Archive pour la catégorie ‘Lucé’

“On croit connaître sa commune…”

dimanche 04 avril 2010 à 08:38
Il fut un temps où le slogan de la ville de Lucé prétendait : "une ville où il fait bon vivre". C’était dans les années 1990. Depuis, les choses ont changé et, manifestement pas dans le bon sens. C’est ce qui ressort en tout cas de l’analyse des besoins sociaux réalisée par le cabinet parisien Compas-tis en collaboration avec le CCAS.

Dans un article de l’Echo républicain en date du 1er avril, le manque d’attractivité de Lucé est mis en évidence par quelques chiffres parlants : en moins de 20 ans, la ville a perdu 3.000 habitants (18.800 au début des années 90, moins de 16.000 aujourd’hui. Et la dégradation ne fait qu’empirer: la ville a perdu deux fois plus d’habitants entre 1999-2005 qu’entre 1990-1999. 


Lucé compte environ 7.000 ménages dont 2.300 propriétaires, 470 locataires privés et 3.850 locataires d’un logement social. La rotation du parc social est faible, ce qui montre que les gens n’ont pas les moyens d’acheter. Le revenu moyen est de 1.200 euros contre 1.400 euros pour la moyenne nationale. Il est inférieur à la moyenne en Eure-et-Loir, surtout pour les plus de 60 ans.


Le nombre des naissances a aussi diminué 270 en 2007 contre 351 et les familles avec enfants étaient de 2.900 en 1999 pour 2.300 en 2007.
Les impôts locaux, le manque relatif d’équipements, les aléas de la politique locale ont autant de facteurs aggravants pour ce manque d’attractivité de Lucé. Et ce ne sont pas les réactions des élus à ce bilan qui permettront de croire à une inversion prochaine de la tendance.

Emmanuel Lecomte, maire PRG, a simplement commenté : "On croit connaître sa commune (lui qui se vante d’y jouer depuis l’enfance…) mais on a encore quelques surprises intéressantes." Nous aussi, Monsieur le Maire, on aimerait avoir quelques surprises intéressantes. Des bonnes, de préférence…

Boules molles

vendredi 02 avril 2010 à 06:03
Sans doute pour lutter contre la pénibilité du travail, on apprend dans la dernière mouture du bulletin municipal de Lucé (n°9, page 23) que le Club Corporatif Multisports (en fait le club des employés municipaux) "a organisé un concours interne de boules molles au gymnase Jean-Boudrie. Le nombre de participants était de 18 joueurs. Le concours a commencé à 10h30 pour se finir à 17h30."

Passionnant, non ? A Lucé, on rivalise avec les Corses où l’on se défie de tuer un âne à coups de figues molles (voir Astérix). Cela a des avantages : se ménager pour éviter un lumbago ou une pétanque elbow.

N’hésitons pas à aller plus loin afin de voir les couleurs lucéennes flotter au sommet aux accents de la marseillaise : organisons les Jeux Olympiques du Poil dans la main, du Roupillon, du tournage de pouces….Pour une fois que les élus donnent l’exemple et que les Lucéens sont compétitifs !

Faire du social…

lundi 22 mars 2010 à 19:37
Il y a des jours où l’on se demande si les caisses de Lucé sont vraiment vides. On peut en douter en lisant un  article de L’Echo Républicain de la semaine dernière intitulé : "Centre social du Clos-Margis : le tennis de table leur a ouvert la porte". Ainsi apprend-t-on que cinq gamins de la rue de Bruxelles devraient prendre prochainement une licence à l’ASPTT après un stage d’initiation effectué au Clos-Margis.

L’information en elle-même n’a qu’un intérêt très limité. Que le centre social ait un partenariat avec des clubs sportifs locaux, voilà qui est on ne peut plus légitime. On peut s’étonner du faible impact de l’opération. Il ne reste que cinq des huit inscrits après deux semaines.

Une table a été installée au Clos après le stage de février. "Les jeunes s’y entraînent le soir après l’aide au devoir" Il se dit aussi que l’entraînement a lieu pendant et qu’ils sont très bruyants…"


En décembre, une opération de même nature a eu lieu avec le concours de l’Amicale de tennis. Résultat des courses: seulement deux jeunes continuent d’y jouer.
On se demande bien pourquoi, surtout si le centre social finance les licences…

Autre action en projet : un stage écocitoyen de nettoyage des quartiers et des étangs pendant les vacances de printemps. Et le journaliste de conclure : "Les jeunes seront ensuite récompensés par un séjour autour du bassin d’Arcachon, avec une participation de la famille."  Se faire payer des vacances pour avoir  ramassé quelques papiers gras, voilà de l’écocitoyenneté mal comprise et mal placée ! Pourquoi pas leur offrir une voiture de sport ou un stage de plongée à Zanzibar ?
Le social, ce n’est pas l’assistanat.