Ce site agrège les contenus des billets publiés sur les blogs citoyens et politiques d'Eure et Loir.
Cet agrégateur est hébergé par le blog citoyen la Piquouse de rappel.
Les opinions présentées sont exprimées par les auteurs respectifs de chacun de ces blogs.
Ils n'engagent pas la Piquouse de rappel.
949 éléments (688 non lus) dans 30 canaux
On ne peut guère rêver d’endroit plus approprié que la demeure de l’auteur de “Mignonne, allons voir si la rose…” pour célébrer la reine des fleurs. Le prieuré de Saint-Cosme à la Riche, à quelques kilomètres de Tours, est un de ces endroits magiques, d’une poésie inoubliable. Ce week-end est l’occasion d’une évocation artistique et florale pour les 20 ans de la Journée de la Rose.
Crée en 1959 par Meilland, le rosier Pierre de Ronsard a un successeur le rosier Prieuré de Saint-Cosme: de type arbustif spectaculaire avec un bouton jaune et rouge s’ouvrant en une rose double de couleur jaune et incarnat. Très parfumé, sa floraison s’étale de mai à octobre. Son feuillage rustique et mat est comparable à celui des rosiers anciens.
Demeure de Ronsard: 37520 La Riche
tél: 02 47 37 32 70 (fax : 02 47 32 25 20)
Entrée: 4.50 euros / gratuit jusqu’à 12 ans.
de 9 heures à 19 heures. Parking gratuit.
Je vous recommande … la lecture de la page 2 du canard enchaîné de cette semaine.
On y lit en particulier que si Sarkozy a fait l’ouverture vers le Modem et les « gens constructifs » du PS , c’est pour « éviter la constitution d’une force social-démocrate ».
Lors de son intervention devant les députés UMP, il a ajouté : « c’est pour ça que j’ai pris Kouchner au gouvernement et que j’ai envoyé Strauss-Kahn à … Washington ».
Cela doit nous rendre encore plus déterminés à créer cette force social-démocrate … et à ne pas se laisser manipuler par Sarkozy.
NB : je fais bien sur la différence entre l’entrée de Kouchner au gouvernement (qui affaiblit nécessairement le PS) et la nomination de Strauss-Kahn au FMI (où Sarkozy n’a eu qu’un avis à donner et qui peut être un moyen de montrer au monde entier que cette institution mondiale peut agir pour plus de justice et de solidarité).

En attendant une hypothétique avancée des dossiers lucéens en cours, la rédaction de Maitre-Renard.info prend les devant en lançant le 1er (et unique!) Festival virtuel de cinéma de Lucé. A terme, bien sûr, le Festival de Cannes pourrait souffrir d’une telle concurrence sauvage, c’est pourquoi nous éviterons de couler cette institution en nous limitant au lancement des affiches de notre belle infographiste nymphomane qui refuse, malheureusement pour vous, de se laisser tirer le portrait…
Dans la catégorie “Ciné d’ailleurs et qui devrait y rester”, un film canadien bientôt sur les écrans, a inspiré notre divine diva sur son divan duveteux. Film hors série “démentiel et désopilant“, Semi-Pro est à l’image du nouveau conseil municipal : une dream team qui est un rêve d’équipe pro, seulement un rêve… L’ambitieux coach, Manu le Bien-Elu, pense qu’il tient des joueurs prometteurs qui pourront remplacer les bras cassés de l’équipe précédente: la grande taille de Malick Sène sera utile au rebond, Christophe Prat, attaquant polyvalent, pourront-ils suffire à compenser les défaillances du reste de l’équipe?
Quelques premières critiques: “Plus démentiel que désopilant” (Canal moins). ” C’est du Franck Dubosc au pays des petits bras et du sport de moyen niveau” (Critique et Reconstruction) “On ne comprend rien à l’intrigue mais les acteurs sont beaux” (La Gazette des Mamies ). Bref, un film qui a poussé la conscience jusqu’à assumer un titre et des jeux de mots approximatifs… Du travail pas très pro, quoi…
On attend avec impatience les critiques dans le prochain “Lucé Mag” , la mouture relookée de Lucé Info et l’interview exclusive du nouveau maire, sa fulgurante ascension, ses projets de vacances en attendant les projets pour la commune, sa nouvelle-ancienne équipe , …

Sur l’esplanade des Invalides en cette journée du 13 mai, nous étions un millier, un peu plus ou un peu moins : qu’importe ! Nous étions cette poignée de trimards militants et disponibles qui criait son opposition au texte de loi sur les OGM qui passait en seconde lecture à l’Assemblée nationale, devant laquelle nous avons pu nous réunir après que les gardes mobiles nous ont empêchés l’accès en bloquant toutes les voies qui y menaient, nous obligeant ainsi à tourner en rond sur l’esplanade. Mais notre détermination ainsi que le soutien de députés de gauche comme le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, de notre propre parti comme Noël Mamère et Yves Cochet et même de la centriste Corine Lepage, ont permis de débloquer les issues. La députée chartraine, Françoise Vallet, était également présente, ce qui est déjà mieux que rien, quant on connaît la position des autres députés de l’Eure-et-Loir, à savoir : Philippe Vigier, Laure de la Rodière et Gérard Hamel. Pour ces trois-là, la cause est entendue : Les multinationales de la transgénique, c’est le top ! Et si la contamination a bien lieu, la science, cette déesse des temps modernes, résoudra le problème. Enfin, c’est ce qu’ils disent, ce qu’ils croient, gavés qu’ils sont par l’idéologie dominante et la propagande de leur classe.
