Plus c’est gros, plus ça passe !
samedi 06 février 2010 à 07:56 Puis, notre « cher » président déclare que le chômage baissera dans les prochains mois - grâce à lui, car c’est lui qui crée les emplois ! Gandrange s’en souvient encore… Effectivement, j’en ai déjà parlé, en 2010, un million de demandeurs d’emploi vont arriver en fin de droits, dont 600 000 sans rien au bout (les 400 000 autres auront le RSA ou l’ASS, à savoir pas grand chose !). C’est-à-dire qu’ils ne seront plus dans les statistiques du chômage…
Notre « cher » faisait référence à la baisse en décembre 2009 du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi : - 0,7 %. Certes, mais cela ne concerne que la catégorie A, à savoir ceux qui ont fait un acte positif de recherche d’emploi et qui sont sans emploi (c’est-à-dire sans aucune activité). Si l’on ajoute les catégories B et C (avec une activité réduite courte et longue), nous assistons à une augmentation de + 0,2 %, avec 3 823 600 demandeurs inscrits. Et tout cela ne concerne que la France métropolitaine. Si l’on comptabilise les départements d’outre-mer, nous arrivons à 4 060 200 inscrits, avec une augmentation de 0,3%.
Allons faire un tour du côté des sorties de Pôle emploi. Nous observons des reprises d’emploi déclarées en augmentation de 22,8%. Des emplois, oui mais quels emplois ? En décembre, ne seraient-ce pas des petits boulots de Noël ? En creusant un peu plus, les dispenses de recherche d’emploi (DRE) sont en augmentation de 12,2 % et les radiations administratives en progression de 11,1%.
Reste le plus inquiétant. Le chômage de longue durée (supérieure à un an) et de très longue durée (supérieure à 2 ans) augmente de 3% avec 1 272 600 inscrits à Pôle emploi. Et lorsque que l’on sait que l’employabilité est inversement proportionnelle à la durée du chômage, c’est-à-dire que plus le chômage dure, plus il est difficile d’en sortir (attention, sortir de la condition de chômeur, pas des statistiques !), l’avenir n’est pas vraiment rose !
Après tout, notre « cher » président a raison : après la pluie le beau temps, mais pour quand ? Continuons dans le genre « Plus c’est gros plus ça passe ! ».Vous vous souvenez peut-être que Valérie Pécresse, avec sa loi sur les universités - pour les moderniser, leur donner plus de moyens - a ouvert la voie aux financements divers et variés et à plus d’autonomie… Après une première tentative l’an passé, Paris-Dauphine remet le couvert et va augmenter le prix des inscriptions en Master passant le prix de 230 € à 2 000/4 000 €. Et pourtant, juré, promis, craché, cela ne se ferait pas, avait expliqué le ministre. Et si Paris-Dauphine passe, les autres…
Mais cela était écrit, évidemment… Comme pour la carte scolaire, comme pour Gaz de France, comme pour la Poste… C’était écrit… Nos gouvernants nous prennent vraiment pour… ce que l’on est finalement ! Remarquez bien qu’ils nous vendent leurs projets de destructions massives sous couvert de réformes, de plus de liberté, d’autonomie. C’est beau cette liberté qui détruit…
C’est ce qui se passe avec la réforme des lycées où l’autonomie donnée aux établissements est surtout la possibilité au proviseur d’imposer sa loi et de faire faire par les autres le sale boulot (liquidation des postes), de monter les équipes pédagogiques les unes contre les autres pour sauver leurs postes…
Plus grave encore, le programme d’histoire de seconde serait expurgé de la colonisation, et recentré sur le christianisme. Celui de Sciences Économiques et sociales (SES) ne connaît plus ni le chômage, ni l’emploi, ni l’entreprise en tant que lieu de vie et de travail (syndicats…). Je vous le répète plus c’est gros…
Quant aux retraites… Non ! Stop ! Je vous en parlerai une autre fois. Cela fait beaucoup pour aujourd’hui !
Kritik
PS : je reviendrai bientôt sur la mondialisation.
