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Bienvenue sur La Piquouse de rappel

Blog politique, blog citoyen, blog satirique et de résistance de Chartres, Lucé et de l’agglomération chartraine

La Piquouse de rappel est un blog de résistance contre les abus de pouvoir commis par les potentats, surtout locaux. Il doit servir à relayer votre expression et vos coups de gueule, en toute intelligence.

Espace d'impertinence, la Piquouse de rappel a également vocation à devenir un espace de propositions alternatives à la pensée politique unique. Les échéances électorales approchent. Alors, osez !

La Piquouse de rappel carbure joyeusement grâce à WordPress et le Scary Little theme. Moo.fx est utilisé pour les transitions javascript, le tout se blottit confortablement dans un lit MySQL.

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3
mars
2008
5:58 am
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Jean-Pierre Gorges s’était engagé en 2001 à construire un énorme parking souterrain dans le cœur de ville de Chartres. Il a tenu parole mais au mépris de la loi.

Ainsi en a décidé le tribunal administratif d’Orléans qui a prononcé le 5 décembre 2006 l’annulation de deux délibérations stratégiques du conseil municipal de Chartres (24 octobre et 18 décembre 2003) sur la délégation de service public du stationnement souterrain (confiée à la société Q-Park) et le financement de l’opération.

L’action de l’Association de Défense des Intérêts des Contribuables de Chartres et de son Agglomération (ADICCA) a été payante. La Piquouse vous invite à vous plonger dans le dossier ci-dessous. Le maire de Chartres a fait appel, certes, mais simplement pour gagner du temps…


Parking : annulation de la DSP
Vidéo envoyée par piquouse

Pour approfondir le sujet vous pouvez consulter notre sélection d’articles ci-dessous ou plus largement, les articles de la catégorie «Parking-circulation»

La sélection des principaux articles :

  La convention Gorges/Q-Park est illégale

  La justice donne raison à l’ADICCA contre Gorges !

Pourquoi l’annulation de la convention Q-Park est une bonne chose pour les Chartrains (1)

Pourquoi l’annulation de la convention Q-Park est une bonne chose pour les Chartrains (2)

Pourquoi l’annulation de la convention Q-Park est une bonne chose pour les Chartrains (3)


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12
février
2008
7:08 am
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Suite à ce billet :
Avec l’aimable autorisation de L’Aiguillon, le mensuel (im)pertinent de l’association Energies Citoyennes, la Piquouse publie le passif municipal gorgien pour l’an 2005.

A suivre 2006 et 2007.

Janvier. Votre Ville, le journal de propagande gorgienne, publie 24 photographies du maire. Un record !

17 janvier. Ce jour, l’Echo républicain cite Gorges à propos de son éventuel rempilage à la tête de la municipalité : « C’est ma femme qui décidera… ».

27 janvier. Approbation par la majorité municipale gorgienne du projet de modification de la représentation de la ville au sein du conseil communautaire de Chartres Métropole, qui sert l’intérêt de la ville centre, au détriment de celui des communes périphériques.

La construction de la médiathèque de centre ville entretient la rumeur de fermeture des équipements culturels périphériques. Gorges : « …La bibliothèque de la Madeleine restera le temps qu’il faudra… ».

Février. Patrick Lage, ancien journaliste à l’Echo devenu en 2001 directeur de la communication municipale, prend le large pour rejoindre Evreux et son maire Jean-Louis Debré.

Les militants de Lutte Ouvrière organisent une pétition demandant plus de moyens pour la bibliothèque de la Madeleine.

23 février. Dieudonné M’Bala B’Mala, hélas, se donne en spectacle à Chartrexpo. Une semaine auparavant, il a déclaré que 400 ans d’esclavage dépassent en souffrance la Shoah et que les commémorations du 60ème anniversaire de la libération des camps d’extermination nazis sont de la pornographie mémorielle.

28 février. Lors du Congrès de Versailles, le député Gorges vote contre la loi constitutionnelle relative à la Charte de l’environnement, au motif que les principes de précaution et de pollueur-payeur sont incompatibles avec le libéralisme.

Mars. Réunion de pilotage du projet de restructuration du quartier populaire de Beaulieu, au cours de laquelle le préfet Marc Cabane dit son opposition à la mouture actuelle qui ne prévoit pas de reconstruire le même nombre de logements sociaux que ceux qui seront détruits. Gorges pique une grosse colère et jure qu’il aura la peau de l’impertinent haut fonctionnaire.