Et pourtant, alors que personne ne s’y attendait, que le soleil cognait dur sur la tête des manifestants, privés de leur chaîne humaine qui devait se former autour de l’Assemblée nationale à cause des nombreuses barrières et cordons de gardes mobiles, un coup de théâtre arriva. Une question préalable, déposée par le communiste André Chassaigne fut adoptée par les députés par 136 voix contre 135. Le projet de loi sur les OGM a donc été rejeté in extremis. Nous l’avons échappé belle, à un cheveu près ! Il a fallut que la droite, divisée sur ce sujet sensible et très controversé, n’ait pas fait le plein de ses voix pour que le projet de loi ne passe pas. C’est une victoire, assurément, pour tous les opposants aux OGM, et ils sont nombreux, mais ce n’est pas pour autant terminé avec ce projet de loi qui va revenir à l’Assemblée nationale comme au Sénat vers la fin mai. Le gouvernement fera tout pour le faire passer en force. La bataille s’annonce rude. Il n’est donc pas question de se démobiliser. Il faut, au contraire, accentuer la pression pour empêcher les cultures en plein champ d’OGM qui, si elles étaient autorisées, bouleverseraient l’agriculture et l’alimentation d’une manière irréversible.
Le capitalisme ne voit que par le profit et l’accumulation du capital. Il se fiche des ravages qu’il peut commettre à l’environnement et à la santé humaine. Il veut tout s’approprier, même les biens les plus précieux de l’humanité et de la planète. Dressons-nous contre lui de plus en plus nombreux, c’est la seule façon de le stopper dans sa course folle et dévastatrice.
Willy Proust

L’élection de la nouvelle équipe municipale conduite par Emmanuel Lecomte dit Manu 1er le Bien-Elu donne déjà l’impression d’un désenchantement de la part des électeurs-contribuables lucéens… après seulement deux mois ! Et pour cause: ils ne voient rien venir de concret…
Que sont devenues les promesses d’audit financier de la ville ? Quel projet pour la piscine des Vauroux et à quelle échéance? Quelle communication? Quelle gestion des personnels? La gauche PRG-Socialistes-le Vert a repris le pouvoir. Cette alliance a eu le telmps, en principe, de préparer le terrain, d’aller à le rencontre des concitoyens pour les écouter durant la campagne…
Tout cela , c’est du principe. Cette gauche-là connait depuis longtemps la situation de la 3ème commune du département. Elle est aux affaires depuis une vingtaine d’années et était impliquée dans la vie politique comme dans la vie associative. Elle connait les enjeux. Au moment du départ forcé de Jacques morland, déchu de ses mandats, elle n’a pas voulu faire en sorte de prendre la mairie.
Elle s’estimait pas prête et a fait en sorte que la transition Boris Minsky dégrade encore la situation, pour préparer une alliance et le retour au pouvoir. Elle s’est montrée juste opportuniste. Les socialistes étant discrédités après la mandature de James Benoist, le départ de la tête du PRG Martial Latimier après la lutte fratricide avec Fernand Mira, la gauche était à la fois décapitée , discréditée et incapable de s’attaquer frontalement à Jacques Morland. Ce dernier a fait en sorte de conditionner son départ en laissant en place ceux et celles qui pouvaient préparer son retrour en politique…
La gauche est revenue au pouvoir avec des seconds couteaux, à commencer par le conseiller général et adjoint à l’urbanisme, le socialiste Xavier Roux, qui a pris la place pour combler le vide sidéral des socialistes à Lucé. Gratien Vergnes avait jeté l’éponge, “ne voulant pas se trouver en slip ” en s’attaquant à Jacques Morland. Résultat des courses : Manu 1er, l’attaché parlementaire de François Huwart, a eu les mains libres pour constituer… la relève! Certes, c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes: ce n’est pas les élus lucéens qui démentiront puisqu’ils ont commencé par se servir eux-mêmes.
Pour le reste, comme soeur Anne, on ne voit rien venir ou si peu. Les plus optimistes attendront l’ordre du jour du conseil municipal de la semaine prochaine… Les autres verront les premières épines des promesses impossibles à tenir et le prix à payer pour le manque de courage politique, l’improvisation et le manque de réalisme.
