Lettre ouverte au maire de Lucé
jeudi 17 juin 2010 à 09:01"Monsieur le Maire,
Vous administrez la ville avec votre équipe depuis un peu plus de deux ans. C’est peu et c’est beaucoup. Lucé, nous ne vous apprenons rien, est une ville pauvre et même sinistrée. C’est la troisième ville du département certes, mais avec un taux de logements sociaux parmi les plus élevés de France. C’est une ville qui s’est développée trop rapidement après-guerre et qui a mal vieilli.
Edmond Desouches a façonné le Lucé moderne et a marqué de son empreinte la seconde moitié du XXème siècle. Depuis lors, quatre maires se sont succédé et ces mandatures ont été des échecs, sanctionnés d’ailleurs logiquement et durement par les électeurs lucéens. James Benoist a fait un mandat catastrophique marqué par une improvisation quasi permanente. Il avait certes de la bonne volonté et des bonnes intentions, mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Fernand Mira a fait un mandat on ne peut plus tranquille mais n’a pas su préparer l’avenir. Ses dissensions avec son adjoint aux finances, Martial Latimier, ont favorisé en 2001 l’élection de justesse de Jacques Morland qui, lui, a mis à plat les finances de la ville et a contribué largement à écorner son image. Quant à Boris Minsky, successeur du précédent déchu, il a expédié les affaires courantes jusqu’à la défaite finale de son camp discrédité.
Vous avez repris une situation difficile, plus en raison du rejet de la politique de Jacques Morland que par votre programme. L’attente légitime des Lucéens et Lucéennes était de relever les défis de cet héritage calamiteux et de redorer un peu le blason de la commune, notamment sur le plan de l’agglomération où Lucé n’a pas voix au chapitre, pas plus que le canton dans le département. Les retards s’accumulent dans tous les domaines et les moyens financiers manquent cruellement.
Vous avez décidé de faire un mandat blanc, faute de moyens financiers, pour ne pas augmenter des impôts locaux déjà élevés, d’engager des projets a minima et de vous contenter de gérer la situation, en attendant de retrouver des marges. Avec la crise mondiale, ce n’est pas gagné, l’implantation d’une usine étrangère annoncée en étant une illustration puisque ce projet ne se réalisera finalement pas. Si les moyens financiers font défaut, pour autant ce n’est pas une raison de ne pas préparer l’avenir avec une équipe compétente. Il semble que c’est loin d’être le cas. Quel projet pour la piscine des Vauroux, quelles mesures pour améliorer l’environnement et lutter contre la "bétonite aiguë" ou la présence d’usines polluantes sur le territoire de la commune ? Quelles améliorations sur le plan des équipements sportifs ou culturels ? Vous le savez, après deux ans passés, les Lucéens et Lucéennes sont déçus de l’action de votre équipe municipale. Le bilan est jugé très médiocre. Lucé n’a pas les moyens de cette médiocrité. Nous vous prions solennellement de faire en sorte de redonner de l’espoir et des raisons concrètes à nos concitoyens de croire que leur cité pourra de nouveau être conduite avec efficacité et rigueur. Cela fait une vingtaine d’années que nous l’espérons en vain.
Veuillez croire, Monsieur le Maire, en nos sincères encouragements dans cette lourde tâche." Claude Joly et Gilbert Tharel, citoyens lucéens.
Vous avez repris une situation difficile, plus en raison du rejet de la politique de Jacques Morland que par votre programme. L’attente légitime des Lucéens et Lucéennes était de relever les défis de cet héritage calamiteux et de redorer un peu le blason de la commune, notamment sur le plan de l’agglomération où Lucé n’a pas voix au chapitre, pas plus que le canton dans le département. Les retards s’accumulent dans tous les domaines et les moyens financiers manquent cruellement.
Vous avez décidé de faire un mandat blanc, faute de moyens financiers, pour ne pas augmenter des impôts locaux déjà élevés, d’engager des projets a minima et de vous contenter de gérer la situation, en attendant de retrouver des marges. Avec la crise mondiale, ce n’est pas gagné, l’implantation d’une usine étrangère annoncée en étant une illustration puisque ce projet ne se réalisera finalement pas. Si les moyens financiers font défaut, pour autant ce n’est pas une raison de ne pas préparer l’avenir avec une équipe compétente. Il semble que c’est loin d’être le cas. Quel projet pour la piscine des Vauroux, quelles mesures pour améliorer l’environnement et lutter contre la "bétonite aiguë" ou la présence d’usines polluantes sur le territoire de la commune ? Quelles améliorations sur le plan des équipements sportifs ou culturels ? Vous le savez, après deux ans passés, les Lucéens et Lucéennes sont déçus de l’action de votre équipe municipale. Le bilan est jugé très médiocre. Lucé n’a pas les moyens de cette médiocrité. Nous vous prions solennellement de faire en sorte de redonner de l’espoir et des raisons concrètes à nos concitoyens de croire que leur cité pourra de nouveau être conduite avec efficacité et rigueur. Cela fait une vingtaine d’années que nous l’espérons en vain.
Veuillez croire, Monsieur le Maire, en nos sincères encouragements dans cette lourde tâche." Claude Joly et Gilbert Tharel, citoyens lucéens.