Avril. Epilogue judiciaire de la crise qui a ébranlé le VSC Athlétisme de l’automne 2001 au printemps 2002 :  l’ancienne trésorière du club est condamnée par le tribunal correctionnel de Chartres pour détournement d’argent.

Mai. Le Votre Ville, magazine people : Stella Gorges, la femme du maire, est photographiée avec son adorable petite-fille Hermione.

10 mai. L’Echo républicain : « La Ville bichonne ses anciens ». 6.500 invitations pour une grande bouffe, 25% de présents. Coût : 74.000 euros, soit 46,25 euros par personne.

Juin. Interview choc de Gorges par le journaliste de l’Echo Sébastien Couratin pour nourrir un dossier sur le bilan du maire en quatre épisodes à paraître début septembre.

Epreuve de force (psychologique et surtout financière) entre la mairie et l’association qui encadre la Maison Pour Tous du Pont-Neuf. Dégoûtée, cette dernière finit par se saborder. C’était le but poursuivi par la première…

Le préfet Marc Cabane est nommé dans les Pyrénées-Atlantiques…

2 juin. En conseil municipal, Chantal Vinet, conseillère Energies Citoyennes, souhaite questionner le maire au sujet de la bibliothèque de la Madeleine. Excédé, Gorges tente d’obtenir du conseil l’expulsion de la conseillère. En vain.

23 juin. Lors du conseil municipal, une délégation de Chartrains remet au maire la pétition en faveur de la bibliothèque de la Madeleine. Gorges s’énerve, jette la pétition au sol et déclare : « Je demande à la police d’intervenir et de faire sortir ces messieurs… Ce que vous faites est interdit ! …Vous êtes filmés ! Ecoutez, je ne veux pas de votre pétition ! Vous êtes dans un conseil municipal ! Je demande à la caméra de bien filmer toutes ces personnes et vous verrez les conséquences de vos actes ! Allez ! Dehors ! ».

15 août. Chartres organise les championnats de France d’échec. Match exhibition entre une vingtaine de joueurs chartrains dont Gorges contre l’ancien champion du monde Anatoli Karpov. Gorges obtient la partie nulle, ce qui fait rigoler tout le monde…

Septembre. Recrutement de Thomas Caudron, ex-directeur de cabinet du président du conseil général UMP du Jura, comme directeur de l’Office HLM municipal Chartres Habitat. Le fait qu’il n’ait aucune expérience dans le domaine du logement social est un atout pour lui, dixit Gorges.

8 septembre. En conseil municipal, Gorges à Françoise Vallet : « Je constate que vous faites les poubelles. Bon, je l’avais constaté, d’une manière générale… » (procès verbal, page 23).

Octobre. Daniel Guéret, adjoint à la sécurité, lance une croisade contre les restaurants Kebab, source de nuisances…

Novembre. Annonce de la suppression en 2007 du bibliobus et de l’antenne bibliothèque de Beaulieu.
La directrice générale des services, Marie-Thérèse Loison, est la dernière responsable administrative de la ville à demeurer en place depuis mars 2001. Tous les autres chefs de service ont réussi à obtenir leur mutation.

Décembre. Gorges investit dans un système qui lui permet personnellement, grâce à un bouton spécial, d’interrompre l’enregistrement des débats du conseil municipal quand ceux-ci évoluent à son désavantage. En outre, les élus d’opposition qui pouvaient auparavant ré-écouter librement les bandes magnétiques en mairie doivent désormais demander l’autorisation. 


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9
février
2008
12:39 pm
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Avec l’aimable autorisation de L’Aiguillon, le mensuel (im)pertinent de l’association Energies Citoyennes, la Piquouse reproduit le passif municipal gorgien pour l’an 2004.

1er janvier 2004 : à partir de cette date et jusqu’en 2035, la société néerlandaise Q-Park se voit confier la gestion des parkings souterrains de la ville de Chartres. Aussitôt, les tarifs se mettent à flamber…

8 janvier : cérémonie des voeux du conseil général au Compa. Dans la foule des invités, Jean-Pierre Gorges apostrophe Gilles Bornais, rédacteur en chef de l’Echo républicain. Entre autres menaces : «Votre maison va brûler…».