Quand donc le gouvernement cessera-t-il de croire que l’Environnement est juste un territoire de… communication? Après un Grenelle tour de passe-passe et vide de contenu, voici que les OGM permettent de voir , une nouvelle fois, les méthodes de l’Etat UMP…
La méthode est simple: le passage en force. Avant hier, le projet de loi sur les OGM se trouvait recalé… Que cela ne tienne, on passera par dessus le vote de procédure voté mardi par les députés! La commission mixte paritaire des députés et sénateurs permet la manoeuvre. La loi sera adoptée sans amendement…
Cette affaire accentue le malaise des dputés de la majorité, partagés entre le fait d’être de simples godillots et des béni-oui-oui et le souhait d’écouter leurs électeurs. Les députés se plaignent de ne pas être associés aux projets gouvernementaux… En réunion de groupe, l’UMP Claude Goasguen a fustigé les “connards qui parlent trop de l’autre côté de la Seine“, comprenez les conseillers de Nicolas Sarkosy. Ambiance!
Voilà deux mois que la nouvelle équipe municipale, conduite par Manu 1er le Bien-Elu est en place. La gauche a gagné largement les élections et l’on a l’impression de la plus grande improvisation, du plus grand flou en matière de communication.
Le site officiel de la mairie est à l’image du reste : pauvre! Faites un tour sur www.ville-luce.fr. Vous voulez voir le dernier bulletin municipal: pas de problème. Cliquez sur vie municipale puis aller à Lucé info : vous pouurez ainsi télécharger le dernier numéro… celui de novembre et décembre 2007!
Et c’est un site qui a remporté un Trophée de la communication 2007 pour la catégorie de ville 10.000 à 25.000 habitants… Qu’est ce que cela doit être les autres ! Et 2ème pour le meilleur bulletin municipal… Il n’y avait que deux candidats ou quoi ?
On souhaite bien du courage à Michaël Lecaille qui a la charge de la com… Son idée est de laisser une page à l’opposition, idée qui est une reprise de ce qui se faisait du temps de James Benoist. C’est une idée qui a permis de laisser la page vide des mois durant…
Pour le reste, le premier étage de la mairie , est devenu inaccessible ou presque. C’était une volonté morlandesque de “verrouiller l’info” , d’empêcher des “taupes”. Comme si , de toute manière, les infos ne circulaient pas, le bouche à oreille, le téléphone, le fax, l’informatique n’existaient pas… Illusions d’élus qui voudraient préserver leur image… Qu’ils préservent donc les intérêts des contribuables électeurs! Au moins cela justifiera peut-être l’augmentation de 25% des indemnités d’élus…
Wait and see? No, la situation est trop grave… Même Nicolas 1er, en un an, a déçu ses électeurs et les lendemains n’ont chanté que pour une minorité. Il n’y a rien de plus décevant que de ne pas tenir ses promesses, de prendre les électeurs pour des imbéciles. cela finit toujours par se retourner contre les politiciens à la petite semaine…
L'inauguration de la salle Malraux approche à grands pas mais quelques interrogations demeurent :
- compte tenu de son équipement et de sa capacité, cette salle aura-t-elle encore vocation à accueillir les associations locales et les fêtes familiales ? et à quel coût ?
- sachant que 350 personnes peuvent venir assister aux spectacles, que le parking existant est occupé en partie par des riverains chaque soir, que des spectateurs viendront des communes environnantes, à quelle heure faudra-t-il arriver pour se garantir une place de stationnement ?
Le débat est ouvert…
Le 27 mai est la date traditionnelle de la fête des voisins. Luisant pour tous propose à cette occasion un pique-nique, à la base de loisirs de l'étang (terrain de boules).
Venez nombreux à partir de 19h avec un plat à partager ; notre association prévoit un apéritif pour tous les Luisantais ayant envie de se rencontrer !
D’un mois de mai l’autre, d’une commémoration l’autre, d’une imposture l’autre…
Nous savons quoi penser de mai 68, de cette révolution en peau de toutou, de ces petites nuits d’émeutes qui auraient sans nul doute pu, si Moscou l’avait permis, se transformer en un grand soir rouge, mais ne dépassèrent finalement jamais le stade du monôme.
Mai 68 fut une caricature et une imposture. Mai 58 et les 10 ans de pouvoir gaulliste qui s’en suivirent ne le furent pas moins.
On juge un régime à son bilan. On le mesure à la pérennité de son œuvre.
Que reste-t-il de celle de Charles De Gaulle ?
La restauration de l’autorité de l’Etat ? L’indépendance nationale ? La souveraineté populaire ? La prospérité économique ? La force des Institutions ?
Rien ! Il ne reste rien. Rien ne pouvait durer car rien n’était fait pour cela. Tout était faux. Tout était bidon.
L’autorité des l’Etat ? Elle ne s’exerça, en réalité, que contre ceux qui refusèrent le déshonneur, l’abandon et le renoncement.
