Le Billet de Patrick Parment
Source SYNTHESE NATIONALE
Repousser l’âge de la retraite, voici qui va faire couler beaucoup d’encre dans le Landerneau. Vous imaginez déjà ce que ces idiots de moins en moins utiles que sont les syndicats vont dire. Dire ? Hurler, oui ! Se barrer à la retraite à 60 ans fait partie des droits acquis, de ces mythes intouchables qui rythment la vie du travailleur français. Sauf que le monde du travail d’hier et celui d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir. La santé des Français non plus. Un homme de 60 ans, aujourd’hui, c’est généralement quelqu’un en bonne forme et qui n’a pas nécessairement envie de s’arrêter de travailler. En fait, il faut changer notre vision sur le monde du travail et donc de la retraite. Je pense que le temps est venu de laisser la liberté à chacun de la prendre quand bon lui semble.
On comprend que celui qui a exercé toute sa vie un métier pénible, l’âge venu, il veuille arrêter de bosser. Il a sa dose. Et il faut lui faciliter la tâche. Mais les autres ? Prenez nos hommes politiques, si on colle la retraite obligatoire à 60 ans, on va décimer les Assemblées et la moitié des maires de nos grandes villes vont pouvoir aller aux champignons. Prenez un Bouvard, un Elkabbach, un Drucker… ils sont toujours au charbon et pas vraiment pour des questions d’argent.
Reste que de nombreux sexagénaires vont devoir rester au « chagrin » pour cause de retraite insuffisante. Et je pense particulièrement à la génération de l’ex « baby boom », à savoir tous les gonzes nés après la guerre et qui avaient 20 ans aux alentours de mai 1968. Cette génération-là n’est pas carbonisée que je sache. Mais, quand Fillon aborde le sujet (il en fait partie d’ailleurs), il a en tête le vieillissement de la population et la difficulté de les financer, ces foutues retraites. Alors, autant laisser les mecs au boulot le plus longtemps possible.
Sauf qu’il y a un hic ! Passés 50 ans, la plupart des entreprises foutent les mecs à la porte car ils coûtent trop cher. Enfin, c’est ce que racontent ces enfoirés de patrons. Car, si on a les syndicats les plus cons de la terre, on peut également coller le patronat dans le même sac. Et la classe politique avec, mais c’est un autre sujet. Nous sommes dans une situation pour le moins paradoxale où les jeunes n’ont pas de boulot et les seniors non plus. Ne travaillent dans ce pays que les gens ayant entre 30 et 55 ans ! Si vous ajoutez à cela le coût de l’immigration, sur lequel nos politiques font le silence radio, qui revient très cher à tous les Gaulois qui bossent, vous aurez vite compris que la situation dans ce pays va devenir de plus en plus explosive. 10 millions d’immigrés qui, à des degrés divers, vivent sur la communauté à coups d’alloc et de RMI. Et n’oublions pas ces fameux DOM-TOM qui n’ont plus rien du dépliant touristique.
Si Fillon ou un autre, dans les années à venir, ne trouvent pas des solutions, c’est dans la rue que se réglera le problème des retraites. A moins que ce peuple avachi que l’on est en train de devenir, grâce à nos élites gaucho-politico-technocratiques, se résigne à faire une entrée fracassante dans le tiers-monde.