Archive pour la catégorie ‘Rien que le droit’

La rumeur de l’A154 gratuite pour les Euréliens

lundi 28 juin 2010 à 12:08
C’est aujourd’hui que l’Etat doit dévoiler son choix dans l’affaire de l’A154 entre Allaines et Nonancourt.

D’après les parlementaires UMP/NC d’Eure-et-Loir, il devrait être annoncé la construction d’une autoroute payante sauf pour les habitants du 28.

Une magnifique escroquerie intellectuelle. En réalité, il s’agira d’une fausse gratuité tellement le conseil général et les communautés d’agglomération et de communes riveraines devront mettre la main à la poche. Sans oublier l’essentiel : la dévastation programmée de l’environnement à cause du viaduc de St-Prest et du contournement sud-ouest de l’agglo drouaise facteur de destruction des vallées Natura 2000 de l’Avre et de la Blaise.

Veolia aurait déjà dépensé 7 millions d’euros pour la STEP de Seresville

vendredi 25 juin 2010 à 14:36
Ce matin, à l’audience du tribunal administratif d’Orléans, trois recours ont été examinés au sujet du projet de station d’épuration à Seresville, commune de Mainvilliers : celui de la préfecture d’Eure-et-Loir, celui des communes de Mainvilliers, Lucé, Champhol et Lèves, et enfin, celui du citoyen Gérard Leray.

Les trois initiatives vont toutes dans le même sens : obtenir l’annulation de la délégation de service public (DSP) confiée pour vingt ans par la majorité de droite au conseil communautaire de Chartres Métropole à la multinationale Veolia, dans un projet absolument disproportionné (200 000 équivalent habitants) et énergivore.

Au bout de 90 minutes, le rapporteur public a plaidé en faveur de l’annulation de la DSP au motif d’une insuffisance d’informations à destination des candidats à la DSP et des élus.

A l’occasion, on a appris de la bouche des avocats de Chartres Métropole et de la société Veolia que cette dernière perdrait sept millions d’euros si le projet était contrarié par la justice administrative… Alors même que la STEP n’existe pas encore !!!

Le tribunal dira sa décision le 9 juillet prochain.

Le combat va continuer

jeudi 03 juin 2010 à 06:03
Mercredi 2 juin, l’Assemblée nationale a adopté "l’amendement Gorges" dans le cadre du projet de loi de réforme des collectivités territoriales, en dépit des efforts de Gérard Charasse, président du groupe radical, pour le faire repousser.

Rappelons que cet amendement, déposé par les députés UMP Jean-Pierre Gorges et Piron, vise à déterminer la composition des commissions d’évaluation des transferts de charge (CLETC) à la majorité simple, là où la jurisprudence retient actuellement l’accord de l’unanimité des communes.

Un tel amendement porte atteinte aux intérêts des communes qui, avec un tel dispositif, se trouveraient privées de toute garantie quant à leur représentation au sein de cette commission. La majorité du Conseil communautaire ne peut décider discrétionnairement de cette composition alors même que le projet de loi voulu par la majorité parlementaire vise par ailleurs en matière d’intercommunalité à assurer une représentation équitable de toutes les communes.

Cet amendement est d’autant plus contestable que la Communauté d’agglomération de Chartres est actuellement impliquée dans un contentieux avec le syndicat intercommunal des Vauroux (qui regroupe les communes de Lucé et de Mainvilliers) sur le point précis d’un transfert de charges (900 000 euros par an) et de son évaluation. Une telle circonstance ne peut que donner l’impression que cet amendement constitue une intervention législative dans une affaire pendante devant une juridiction administrative et donc une atteinte aux principes fondamentaux de la séparation des pouvoirs et de l’égalité des armes.

Jean-Pierre Gorges a donc remporté le premier round. Le combat va continuer devant le Sénat. Il y aura ensuite une seconde lecture. Eventuellement, le Conseil constitutionnel de la République française et la justice européenne seront saisis pour faire valoir le Droit."

Les Verts d’Eure-et-Loir et le Parti radical de gauche d’Eure-et-Loir