L’indépendance nationale ? Une formule destinée à masquer une préférence étrange qui toujours fut celle de De Gaulle pour le grand Est, c'est-à-dire pour l’URSS, sans doute parce qu’elle était de nature à flatter son sens inné d’une grandeur unique : la sienne.
La souveraineté populaire ? La république gaulliste fut une OPA d’un clan sur la vie politique française, la main mise d’un gang sur la France et les Français.
La prospérité économique ? Servie par un baby boom qui aurait de toutes façons permis une éclaircie en même temps que par le talent pragmatique d’un Jacques Rueff aussi peu gaulliste qu’il était possible de l’être alors dans les allées du pouvoir , la politique de reconstruction monétaire et financière suivie pendant dix ans par De Gaulle, puis celle de l’industrialisation voulue par Georges Pompidou, furent très largement des leurres qui occultèrent longtemps des réalités qui devaient pourtant s’imposer à la France dès le milieu de années 70, encouragèrent le recours à la main d’œuvre immigrée sans en voir les conséquences sur le long terme, et eurent pour effet de repousser les décisions qu’imposaient les mutations en marche, de nier tout besoin d’adaptation de nos entreprises à l’évolution des marchés et de faire manquer à la France les grands rendez-vous électroniques et informatiques. La modernisation ? Les grandes réalisations ? Mais les technocrates issus de l’école d’Uriage qui furent l’ossature de la Quatrième en avaient mis en œuvre les prémices dès le début des années cinquante, de même qu’ils avaient créé les conditions de l’accession de la France au club alors très fermé des nations nucléaires. On sait, en revanche, quels sacrifices imposa De Gaulle à la France, à son armée et à notre peuple au nom de la Bombe. L’abandon de l’Algérie en est un exemple cruel.
Les Institutions ? Mais quelle étrange constitution que celle qui, taillée pour un homme à sa mesure, doit être sans cesse tripatouillée pour faire entrer dans le costume ses successeurs ? Ni présidentielle ni parlementaire, ni monarchique ni vraiment démocratique, la Vème République repose sur des fondements illusoires et ne s’adosse que sur un squelette de plumes et de feuilles mortes.
Chacun se plait aujourd’hui – y compris dans nos rangs- à louer le bon vieux temps du gaullisme triomphant, un temps où les valeurs étaient respectées, où l’ordre régnait, où la France était écoutée… Mythologie ! Le grand art de De Gaulle fut de faire croire qu’il était le rempart de l’occident chrétien, de ses valeurs et de ses principes, alors qu’il n’eût de cesse de l’abaisser et de les miner. L’ordre qui régnait fut celui des polices parallèles. Quant à sa politique étrangère, elle ne mena la France qu’à la rupture avec nos alliés et à une manière de non alignement titiste, au moment où le communisme avançait, partout dans le monde ses pions criminels.
En Mai 58, une révolution droitiste et nationale était possible et sans doute probable tant était grand le rejet de la IVème République et le désir populaire de participer, dans un grand élan civique, à la refondation de la France, à la construction européenne et au renouveau occidental.
Le coup d’état gaulliste, là encore avec la permission implicite des communistes, a empêché cette volonté nationale de s’exprimer et de se concrétiser. L’Histoire dira peut être un jour quelle fut la part de la lâcheté, celle du hasard et celle de la nécessité pour certains services.
De Gaulle, en s’emparant d’un pouvoir déjà à terre, a, dans les faits permis au régime de se rénover mais de ne pas disparaitre. Une réédition, en somme, de l’épisode de 1944-1946 où il ne s’imposa aux affaires que grâce à la SFIO et au Parti communiste, s’opposant parfois violemment aux mouvements de la Résistance qui espéraient en finir avec les vieux partis et reconstruire une France nouvelle.
De Gaulle fut, par deux fois, le garant du régime.
Et, à l’évidence, Mai 68 existait déjà en filigrane dans mai 58.
Reste une question. De Gaulle, par vanité, s’est-il contenté de vouloir imiter, s’enveloppant dans leurs gloires, les acteurs immortels de la Grande Politique française ? Il n’aura en ce cas été qu’un imposteur.
Ou bien à-t-il tout au long de ces années été le maître conscient de lui-même et le serviteur plus ou moins obligé d’autres intérêts ?
Mais il est vrai qu’une réponse n’interdit pas l’autre.
13/05/08

Le frère de Daniel Cohn-Bendit, Gabriel, avait déjà tenté, au lendemain du deuxième tour des municipales, d’appeler les écologistes de "toutes tendances" à s’unir pour la prochaine échéance électorale. Mais les contours de l’alliance dessinée étaient plus larges puisqu’ils incluaient des figures du MoDem ou de l’UMP telles Nathalie Kosciusko-Morizet comme des socialistes.
