Archive pour la catégorie ‘Mémoire courte’

La mascarade attitude…

jeudi 20 mai 2010 à 10:38
Voici trois ans que Raymond Poirier, sénateur-maire-conseiller général de Luisant, nous a quittés. Comme son voisin lucéen Edmond Desouches, il a véritablement modelé sa commune au sortir de la guerre et pendant toute la seconde moitié du XXème siècle. Or si Edmond Desouches a son nom associé à bien des bâtiments officiels, à commencer par le foyer culturel de Lucé, Raymond Poirier a que dalle ! Etonnant, non ?

Certes les rapports entre Raymond Poirier et son ancien "poulain" et adjoint à la jeunesse et aux sports qui lui a succédé, Wilson Valor s’étaient passablement détériorés. Certes une vague décision de donner son nom à la base de loisirs a été prise sur le papier mais n’a donné encore lieu à aucune manifestation officielle. Un tout petit incident provoqué par Gérard Prier ayant qualifié de "mascarade" l’hommage prévu par la municipalité à l’initiative d’Alain Boiret a réveillé les rancoeurs.

C’est que la droite aimerait bien cacher ses divisions et ses rancunes, attisées lors de la dernière élection municipale derrière la figure du Père Poirier.  On tente de "récupérer" le cher disparu, histoire que la triplette improbable des "pieds nickelés" (Valor-Carrière-Boiret), ennemis et concurrents de toujours, alliés de circonstance, range les couteaux derrière leurs dos tandis qu’Olivier Dupuy (MoDem) et les siens continuent à tirer à boulets rouges ou à fleurets mouchetés.

Pourtant, par la rigueur de sa gestion, Raymond Poirier avait fait la quasi unanimité. Avec des adjoints aussi solides et expérimentés que Jean Sanfourche, Jean-Claude Desbuquoy ou Jean Talbot, pour ne citer qu’eux, on a pu constater ce qu’était une équipe municipale et une bonne gestion communale, sur laquelle on surfe encore. C’est pourquoi, on peut comprendre que la juste place qui revient à Raymond Poirier dans l’histoire communale mériterait un vrai et bel hommage, fédérateur. A bon entendeur…

Mais le centriste Raymond Poirier,  fin connaisseur des hommes et de la politique répétait en privé :  "Mes adversaires ont toujours été à droite. Le RPR a tout fait pour me virer et prendre ma place pour mettre un des leurs à Luisant. Ce sont toujours les électeurs locaux qui m’ont sauvé grâce à leur confiance…". Lui non plus ne se faisait d’illusions ni sur la droite ni sur les ambitions persos des uns et des autres.

Retraites : vers la constitution d’un pacte UMPS ?

vendredi 22 janvier 2010 à 14:38

Enfin un vrai débat de fond, loin des querelles minables d’appareil ! Par la voix de sa patronne nationale, le Parti socialiste déclare qu’il est d’accord pour abandonner le dogme de la retraite à soixante ans au profit d’une retraite à 61 ou 62 ans moyennant la prise en compte de la pénibilité du travail et l’activité des seniors. Aussitôt l’UMP applaudit et le Premier ministre déclare, ravi : "les lignes bougent enfin".

Rappelons qu’en 2003, le PS avait orchestré l’opposition à la réforme des retraites dans la fonction publique voulue et obtenue par …François Fillon. C’est dire si le virage socialiste est …radical, à 180 degrés… Mais les socialistes sont-ils tous sur la même longueur d’onde ?

Et, au fait, qu’en pensent les lecteurs de la Piquouse ?

23 août 1944, de Gaulle boudé par le clergé chartrain

dimanche 23 août 2009 à 11:39

Il y a soixante-cinq ans, le 23 août 1944, le général de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la république française (GPRF), faisait escale à Chartres, sur la route de Paris. Zadig nous révèle que le magnificat programmé en la cathédrale faillit ne jamais avoir lieu…

“Lorsque le 23 août 1944, le général de Gaulle décide de se rendre à la cathédrale de Chartres, il entre dans un lieu déserté par le clergé, pas un seul clerc pour l’accueillir.

Cet état de fait est tout à fait conforme à l’attitude de la hiérarchie du clergé durant toute la guerre. C’est le cardinal Suhard qui fait pression sur les chrétiens en assimilant totalement résistance et terrorisme, c’est le cardinal Gerlier à Lyon qui déclare en 1940 (après la rencontre de Montoire) que « Pétain c’est la France et la France c’est Pétain ».

Un seul évêque français fera preuve de courage, de dignité, et d’humanité, c’est monseigneur Saliège à Toulouse. Il fera lire dans son diocèse une lettre pastorale condamnant énergiquement l’antisémitisme et toutes les mesures visant les juifs. Il fallait de toute évidence faire payer aux Français le Front populaire et Pétain était l’homme de la situation.

Du côté espagnol, ce fut pire encore puisque le clergé soutint massivement Franco contre les républicains.”

Zadig