Je m'étais convaincu de ne pas prendre parti dans ce troisième débat, mais franchement, après ce que j'ai vu dimanche soir sur le site de l'Echo, je ne vais pas
pouvoir me taire bien longtemps.
Car enfin, au soir de ce premier tour, qu'y a -t-il comme soupe dans la gamelle socialiste ?
Rien. le vide. Malgré la venue de trois "zélés fans" du PS, dont une tirée de son coma politique presque profond, la grande force de l'opposition arrive péniblement à dépasser 28%. N'importe quel
candidat ferait profil bas, mais pas chez ces gens là !
Pour commencer on récupère les voix de la dissidence, comme si elles étaient acquises. Et rien n'est moins sûr, car la présence de G. Lemoine lors de ce scrutin était bien là pour marquer un
désaccord de fond avec la ligne Lebon, et son représentant. Ces électeurs qui ont fait le déplacement vers l'isoloir, c'était à n'en pas douter pour exprimer avant tout le refus de ce Parti
Socialiste. Alors, avant de faire imprudemment une addition pour se croire crédité de 45% de l'électorat de gauche, il serait bon de s'assurer d'un report sans faille des électeurs de monsieur
Lemoine : on en pense ce que l'on veut, mais lui ne s'est pas fourvoyé dans des promesses bafouées sitôt tenues.
Ensuite on raille le score d'en face, se gaussant sur les seulement 47% de JP Gorges. Le maire de Chartres n'a pourtant eu besoin d'aucune gloriole nationale pour se faire mousser auprès d'un
électorat passablement fatigué par ces pantalonades : il lui aura suffi de présenter calmement et sereinement un bilan remarquable et surtout un vrai projet pour les habitants de la 1ère
circonscription pour que les électeurs sachent où se trouve leur intérêt. Il ne faut jurer de rien, mais je ne serai pas surpris qu'ils confirment ce choix dimanche prochain.
Enfin, pas un mot à l'intention des électeurs, pas plus de propositions, une pensée unique : dénigrer le gouvernement, genre "élisez moi et j'irai arrêter Sarkozy, Fillon et Darcos".
Traduisez : "élisez moi, le reste n'est pas votre problème".
Un peu court comme programme. Je n'ai pu retrouver aujourd'hui la vidéo qui passait dimanche sur le site de l'Echo. Il faut dire que la réaction à chaud du candidat de la gauche était tellement
pitoyable que par charité il aura fallu la remplacer par une autre moins désordonnée, sans pour autant être plus crédible.
Je ne tire pas sur une ambulance mais monsieur Lebon n'a manifestement pas grand chose à dire. Si peu m^$eme que son maigre propos est débité dans un gargouillis mal assuré.
Enfin, presque tout ! Un point positif cependant : la voix retrouve sa force et sa stabilité chaque fois qu'il dit "votrez pour moi"
Et comme un bonheur ne vient jamais seul, revoilà la dame des funestes 35 heures pour nous porter la bonne parole. On est pas fauchés.
Bref, tous les courants du PS rappliquent pour tenter un sauvetage.
Reste à savoir si ce ne sont pas les électeurs qui vont se sauver en courant.