Ce nouvel appel veut parvenir à un rassemblement "dénué d’ambiguïté", une démarche "dans la clarté", sans faire abstraction "des impasses du libéralisme". En clair, une liste écolo mais à gauche. Le texte salue ainsi la déclaration de Nicolas Hulot dans Le Journal du dimanche du 30 mars, estimant : "C’en est fini du libéralisme." "C’est une véritable opportunité de dépasser les clivages sans faire du "ni-ni"", explique Bernard Jomier, initiateur de l’appel.
A l’intérieur du parti écolo, les signatures affluent des fédérations mais deux courants semblent encore sur la réserve. La gauche emmenée par Martine Billard et surtout les "voynetistes", jusqu’alors plus tentés par le projet de "confédération de la gauche" proposée par François Hollande.
La secrétaire nationale Cécile Duflot, elle, reste dans l’expectative, trouve "l’idée intéressante" mais ne veut pas "d’un coup de marketing".
Noël Mamère voit dans cette initiative l’opportunité de "sortir les Verts de leur carcan". "Si on rate cette occasion, on aura du souci à se faire pour notre avenir", insiste le député de la Gironde. Denis Baupin est sur la même longueur d’onde : "Il y a aujourd’hui suffisamment de convergences entre Hulot, Bové et Cohn-Bendit pour avancer vers un parti écolo", affirme l’adjoint au maire de Paris. Les deux ont réussi à convaincre Yves Cochet, du courant Urgence écolo : "Il faut juste que, cette fois-ci, Hulot s’engage vraiment", relève le député de Paris.
C‘est en effet la grande inconnue. "DCB" a déjà fait savoir qu’il en serait "s’il émerge quelque chose qui dépasse les Verts français". José Bové, qui avait soutenu les Verts à Paris et Lille en mars, se dit "plutôt d’accord" avec l’initiative. Reste Nicolas Hulot : son entourage multiplie rencontres et discussions mais l’animateur ne semble pas prêt à se décider.
Silvia Zappi
Tous ceux qui ont vu Rémy Boiron ne peuvent oublier ses spectacles. C’est un comédien rare, très accompli, qui réussit à vous émouvoir d’un bout à l’autre de ses pièces.
Rémy Boiron revient cette année au théâtre du Portail Sud à partir du jeudi 15 mai pour huit représentations. Ce comédien est exceptionnel ! Son spectacle La Luna Negra a remporté le Devos d’Or de l’humour. Ecrit et joué par Rémy Boiron, il met en scène un certain Valentin Saitou, jeune cadre dynamique et socialement bien intégré. Mais, du jour au lendemain, il est licencié. Marié et père de deux enfants, il est , dans la foulée, abandonnée par son épouse.
Il se retrouve dans la rue, face à lui-même, avec son désarroi puis une autre façon de voir la vie et ses rapports avec autrui. Un vagabondage plein d’invention et d’humanité. Ne manquez pas le spectacle de ce comédien très sensible et à l’univers plein de tendresse !
Pour tous renseignements et inscriptions : théâtre du Portail Sud: 02 37 36 33 06 ou par internet :www.theatreportailsud.com
Du 15 au 25 mai, les jeudi, vendredi et samedi à 21 heures et le dimanche à 15 heures.
Pique-nique et chaîne humaine contre les OGM à l’occasion du vote de la loi
PARIS, 12 mai 2008 (AFP) - Plusieurs organisations d’agriculteurs et de défense de l’environnement appellent à un "pique-nique sans OGM" et à "une chaîne humaine" mardi autour de l’Assemblée nationale, où les députés devraient adopter un projet de loi pour encadrer les cultures transgéniques en France.
Dans un appel à la "mobilisation générale" et "pour la liberté de produire et de consommer sans OGM", Greenpeace, Les Amis de la Terre, Attac, la Confédération paysanne et la Fédération nationale d’agriculture biologique, entre autres, veulent former cette chaîne humaine pour "protéger les députés de la contamination génétique".
L’appel au pique-nique, à 13 heures sur l’Esplanade des Invalides à Paris "et devant toutes les préfectures de France" est relayé par l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, qui estime que "Le Grenelle de l’Environnement doit maintenant prendre son envol parlementaire".
De leur côté, des chefs cuisiniers et des vignerons publient lundi dans Le Monde un appel pour l’application du "principe de précaution".
"Pas d’OGM à nos tables et dans nos caves dans l’état actuel de nos connaissances", demandent ces chefs dont Olivier Roellinger, Michel Bras, Alain Passard et Marc Veyrat.
Cet appel a été lancé à l’initiative de Générations.C, un collectif de 83 jeunes cuisiniers et est soutenu par l’associaiton Terre et Vins du monde.
Ils demandent notamment le maintien d’un amendement prévoyant que "les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées +sans OGM+ et en toute transparence".
Cet amendement a été modifié par le Sénat et prévoit désormais que la définition de culture "sans organisme génétiquement modifié (OGM)" renvoie à une définition au niveau européen, où elle n’existe pas encore.
