Archive pour la catégorie ‘Rien que le droit’

Philips Dreux : le référé donne raison aux salariés contre la direction

vendredi 19 février 2010 à 17:58
Usine Philips de Dreux : la justice ordonne reprise du travail et suspension du plan social

Le tribunal de grande instance de Chartres a ordonné vendredi, dans un jugement en référé, la reprise du travail à l’usine Philips de Dreux et la "suspension du projet de licenciements collectifs" dans l’attente d’une meilleure consultation des représentants du personnel. Les juges avaient été saisis d’un recours en référé par les salariés du site de fabrication de téléviseurs à écran plasma, qui contestent les conditions de la fermeture. (AFP)

L’avocate chartraine Sandra Renda, à l’origine de l’assignation en référé contre la direction de Philips, a encore frappé un grand coup.

Philips mon Amour…

lundi 15 février 2010 à 09:17

Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, après l’annonce de la fermeture définitive de l’usine Philips EGP à Dreux (Eure-et-Loir) : "Ce qui compte, c’est de maintenir l’emploi industriel". D’après lui, la fermeture de l’usine serait compensée par l’installation d’un centre d’appel, avec trois cents emplois à la clef.

 

La réponse du syndicat CGT aux propos du ministre n’a pas tardé.

 

« Zéro pointé, revoyez votre copie, élève Estrosi !!

 

Le ministre de l’Industrie Christain Estrosi  a souligné dimanche sur RTL les efforts de la part du groupe Philips pour la protection de l’emploi.


Comment Monsieur Estrosi peut-il tenir un tel discours ? Pour le ministre de Philips, M. Estrosi, « ce qui compte, c’est le maintien de l’emploi industriel ».


Il serait important qu’il revoit sa copie et qu’il arrête d’être la boite aux lettres ridicule du patronat et de Philips, en particulier sur les ondes.


Le syndicat CGT de Philips EGP Dreux signale au ministre de l’Industrie qu’il vient d’apporter sur les radios un soutien sans conditions à un groupe qui a supprimé plus de 7 500 emplois en Eure-et-Loir et 18 000 emplois en France en moins de dix ans tout en engrangeant des profits faramineux.


Le syndicat CGT tient également à lui indiquer que les entreprises implantées dans le bassin drouais auxquelles il fait référence ne sont que les conséquences d’anciens plans de licenciements subis par le site drouais et nullement de dispositions nouvelles liées au nouveau projet de fermeture du site de Philips Dreux. Celles-ci n’absorberont pas la carence d’emplois perdus lors des précédents plans de licenciement. Chiffres par ailleurs largement exagérés par Philips et relayés par le ministre sans nulle vérification.


Comment peut-il se féliciter de la responsabilité sociale du groupe Philips qui a refusé la loyauté d’information des représentants du personnel ? Comment peut-il tenir ce discours quand Philips n’hésite pas à utiliser le lock-out pour finaliser sa salle besogne en faisant fi y compris des décisions des tribunaux de la République qui ont ordonné la réintégration des salariés protégés (…) ?


Monsieur le Ministre, si vous voulez vraiment préserver l’emploi, nous vous invitons, élus CGT et travailleurs du site de Philips Dreux (la France qui se lève tôt), à venir nous rencontrer pour corriger votre mauvaise analyse, qui n’est qu’un polycopié du maître Philips et ses actionnaires. »

Gorges : “…il n’y a pas eu de plainte contre la Piquouse de rappel”

lundi 04 janvier 2010 à 06:55

La Piquouse vient de terminer la lecture du passionnant dossier de recherche réalisé par Julien Le Gall, étudiant en M1 Science Politique à Paris-Panthéon-Sorbonne, intitulé « La présentation de soi dans la communication électorale ; étude du jeu d’imposition des représentations en campagne électorale, l’élection législative partielle de la première circonscription d’Eure-et-Loir de septembre 2008 ».

L’auteur a notamment interviewé longuement tous les candidats de l’élection, plus Philippe Cavart, journaliste à l’Echo les ptits copains, plus votre serviteur, en procédant à la retranscription intégrale des propos des uns et des autres.


Un document riche d’enseignements. Notamment ce passage (littéral) de l’interview de Jean-Pierre Gorges  (27 mars  2009, page 156) concernant la Piquouse :


Question : « Vous avez été en procès avec la Piquouse de rappel… »

 

JPG : « Bah euh, j’avais fait une connerie. Non, non, parce que en réalité ça s’est pas passé comme ça. Ce qui s’est passé, c’est que c’était pas avec eux que j’étais en procès, c’était avec Ducatel. C’est lui qui avait fait un tract et puis les avocats qui ont cherché ont regardé qui avait publié le tract. Et donc, on a retrouvé trois blogs : la Piquouse de rappel, Barjouville.info et un indépendant… Mychartres. Qui faisait un truc plutôt pas mal d’ailleurs, et lui on a mis longtemps à le retrouver. Et donc il y a eu des plaintes déposées contre les trois. C’est comme ça que ça s’est fait. Et donc moi, je leur avais dit… l’avocat leur avait dit : « écoutez c’est pas normal il faut l’enlever ». Ils ont joué le jeu, ils l’ont enlevé de leur serveur donc après bon c’était pas eux que je voulais emmerder c’était plutôt Ducatel. Donc après j’ai enlevé ma plainte moi. Et le Mychartres on a retrouvé qui c’était, j’ai dit au gars, lui il était embêté, il s’est un peu planté, je lui avais dit que si jamais il dévoilait son identité, si il venait me voir pour m’expliquer j’enlèverai la plainte. Il est venu me voir, j’ai vu qui c’était parce que tout le monde s’est demandé qui c’était. Je le sais, il m’a dit : « je vous demande de ne pas le dire ». J’ai pas dit. Et le gars… j’ai retiré ma plainte. Donc il y a pas eu de plainte contre la Piquouse de rappel. »

 

Sauf que JPG ne dit pas la vérité. Le procès contre la Piquouse, Barjouville.info et Ducatel eut bien lieu le 13 décembre 2007 au TGI de Chartres. Un jour historique, celui de la signature du traité de Lisbonne… Et une audience de plus de sept heures !!! Le jugement du Tribunal a été prononcé le 7 février 2008. Voici le texte du billet de la Piquouse de ce jour-là :

 

"Tout à l’heure, à 13 heures trente, le tribunal correctionnel de Chartres a annulé les poursuites judiciaires pour diffamation entreprises depuis le 6 juillet 2007 par Jean-Pierre Gorges contre la Piquouse de rappel, Barjouville.info et le PDG du Leclerc de Luisant, Olivier Ducatel. Et condamné le plaignant UMPiste aux dépens.


Les contribuables chartrains seront contents d’apprendre que ce sont eux qui vont payer la lourde ardoise d’une procédure qui visait au départ à sanctionner la liberté d’expression. En plus, Gorges a rémunéré au prix fort, avec l’argent public, l’un des meilleurs cabinets d’avocats de Paris, celui de Maître Baudelot, par ailleurs conseil du journal Le Monde.


Deux motifs d’annulation ont eu raison de cette folie procédurière. D’abord, le non-respect de la loi de 1881 sur la presse qui impose un délai de 20 jours entre la citation à comparaître et la première audience de jugement. Ensuite, la non-transmission au ministère public des pièces du dossier de plainte.


Jean-Pierre Gorges savait depuis décembre 2007 qu’il allait perdre son procès. Ce pourquoi ce matin, dans L’Echo républicain, il a tenté d’allumer un contre-feu en déclarant qu’il abandonnait les poursuites contre les blogs, que l’annulation de la procédure était de son fait. Ridicule et pitoyable."