21 janvier : conseil municipal de Chartres, manifestation des salariés de l’entreprise de sous-traitance automobile Snappon, condamnée à disparaître.
Gorges avoue qu’il a embauché sa fille aînée à la SEM Chartrexpo, dont il est le président, en précisant : «Elle est très belle». Annonce aussi de la liquidation judiciaire de l’Office Chartrain pour la Jeunesse et les Loisirs (OCJL), colonne vertébrale de la vie sociale dans les quartiers.

Pages 17 et 24 du Votre Ville, commentaires respectifs de Michel Teilleux et Françoise Ferronnière, adjoints au maire : «La circulation se passe bien dans le centre», «…malgré les travaux, on circule mieux….».

L’Hebdo de Chartres, lancé en novembre 2002, cesse de paraître. Gorges avait tenté de s’en servir contre la Rep’ et l’Echo.

Une majorité des personnels municipaux chartrains signe une pétition pour protester contre la dégradation des conditions de travail.

Mars 2004 : dans son numéro 39, L’Aiguillon révèle que Vincent Gouache, attaché parlementaire du député-maire de Chartres, a agressé une Chartraine parce qu’elle s’en prenait à sa voiture garée en stationnement interdit. Muni d’un témoignage douteux de son employeur, l’agresseur engage une procédure en diffamation contre l’association Energies Citoyennes dont celle-ci sortira vainqueur début 2006. Dans le même numéro, l’on apprend que le maire de Chartres fait croire qu’il dispose d’un garage automobile pour justifier le stationnement de sa voiture juste devant la porte. En fait de garage, il s’agit du local à pétrin de la boulangerie voisine…

28 mars : la gauche gagne les élections régionales (52,5% des suffrages dans Chartres intra-muros). De plus, aux cantonales, les candidats UMP soutenus par Gorges sont tous battus : Christian Paul-Loubière (Chartres Nord Est), Anthony Blanc (Mainvilliers) et Gérard Cornu (Chartres Sud Ouest).

Avril 2004 : le procureur de la république ordonne une enquête judiciaire après le dépôt d’une plainte suite à l’embauche de Mélanie Gorges par son père, président de la SEM Chartrexpo. L’affaire sera classée sans suite.

Mai 2004 : Gorges contaminé par l’inaugurationite, virus incurable. Ainsi, il inaugure la MPT de St-Chéron alors que celle-ci existe depuis des années ! Le début d’une longue série…

27 mai : le conseil municipal est perturbé par une manifestation d’usagers de la MPT du Pont-Neuf en colère contre sa liquidation programmée après l’éviction du directeur Dominique François. Un an auparavant, Gorges avait pourtant  complimenté la structure pour l’excellence de son fonctionnement.

Juin 2004 : le groupe Eiffage est choisi pour construire le multiplexe cinématographique des Enfants du Paradis. Du coup, Bouygues se sent moins seul.

26 août 2004 : Snappon c’est fini. Les 255 derniers salariés sont licenciés.

4 septembre 2004 : par confort estival, Gorges fait célébrer l’anniversaire de la libération de Chartres quinze jours après la date historique (19 août 1944).
9 septembre : Gorges en conseil municipal : «…une voiture, ça coûte moins cher que le bus…».

Octobre 2004 : pour gommer son image écornée de maire privilégiant exclusivement le centre ville, Gorges annonce un programme d’investissement de 6 millions d’euros dans le quartier périphérique de la Madeleine.

29 novembre 2004 : Jacques Kraemer quitte la direction du théâtre de Chartres, après douze ans d’exercice. «J’aurais aimé remercier la municipalité actuelle»…

Décembre 2004 : la société Vattel, chargée d’évacuer la terre des travaux de creusement du parking Coeur de Ville, en déverse une partie sans autorisation dans la forêt de Bois-Paris sur la commune de Nogent-le-Phaye. Une plainte est déposée.


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2
février
2008
8:26 am
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Avec l’aimable autorisation de L’Aiguillon, le journal (im)pertinent de l’association Energies Citoyennes, la Piquouse reproduit les meilleurs éléments du passif municipal gorgien pour l’an 2003.

A suivre : 2004, 2005, 2006 et 2007.
 