L’UE autorise actuellement un seuil de présence accidentelle d’OGM de 0,9% dans les cultures conventionnelles.
Parmi les sujets tabous à Lucé, le fonctionnement des centres sociaux. Le bilan est tellement sujet à caution, qu’une fois encore, il s’agit de les re-structurer discrètement… Un audit est en cours et l’on parle de plus en plus de Vincent Moreau pour se coller à cette mission quasi impossible.
Il est ici auprès de Fernand Mira, ancien conseiller-général maire PRG. On note aussi la présence de Jean-Pierre Jan, redevenu adjoint (le 9ème) en charge de la politique de la ville, de l’Education, de l’Enfance et de la Jeunesse. A ses côtés , l’ancien directeur du Finistère, un type exceptionnel, le regretté Doudou Massalé.
Pour rafraîchir la mémoire de certains, l’histoire des centres sociaux est pour le moins cahotique à Lucé. Instaurés de la volonté politique du maire socialiste James Benoist, ils ont coûté très cher pour des résultats plutôt maigres. Pour mémoire toujours , rappelons que deux d’entre eux ont brûlé en quelques années, le wagon du Finistère (notre photo) et le centre Doisneau au Vieux-Puits. Malgré les moulinets et les promesses des élus de l’époque , les enquêtes n’ont jamais abouti. Au point que des bruits insistants ont couru que certains élus auraient pu être impliqués dans les mises à feu…
Jacques Morland était très opposé à ces structures mal gérées et qui posaient tant de problèmes . A plusieurs reprises le statut des personnel a changé, municipal, associatif, de nouveau municipal etc. De grands moulinets, de nouvelles promesses que cela irait mieux demain et…. rien! Actuellement, une nouvelle formule est en gestation. Peu de personnels sont véritablement bien formés et souvent les animateurs ont été recrutés par copinage ou parce qu’ils faisaient partie d’assos proches de Jacques Morland, à commencer par le foot et la boxe.
Il n’est pas certain que Vincent Moreau accepte la mission ou alors à des conditions très précises. Pour avoir été sur le terrain, bien connaître Lucé et les problèmes de l’agglo, Vincent Moreau n’ira pas au casse-pipe sans garantie et sans engagement des élus qui ont le plus souvent brillé par leur manque d’implication, à l’exception notable de Gratien Vergnes. Qu’il soit clair que le social ne devrait pas être un enjeu électoraliste, pas plus que la Culture ou l’Education. Malheureusement, il y a eu souvent mélange des genres, au détriment des personnels, des utilisateurs et des contribuables!
Dans le cadre d’une enquête sur l’Association dite de Médiation familiale La Médiane à Chartres (18-20, rue de l’Ancienne Fonderie) , le délégué SOS Papa 28 appelle à témoignages les familles qui ont eu à faire à cette association, notamment à madame N. Ghesquier, C.Huet ou à la présidente Marie-Paule Martin-Blachais.
Plusieurs témoignages concordants mettent en évidence un manque de transparence et une gestion contestable des relations avec les familles. Vous pouvez écrire par mail à renard2a@hotmail.fr ou téléphone (anonymement ou non) pour faire part de votre expérience au 06 61 22 10 40
Rappelons que l’association SOS PAPA milite pour la co-parentalité, pour plus de justice et d’équilibre entre les parents lors de séparations ou divorces. Pour en savoir plus sur l’association sur le plan national, consulter: http://www.SOSPAPA.net
A l’ombre des palmiers,
il y a toujours le ciel bleu de tes yeux quelque part.
A l’ombre des cocotiers,
il y a toujours ton sourire et ton regard clair
pour ensoleiller un coeur qui pleure.
A l’ombre de tes bras exotiques, si lointains,
il y a toujours un doux parfum qui persiste,
l’ombre d’une ombre qui me poursuit
et qui me hante, fantôme incertain,
souvenir enchanteur et cruel .
Je dois avoir l’air bien malin…
à fredonner en boucle du Bécaud,
tapi dans cette ombre bleue:
”Et maintenant… que vais-je faire…?…
Ce matin qui revient pour rien;
Ce coeur qui bat qui bat, pour qui? pour quoi?
Ce coeur qui bat trop fort, trop fort…
A l’ombre de ton ombre, je me confonds,
confus, jusqu’à ce que ta lumière
me fasse, peut-être,
disparaître à jamais.
Le père Edmond Desouches (notre photo), le bâtisseur de Lucé dans la seconde moitié du XXème siècle, celui qui l’a fait passer de l’état de village au sortir de la 2ème guerre mondiale pour qu’elle devienne la troisième commune du département par sa population, a de quoi se retourner dans sa tombe. Depuis son départ des affaires municipales, en 1989, la ville a perdu son rang et n’a jamais retrouvé ses couleurs.
Trois maires se sont succédés: le socialiste James Benoist, le radical-socialiste Fernand Mira, le sans étiquette libéral Jacques Morland et la transition umpiste Boris Minsky: en dehors de querelles intestines et d’affaires, le bilan hésite entre le médiocre et le catastrophique.
