh non ! Je ne suis pas disparu dans les flots de la campagne électorale.
J’ai pris un peu de recul et de repos. Cette campagne a été longue et rude en, raison surtout des luttes internes au Parti Socialiste, principalement orchestrées par les partisans de Ségolène Royal, pour des motifs qui n’ont rien à voir avec l’objectif qui était le nôtre depuis le début : battre la Droite chartraine et son chef, Jean-Pierre Gorges.
Nous disposions d’un programme clair et réaliste. Pour y parvenir, il fallait d’abord rassembler toute la Gauche, ce que n’a pas su ou voulu faire la candidate accréditée par le Parti Socialiste.
Le résultat a été très mauvais pour toute la Gauche chartraine. Les électeurs n’ont pas pardonné les divisions et, malgré un vote utile qui a concentré les voix sur les trois principaux protagonistes de la scène politique locale, n’ont pas accordé leur confiance à l’alliance circonstancielle PS-MODEM, ne la jugeant pas crédible.
Il est à craindre que la Droite soit réinstallée au pouvoir, à Chartres et dans l’agglomération, pour longtemps. Celle-ci peut remercier les « stratèges » du Parti Socialiste de lui avoir facilité la tâche, en écartant du jeu politique local les quelques élus chartrains. Georges Lemoine a été battu, grâce au maintien de David Lebon qui s’en glorifie et n’a que faire de l’échec qu’il a sciemment provoqué pour servir sa stratégie. Ce n’est pas lui qui en supportera les conséquences.
Maintenant, il faut penser à construire une alternative politique de gauche… mais sur quelles bases ? avec qui ? comment ?… autant de questions auxquelles il faudra répondre rapidement.
Les dernières élections nous ont montré la forte tendance à une bipolarisation de la vie politique à laquelle il sera difficile d’échapper.
En lisant la presse ce matin, j’ai pu constater comme vous, avec effarement, que notre nouvelle députée continue dans le style « bling , bling ! ». Si c’est cela la nouvelle façon de faire de la politique au parti socialiste, nous sommes descendus bien bas.