Janvier 2003 : Gorges soigne les locataires de Chartres Habitat : + 1299% de la redevance Espaces verts à la Madeleine, Seulement + 599% à Beaulieu…

Gorges : «Mon souci au quotidien, c’est la crotte de chien». La ville veut devenir la référence française en matière de canisites.

Gorges accuse : «Un grand nombre de places de stationnement disponibles en centre ville sont occupés par les véhicules personnels des commerçants et de leurs employés au détriment de leur clientèle».

Projet de création d’une ferme pédagogique à Archevilliers. Ne sera jamais concrétisé. 

23 janvier : dramatique accident de la route rue Gabriel-Maunoury : un enfant piéton meurt fauché par une voiture conduite par un étranger en situation irrégulière. Minute de silence le soir même au conseil municipal et appel à des sanctions exemplaires.

Mars : ouverture de la FNAC avec la bénédiction gorgienne. Les commerces chartrains qui partagent le même créneau serrent les fesses…

Le musée des Beaux Arts tombe en ruines. La culture historique et artistique n’est pas la priorité de la municipalité. Il faut trouver un bouc émissaire. Dans le Votre Ville n°16, Gorges déclare : «Nous avions demandé à l’ancien conservateur un projet pour dynamiser le musée. Il n’a pas apporté de solutions aux élus. Je lui ai demandé alors de chercher un poste ailleurs».

Gorges organise un simulacre de concertation avec les parents d’élèves pour modifier les rythmes scolaires selon son goût dans les écoles publiques chartraines. Abandon des cours du samedi matin au profit du mercredi. D’après Gorges, 80% des familles veulent ce changement, en réalité seulement 42,7%…

Gorges à L’Hebdo de Chartres, n°19 (mars 2003) : «En politique, la mode de plaire à tout le monde ne marche pas. Mon principe est clair : je commence à satisfaire mes électeurs. Ce sont eux qui me permettront d’être réélu».

6 mars : pas de subvention pour l’association «Pourquoi Pas !» qui anime le cinéma art et essai aux Enfants du Paradis. Motif invoqué : «un objet social pas clair». En clair, un nid de gauchistes, selon Gorges. Courant 2001, il a annulé le projet de multiplexe cinématographique voulu par l’ancienne municipalité en périphérie du quartier de la Madeleine au profit d’une implantation de centre ville, sur le site des Enfants du Paradis. Il faut que ce soit «son» multiplexe !

12 mars : Dans Libération, Gorges se déclare favorable à la guerre en Irak au motif que les entreprises de sa circonscription qui ont une activité à l’exportation vers les Etats-Unis sont inquiètes à l’idée de devoir subir des représailles américaines à cause du non-alignement français.

27 mars : une centaine de parents d’élèves manifestent pendant le conseil municipal pour protester contre la rumeur de fermeture de la plus vieille école maternelle de la ville (Francine-Coursaget). Une nouvelle fois, Gorges recule.

Le même soir, à Mauricette Girard, conseillère d’opposition, qui s’inquiète de la rupture de la convention entre la communauté d’agglomération et l’association de Sauvegarde de l’Enfance (ADSEA), Gorges répond : «…au lieu de l’ADSEA, je vous conseille plutôt la DHEA (ndlr : une hormone pour lutter contre le vieillissement et les pertes de mémoire), cela me paraît plus efficace».

Le projet gorgien de méga parking souterrain prend corps : il ne se fera pas uniquement sous la place des Epars mais s’étalera en trois tranches de la place Châtelet à la place Pasteur (future place St-Michel).

18 Avril : Gorges au conseil communautaire de l’agglomération chartraine : «La finalité n’est pas de faire marcher l’agglomération, c’est de rendre heureux les citoyens dans chacune des communes».
 
Mai : Gorges annonce son intention de faire construire un complexe sportif piscine olympique-patinoire à Chartres.

Gorges fait embaucher par la ville Franck Lechien, ex-attaché parlementaire de Patrick Hoguet (UMP), député invalidé dans la 3ème circonscription d’Eure-et-Loir.

