Archive pour la catégorie ‘Lucé’

Ils s’attendaient au pire, ils ont le pire du pire…

mardi 27 avril 2010 à 19:03
Les personnels de la ville de Lucé ont tous flippé comme des malades jusqu’à hier lundi en fin d’après-midi. La semaine dernière, ils avaient reçu une convocation de la part de leur maire Emmanuel Lecomte. Présence obligatoire de tout le monde, le maire doit faire une annonce très importante… Sans motif, sans ordre du jour. Alors, ils s’attendaient au pire : l’annonce d’un dégraissage, d’un serrage de ceinture supplémentaire, de la faillite de la commune ou sa mise sous tutelle préfectorale.

Ils ont entendu le pire du pire : Lucé s’est choisi un …nouveau logo !!!!!! Le plus dur, ensuite, ça a été de se maîtriser pour ne pas hurler de rire…

Ecrans de fumées

mardi 20 avril 2010 à 16:39
Il suffit du panache blanc d’un volcan islandais pour clouer au sol les avions du monde entier ou presque. Il suffit de rejets de silice pour qu’au nom du principe de précaution, on examine de près les moteurs des avions et qu’on ne prenne pas le risque qu’ils finissent comme celui du président polonais. Sage précaution, dira-t-on, voire excès de prudence pour ceux que la paralysie des transports ont une incidence sur l’activité économique comme le tourisme.

On est pas toujours aussi prudent. De la silice rejeté dans l’air, ça fait des années que l’on connaît ça dans l’agglomération chartraine sans que cela émeuve grand monde. Ces nuisances sur Lucé-Ouest en premier lieu mais sur toute l’agglomération en fonction des vents, l’entreprise Appia (ex-Société Chimique de la Route - SCR) en est responsable, tout autant par le bruit, les odeurs et les corps volatiles en suspension.

Certes, le problème n’est ni récent ni aussi exotique que le volcan islandais. "Nuisances sur Lucé-Ouest : dans l’attente d’une solution", pouvait-on lire en pleine page 16 du Lucé Info de nov-déc …2005 sous la plume de Boris Minsky, 1er adjoint alors délégué à l’Urbanisme, vice-président de Chartres Métropole. Bilan cinq ans après : que dalle. Toujours l’attente d’une solution que personne n’est pressé de trouver. Il est encore une fois urgent d’attendre.

Le Journal du Dimanche (JDD) du 11 avril titrait : "Vers un scandale du bitume. Après l’amiante, un nouveau drame de santé publique en perspective." La famille d’un ancien salarié de la société Eurovia a assigné l’entreprise pour "faute inexcusable" devant le tribunal des affaires de la Sécurité sociale (TASS) de Bourg-en-Bresse (Ain). La veuve et les quatre enfants de Francisco Serrano Andrade, décédé des suites d’un cancer de la peau après avoir travaillé une vingtaine d’années au contact du goudron et du bitume, veulent que la responsabilité de son ancien employeur soit reconnue. 

Depuis vingt ans, les habitants de l’agglo en prennent insidueusement plein les poumons pour pas un rond. Depuis le décès de Francisco Serrano Andrade, Euravia, dont les activités sont comparables à celles d’Appia, a modifié, entre autres, ses procédures d’épandage du bitume. Que faudra-t-il faire à Lucé pour qu’enfin le dossier se débloque ? Il y a bien depuis deux ans un adjoint à l’environnement à la mairie. Aux dernières nouvelles, il est allé aux fraises et cueillir des pâquerettes…

PS : le goudron nuit gravement à votre santé.

Le grand plouf des Vauroux

mardi 06 avril 2010 à 14:21

"Notre liste est la seule qui pourra assurer effectivement la réouverture de la piscine des Vauroux en coopération avec les élus mainvillois" assurait Emmanuel Lecomte dans son tract de campagne des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, il y a donc deux ans et quelques cerises.

Et depuis ? Rien ou si peu. Pratiquement que dalle… Amis gogos qui avez participé aux appels à la mobilisation de l’époque et qui avez cru que vous alliez voir ce que vous alliez voir. Vous avez vu. Gorges a eu le temps de bâtir sa piscine, de l’inaugurer et de laisser patauger lucéens et mainvillois avec le dossier des Vauroux.

Dossier qui avance avec une lenteur d’escargot asthmatique. Ce jour, mardi 6 avril, la République du Centre fait le point en page 8 "Vauroux : le dossier bientôt devant le tribunal".  Bientôt, c’est deux ans et des broquilles au minimum… Le signataire de l’article R.D. indique : "Ceux qui savant compter sauront que cela fait aujourd’hui 1.587 jours que la piscine des Vauroux n’a pas vu un nageur. Ceux qui s’intéressent à la vie politique sauront également que cela fait 1.587 jours que Jean-Jacques Châtel  le maire de Mainvilliers, se livre à un bras de fer juridico-administratif avec Jean-Pierre Gorges son homologue chartrain, président de Chartres Métropole, pour récupérer une subvention en vue de la réouverture de l’équipement.". On peut y croire. Au Père Noël aussi.

En attendant, l’entretien seul du parc, les polices d’assurance etc. reviennent à la bagatelle de 360.000 euros, budget voté par le Syndicat intercommunal du parc et de la piscine des Vauroux. Le complexe est fermé pour de prétendues raisons de sécurité depuis décembre 2005…

Petit exercice de calcul mental : à combien revient le pognon englouti dans ce machin pour rien ? Autre exercice : sachant que sa Majesté Gorges fera tout son possible pour retarder au maximum les procédures, combien de temps encore le contribuable lucéen et mainvillois paiera-t-il pour ne pas nager autrement que dans les eaux troubles des promesses chimériques ?

Et le journaliste de la Rep’ de conclure : "Déterminé à faire reconnaître son bon droit, Jean-Jacques Chatel estime que "Jean-Pierre Gorges s’honorerait en nous rendant l’argent qu’il nous doit sans aller au tribunal et sans faire appel si une décision était rendue en faveur du SIPPV." Il y a fort à parier que Jean-Pierre Gorges ne va pas s’honorer et que ça va lui faire une belle gambette… C’est beau la naïveté… Contribuable de Lucé, contribuable de Mainvilliers, tais-toi et nage !

Soluce pour les électeurs lucéens : accompagner le maire pour faire de la plongée du côté de Zanzibar. Ne pas oublier le masque et le tuba. Le responsable de la police municipale de Lucé peut aussi faire maître nageur-sauveteur. On est sauvé !