La nouvelle municipalité de gauche conduite par Emmanuel Lecomte (MRG) demande du temps et de la confiance. Pour le moins, il convient d’être prudent, voire méfiant. Certains de l’équipe en place ont fait leurs preuves de leurs incompétences ou de leur inaction lorqu’ils étaient au conseil municipal.
Quelques rappels concrets cruels : l’endettement par habitant est de 1158 euros et a augmenté de 186% entre le 31 décembre 2005 (7,4 millions d’euros) et le 31 décembre 2007 (21,2 millions d’euros). La dette a été réaménagée au 1er novembre 2006 et la valeur résiduelle a été portée de 10 ans et 5 mois à 25 ans!
A l’époque Boris Minsky, adjoint de Jacques Morland, déclarait : “Jacques Morland est un excellent gestionnaire. On n’en trouve pas deux comme lui.” (Echo républicain du 19 mai 2006, il y a presque deux ans.) On connait la suite…
Quant à Jean-Claude Leliard, candidat UMP sans étiquette, il déclarait sans complexe : “prNous soutenons Boris Minsky qui poursuit la politique et les projets au niveau social, sécurité, rénovation des quartiers dont on peut apprécier les premiers fruits sans en interrompre le bon déroulement” . On connaît la suite….
Regardons la réalité en face: les caisses sont vides et on attend toujours l’audit financier promis par le candidat Emmanuel Lecomte. Ce sont les mêmes gestionnaires en place sur le plan technique et comptable à la mairie. Qui peut croire qu’on passera le coup de balai nécessaire pour repartir sur de bonnes bases avec des gens compétents? La seule mesure concrète qui a été prise en un mois et demi: une augmentation de plus de 25% des indemnités d’élus… Pour le reste, tout est au point mort…
Olivier Bidchiren est , peut-être avant tout, un auteur de science-fiction. Il se présente à la fois comme un poètosophe, un nouvelliste, dramaturge, scénariste et critique littéraire. Ses domaines de prédilection sont à la fois la S.F., le fantastique et le surréalisme qu’il mêle avec un certain bonheur.
Originaire de Tours, il a été tout aussi bien rédacteur de la revue Micronos , chroniqueur au mensuel culturel Détours et des Nuits que président-fondateur du Mouvement Khronos Editions. Ila publié son premier recueil de nouvelles “Images d’Outre- mondes” il y a dix ans (Editions De l’Agly). Son 5ème recueil , en 2004, “Les Méandres de la Folie” (Editions Nuits d’Avril) a été couronné du Prix du public de l’Armée des Douze singes.
Son dernier livre “Les Miracles des Temps” est paru en février dernier aux éditions Euryale. Olivier Bidchiren est actuellement en dédicace dans le cadre d’une exposition d’artà la Grange de Négron, samedi et dimanche entre 10 heures et 19 heures, lundi 12 de 14 à 19 heures. Seront présents également le sculpteur Régis Bertin, , les peintres Jean-Yves Durbize, Christian Bourdin, Christine Chastelet et Pascal Papillier. La Grange de Néron se trouve sur la commune de Nazelles-Negron (37530).
On fit travailler ces jeunes à l’assainissement des zones insalubres de Corse, dévastée par la malaria. Ces enfants pauvres, livrés par l’Administration afin de les éloigner de la “perversité de leur milieu social” fut ni plus ni moins utilisée comme main d’oeuvre. La plupart d’entre eux n’étaient accusés que de vols ou de vagabondage. On ne plaisantait pas avec ça…Une infime minorité avait été condamnée pour des faits graves. Que cela ne tienne! La population locale ne s’émut pas davantage , prompte à ramener au bagne ceux qui tentaient de s’en évader, histoire d’encaisser une prime…
Les conditions sanitaires de cette colonie étaient déplorables. Les conditions de détention aussi : en cas d’évasion, on leur mettait des fers aux pieds pour les réprimer, histoire de prévenir la récidive. Totalement coupés de leur famille, exilés sur une île dont ils étaient étrangers, ces continentaux n’eurent guère à apprécier en quoi cette île était une île de Beauté, à moins que ce ne fût celle du Diable!
C’est en janvier 1855 que débarquèrent sur le port d’Ajaccio, les 106 premiers enfants de la colonie. 37 d’entre eux ne survécurent pas aux deux premiers étés meurtriers. Mais l’Administration s’entêta. On construisit un nouveau pénitencier à Castellucio pour protéger les enfants durant l’été. Ils continuèrent à servir aux travaux des champs et à bâtir de nombreux ouvrages comme le barrage de Liscia.
En 1866, le bagne fut transformé en pénitencier pour adultes de Castellucio, qui demeura en fonction jusqu’en 1907. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de l’ancienne colonie horticole de Saint-Antoine. La population s’en sert de dépotoir. Les ronces se chargent d’enfouir les traces de ce lieu de souffrances et de mort, sur lequel on a jeté pudiquement le voile de l’oubli.