Trois concerts pour l’ouverture de la salle de spectacle Ravenne, à Chartrexpo. Celui de Gérard Lenorman est annulé, faute d’un nombre suffisant de réservations. Si l’acoustique est correcte, sa capacité d’accueil (600 places) est trop modeste pour les grosses productions musicales. Bref, la montagne a accouché d’une souris…

2 mai : dans un numéro spécial, L’Aiguillon dévoile une prise illégale d’intérêt commise par Jacques Morland, maire-conseiller général de Lucé : derrière une société écran bidon, l’élu fait imprimer le magazine municipal Lucé Info par une entreprise familiale dont il est, par ailleurs, l’employé fictif. Silence assourdissant du côté de la mairie de Chartres : Morland est un rouage essentiel pour le bon fonctionnement du système Gorges à la communauté d’agglomération. 

5 juin : colloque «Le chien dans la ville» et signature d’une charte «Bien vivre à Chartres avec son chien». On ne rigole pas, s’il vous plaît…

Juillet : Gorges écrit à la direction de la société Q-Park pour l’informer qu’elle a été choisie pour la délégation de service public du projet «Coeur de Ville».

Septembre : 1er salon des associations chartraines à Chartrexpo. Gorges exige d’elles qu’elles payent chacune 100 euros l’emplacement d’un stand.

Au cours d’une réunion de quartier, Gorges explique qu’il a supprimé les bancs de la place du cygne parce que «c’était un dépotoir à SDF».

Gorges retire au Lévois Nicolas André sa délégation de vice-président à la communauté d’agglomération de Chartres, au motif qu’il est un opposant.

12 septembre : lors d’une réunion publique à Rechèvres, Gorges reproche au président de la MPT locale, Guy Dessez, ses engagements politiques et syndicaux. Bronca générale…

17 septembre : Gorges en conseil municipal  : «la vidéo-protection me sera peut-être utile parce qu’il y a des individus - d’ailleurs ils sont peut-être dans la salle - qui s’amusent à rayer la voiture du Maire ou qui diffusent des papiers montrant que le Maire est mal stationné alors qu’il est devant son garage… Cela permettra peut-être de les démasquer… bien que l’on sache déjà à peu près qui c’est».

24 octobre : Séance spéciale du conseil municipal de Chartres pour approuver une délibération autorisant Gorges à signer le fameux contrat de délégation de service public (DSP) entre la Ville et la société Q-Park pour la construction d’un parking de 1.140 places et la gestion de tous les parkings souterrains jusqu’en 2035. La veille, s’est tenue l’assemblée générale constitutive de l’Association de Défense des Intérêts des Contribuables de Chartres et de son Agglomération.

27 novembre : Rémi Martial, plus jeune conseiller municipal UMPiste, facile à instrumentaliser, accuse L’Aiguillon d’antisémitisme à cause d’un article publié dans son opus n°35 citant les noms d’anciens ministres socialistes d’origine juive.

Décembre : l’ADICCA saisit le tribunal administratif d’Orléans pour excès de pouvoir au sujet de la DSP «Coeur de Ville». Elle obtiendra gain de cause en décembre 2006.

18 décembre 2003 : le conseil municipal vote une nouvelle délibération qui prévoit la garantie totale de la Ville pour les emprunts souscrits par la société Q-Park dans le cadre du projet «Coeur de Ville». Ce qui est interdit par la loi. L’occasion pour l’ADICCA de saisir encore le tribunal administratif d’Orléans. Qui lui donnera encore raison trois ans plus tard.


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27
janvier
2008
7:18 am
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Comment Gorges a-t-il réussi à préserver les équilibres financiers de la ville de Chartres entre 2001 et 2008 ?

Grâce à quatre moyens principaux :

- en vendant un pan important du patrimoine municipal, pour se procurer de la trésorerie et alléger considérablement la charge d’entretien,

- en mettant en place au niveau de l’agglomération un système financier de reversement (sur les recettes d’agglo, dont la taxe professionnelle) aux communes, surtout à Chartres, la ville centre. L’objet de l’intercommunalité a donc été détourné sans vergogne. Résultat, Chartres a récupéré depuis 2002, entre 16 et 18 millions d’euros tous les ans, sans lever le petit doigt. En outre, c’est l’agglomération qui a financé les réseaux enterrés du Coeur de Ville, les containers à déchets, le réseau Filibus (aujourd’hui géré par un syndicat interco élargi), le centre nautique-patinoire…

- en privilégiant le procédé de la délégation de service public (DSP). Une entreprise privée  se substitue à la commune pour construire et gérer un équipement  public. Evidemment, celle-ci se paye sur les usagers, en réalisant un bénéfice substantiel (exemple : Q-Park).

- en faisant la chasse aux subventions en provenance des autres collectivités et de l’Etat.

C’est effectivement le secret du système financier gorgien : 60% des recettes de la ville sont d’origine externe (Etat, communauté d’agglomération, région, département…), et seulement 40% proviennent de la fiscalité chartraine.

A ce propos, c’est un mensonge de dire que la fiscalité locale baisse. En réalité, la municipalité a seulement le pouvoir de fixer les taux. Ceux-ci ont baissé effectivement mais de manière marginale depuis 2001. Mais dans le même temps, les bases d’imposition (fixées au niveau de l’Etat, notamment par un certain député Gorges) ont beaucoup augmenté. A l’arrivée, la fiscalité communale a progressé. 

En conclusion, il suffirait que les aides externes à la ville se tarissent pour que la situation financière de la ville devienne rapidement catastrophique.


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23
janvier
2008
3:53 pm
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Avec l’aimable autorisation de L’Aiguillon, le journal (im)pertinent de l’asssociation Energies Citoyennes, voici les grands moments de l’ère gorgienne pour 2002.

A suivre 2003, 2004, 2005, 2006 et 2007.

28 février 2002 : Gorges refuse de s’associer à une motion proposée par les élus municipaux Energies Citoyennes protestant contre la fermeture de classes dans les écoles publiques chartraines. D’après lui, «c’est la faute à la baisse des naissances». En matière d’éducation, sa priorité est l’augmentation du subventionnement des écoles privées.  

29 mars : le plus vieux club sportif de Chartres, le VSC Athlétisme, veut se saborder. Lors du conseil municipal de la veille, Gorges a déclaré que la gestion du VSC est «plus que glauque… Il y a une confusion entre l’athlétisme et les agences de voyage…». En décembre 2001, il avait déjà sanctionné le club en réduisant la subvention municipale de 81%.  Dégoûtés, les dirigeants et encadrants sportifs démissionnent. Dans les semaines suivantes, la mairie pilote la reprise en main par un nouveau conseil d’administration qui s’appuie sur l’ancienne trésorière. L’Aiguillon 26 : «…Béatrice Hénocq, …en quelques jours, prend un sacré virage et sort en tête à l’entrée de la ligne opposée»…

Avril : parce qu’il les juge peu dociles, Gorges retire à l‘Echo républicain et à la République du Centre la manne financière des annonces légales.
Le retour du printemps coïncide aussi avec le début de l’entreprise de démolition du CCAS de Chartres. Notamment, Gorges évoque la suppression des cours de couture et de coupe en arguant que ce n’est pas la vocation du CCAS ; devant la levée des boucliers, il devra faire machine arrière.

11 et 12 mai : grand meeting aérien sur l’aérodrome de Chartres, présenté comme l’ultime événement avant la fermeture du site, promesse électorale gorgienne. En réalité, un énorme bide populaire avoué par Votre Ville n°11 : «Dommage pour les Chartrains qui n’étaient pas à Chartres ce week-end. Dommage pour ceux qui n’ont pas voulu venir…». 

16 juin : Gorges est élu député de la 1ère circonscription d’Eure-et-Loir, vainqueur de Georges Lemoine avec 54,31% des suffrages. Le 30 mars 2001, Gorges avait déclaré à l’Echo : «Je suis maire de Chartres avec un projet. Un objectif à la fois. J’ai trop vu de gens durant la campagne qui se présentaient en ne pensant qu’aux législatives en se moquant des Chartrains».

Du 16 au 26 juillet, la mairie accueille l’exposition Expo-Bible et Expo-Peintures qui prévient les visiteurs : «Nous désirons  que l’Exposition puisse vous mettre en contact direct avec la Bible et Son auteur, Celui qui vous a créés…».

22 septembre : Gorges refuse d’associer la ville de Chartres à l’opération nationale et européenne «Journée sans ma voiture».

26 septembre : Gorges à Laurent Rabaté, élu d’opposion, en plein conseil municipal : «…vous dérapez encore, vous allez finir dans le caniveau. Et comme vous êtes petit, vous allez avoir du mal à en sortir !…».