Un siècle et demi plus tard, à l’heure du renforcement des mesures répressives contre les jeunes délinquants, est-on bien certain de la volonté de les en sortir? N’a-t-on pas reconstruit des bagnes avec d’invisibles barreaux et une chape de silence pour mieux ne rien savoir… ?
A bord du Méga Express 2, entre Bastia et Toulon, le jeudi 8 mai 2008

Avec un adjoint à l’Environnement, militant Vert depuis la Préhistoire, Jacques Legrand, 67 ans, retraité de la fonction publique territoriale (traduction: électricien à la ville de Chartres) allait être la caution Environnementale de la ville de Lucé et de son nouveau maire, Manu 1er. Adieu la bétonique aigue fustigée par Emmanuel Lecomte pendant la campagne électorale!
Et, en effet, d’un coup de baguette magique, il ne se passa strictement rien. A vrai dire, on s’en doutait un peu. D’abord parce que la seule action connue de Jacques Legrand, c’est d’avoir organisé de bruyantes courses de solex lorsqu’il était au comité des fêtes! Conseiller municipal sortant, tout comme Manu 1er et Xavier Roux, il a brillé de toutes ses lumières par sa discrétion, son inaction. Ah si, il a failli s’occuper des transports et de la communication sur la mise en place de la gare de Lucé… Il s’en est tellement bien occupé que personne n’a eu le dossier à temps!
Ne soyons pas trop sévère: il s’est beaucoup agité, une seule fois: pour empêcher Claude Joly d’adhérer chez les Verts. Et il a tout fait pour être le godillot de Xavier Roux, retraité de la DDE et irresponsable du PS local, par ailleurs inexistant conseil général. Au point que le tandem Jacques Legrand et Xavier Roux ont vaillamment gagné le sobriquet de Dupont et Dupond, l’un à l’urbanisme , l’autre à l’environnement…
Tandis que les chantiers défigurent Lucé et que le béton pousse à la vitesse du bambou, l’adjoint à l’Environnement s’occupe de la Fête … 2009, celle de juin 2008 s’annonçant déjà comme une grande impro et bricolage avec trois petits chars pour célébrer le disco… Ayant gagné son poste d’adjoint à la force de ses chaussons, on attend toujours de Jacques Legrand des projets autres que l’inauguration de chrysanthèmes. A moins de servir de pot de fleur lui-même pendant toute la mandature !

A la rédaction , nous avons notre futur Plantu. Aussi jeune que plein de talent, voici le second dessin de notre main anonyme et talentueuse. L’actualité de notre folle planète lui a inspiré cette production sans OGM.
L’enfer est pavé de bonnes intentions. La terre aussi, trop souvent. Aujourd’hui, on parle de centres ouverts ou fermés pour jeunes délinquants qui ont, dès leur plus jeune âge, fait échouer tous les plans d’intégration à la société et que l’on tente, souvent maladroitement, de “neutraliser” … en les excluant un peu plus !
Ce n’est pas très nouveau. Avec un défaut d’imagination qui lui est propre et un sens de l’échec aussi froid que récurrent, l’Administration a toujours voulu protéger la bonne société de ses “brebis galeuses”. Ainsi, durant onze ans, des centaines d’enfants furent envoyés au bagne, pudiquement appelé “colonie agricole”. Avec cette même infinie pudeur, l’Administration a préféré passer sous silence cette expérience et effacer de la mémoire collective ce détail de l’Histoire.
C’était avant même les maisons dites de correction ou de redressement, termes aussi pudibonds et jésuites que les “maisons d’arrêt”, qui mettent juste en exergue un volontarisme de la rédemption, d’un positif chrétien charitable pas si éloigné du camp de travail qui rend libre et concentré, ou de la ré-éducation idéologique soviétique, maoïste ou populaire et démocratique chinoise, au choix.
C’est à l’époque des Misérables, du Second Empire, que la France créa une cinquantaine d’établissements pénitentiares pour les jeunes détenus de 8 à 20 ans, rebaptisés donc “colonies agricoles”. Et, prison des prisons, l’Administration, dans sa générosité bienveillante, se dota d’une colonie disciplinaire, appelée cette fois “colonie correctionnelle”, pour faire face aux cas les plus difficiles, les insubordonnés patentés et les condamnés à plus de deux ans de détention.
Cette colonie a été construite sur l’Ile de Beauté, dans la vallée du Vittulo, du côté d’Ajaccio, à Saint-Antoine, patron des marins, des naufragés et des prisonniers. Il reste un établissemnt unique dans l’histoire de la répression juvénile française. Et pour cause: cet établissement expérimental accueilli entre 1855 et 1866 plus de 800 gamins. 160 n’en revinrent jamais.
A Suivre…