Octobre : la ville se désengage financièrement du festival de musique classique les Journées Lyriques. Elle veut en finir avec un symbole culturel fort, œuvre de la municipalité d’avant. Gorges entend forger sa propre marque de fabrique. Ce sera «Chartres en plein chant» un festival «plus accessible et plus ouvert». Problème : rien que pour embêter Gorges, Albéric de Montgolfier, président du conseil général, reprend le flambeau des Journées Lyriques…
Publication d’un audit sur le fonctionnement des maisons de quartier et des centres sociaux de Chartres : le préalable «légal» avant le démantèlement des structures.
Guy Bedos se produit deux soirs de suite au théâtre de Chartres en se payant la tête de Gorges. Plus tard, Gorges reviendra sur cette affaire : «…Vous savez, quand Guy Bedos vient à Chartres, qu’il se produit deux fois et que le premier soir (…) il traite le maire de Chartres de con parce qu’il a redonné à la place des Halles son nom historique (…), le lendemain soir, quand il s’est produit Bedos (…), j’ai quand même possibilité d’intervention, je ne l’ai pas empêché de venir alors qu’il a insulté en public le maire de Chartres !» (in procès verbal du CM de Chartres du 3 mars 2005).

Novembre : Gorges recrute une «nettoyeuse», Béatrice Van Oost, chargée de remettre de l’ordre dans «les services à la population» et de réintégrer le CCAS et les centres sociaux dans l’orbite de la ville.
Le conseil municipal du 21 novembre vote une hausse de 67% du tarif de la visite de la maison Picassiette. Gorges : «Plus c’est cher, plus c’est visité»… Gorges décide l’instauration d’un péage de 35 euros pour les retraités chartrains qui veulent s’inscrire dans les clubs des Anciens gérés par les maisons de quartier. Egalement hausse exorbitante de la tarification de la garderie scolaire.
Naissance d’un nouveau journal, L’Hebdo de Chartres. Patrick Lage, directeur de la communication de Gorges, est actionnaire dans l’entreprise. De fait, Gorges se sert du nouveau canard comme d’un levier de communication contre l’Echo et la République du Centre.

25 novembre : sur le plateau de Rechèvres, neuf premiers pavillons de la cité expérimentale des «200» sont démolis.

19 décembre : Gorges annonce que l’achat de l’hôtel de la Poste va coûter 27 millions de francs, plus 35 millions de francs de travaux pour la réalisation de la future médiathèque municipale. En réalité, à la livraison de l’ouvrage en mai 2007, le total de la dépense d’investissement s’établit à au moins 145 millions de francs (22 millions d’euros), presque trois fois plus ! Qui se souvient que Gorges avait fait annuler le précédent projet lemoiniste de médiathèque intercommunale place Morard pour cause de coût exorbitant : 90 millions de francs ?
Gorges toujours : l’actuelle répartition des sièges de conseillers communautaires entre les sept communes de l’agglomération est anti-démocratique. Il veut en imposer une autre qui ferait passer la représentation de Chartres de 13 à 23.

20 décembre : rebondissement dans l’affaire «glauque» du VSC Athlétisme : le club porte plainte à cause du détournement entre 1998 et 2001 de plus de 30.000 euros dans ses comptes par la …trésorière. Tout s’explique désormais.

30 décembre : Gorges réunit en mairie les présidents des centres sociaux chartrains pour leur annoncer qu’il va balancer un grand coup de pied dans la fourmilière, au motif que «les structures actuelles sont trop libérales, il n’y a aucun moyen de contrôle…».

(à suivre)


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8
janvier
2008
8:32 am
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Avec l’aimable autorisation de L’Aiguillon, le mensuel (im)pertinent de l’association Energies Citoyennes, la Piquouse reproduit les principaux événements du passif de Jean-Pierre Gorges à la tête de la municipalité chartraine et de la communauté d’agglomération pour l’année 2001.

11 mars 2001 : la liste Gorges (dissidente de droite) obtient 2.557 suffrages (22,6% des suffrages exprimés) contre 3.080 à celle d’Ory (liste officielle de gauche, 27,2%), 2.333 à celle de Chevée (liste officielle de droite, 20,6%) et 1.621 à celle d’Energies Citoyennes (liste alternative de gauche, 14,3%). Le soir même, Eric Chevée, devancé de seulement 244 voix dans la primaire à droite, déclare qu’il se désiste en faveur de Gorges.

18 mars
 : la liste Gorges recueille 6.205 voix (51,8%) contre 5.766 (48,2%) à la liste fusionnée Ory/Méry. La gauche perd le pouvoir municipal qu’elle possédait depuis 1977.

25 mars
 : premier conseil municipal de l’ère Gorges. Election du successeur de Jean-Louis Guillain.

Conseil municipal du 9 avril : Gorges fait voter par ses troupes l’augmentation de ses indemnités de maire jusqu’au plafond légal, soit 75,7% de hausse… Ce même soir, il refuse que l’opposition soit représentée à la communauté d’agglomération.

20 avril 
: Gorges est élu président de la Comach (communauté d’agglomération chartraine). Lors de son discours, il assure qu’il gérera la communauté «dans l’échange et la collégialité» (sic).

9 mai : une délibération fixe les indemnités de Gorges, président de la Comach, au maximum légal. Par contre, le président Gorges est mis en minorité dans son projet de faire de Jean-Guy Muriel à la fois son directeur de cabinet à la mairie de Chartres et à la Comach. Jacques Morland : «Un directeur de cabinet à cheval sur deux postes ne peut appliquer que la politique de son maire (…). Nous pensons qu’il s’agit là d’une mainmise de la ville de Chartres sur la Comach. Ne prenez-vous pas le même chemin que votre prédécesseur ?».

10 mai
 : au cours du 3ème conseil municipal gorgien, il est décidé de faire disparaître le nom de François Mitterrand de la place des Halles. L’Aiguillon n°9 : «…Gorges a accompli un geste symbolique médiocre. Il a ainsi apporté la preuve qu’il n’est pas le maire de tous les Chartrains. Mais seulement d’une minorité de revanchards sevrés d’extase jubilatoire depuis plus de deux siècles». Elisabeth Fromont, 1er adjoint à la presse locale officielle : «…que ça tombe un 10 mai, c’est le hasard»… Par ailleurs, 544.617 francs sont dépensés pour rénover le bureau du maire et remplacer le mobilier de son cabinet.
Gorges censure l’exposition «Corps de femmes» qui devait se tenir en mairie ; elle est finalement accueillie par la librairie Legué. En parallèle, la purge des artistes locataires d’ateliers municipaux commence…

Juin : à cause d’une pétition ayant recueilli plus de 2.000 signatures, Gorges recule sur son projet de fermeture de l’école primaire Gérard Philipe, située en bordure du parvis de la cathédrale. Son projet «Lumières de Chartres» de chambardement du parvis de la cathédrale en prend un sacré coup. Ce sera l’Arlésienne de son mandat municipal.

Septembre : le centre de soins infirmiers et le foyer-restaurant pour personnes âgées sis dans le quartier de la Madeleine sont fermés sur décision municipale : pas assez rentables…

Octobre : le directeur de cabinet comachien de Gorges, Ludovic Bourrelier, commet une énorme bourde. Il envoie par erreur un fax à Jacques Morland (maire de Lucé et vice-président à la communauté d’agglomération), qui était destiné confidentiellement à son patron, ainsi rédigé : «Il faut réfléchir à la façon dont tu dois associer Morland à la réorientation du contrat d’agglomération avec la région, car il est le président de la commission de l’aménagement du territoire. Ce n’est pas forcément utile de l’évincer totalement sur ce point. Il est préférable de le faire participer en le noyant». Bourrelier sert de fusible : il est viré illico presto. Les relations entre Gorges et Morland (tous les deux encartés à Démocratie Libérale) sont à ce moment exécrables.

Novembre : Gorges, grand défenseur du projet de 3ème aéroport du bassin parisien à Beauvilliers, accuse le coup à l’annonce du choix du site de Chaulnes, dans la Somme, par le gouvernement Jospin : «C’est navrant qu’une question aussi essentielle ait été tranchée sans démocratie».
Joëlle Marie-Angélique, conseillère municipale de la majorité gorgienne, démissionne avec fracas. La victoire électorale de mars lui devait pourtant beaucoup.

Décembre : Albéric de Montgolfier devient président du conseil général d’Eure-et-Loir en remplacement de Martial Taugourdeau, décédé accidentellement. Olivier Marleix est son directeur de cabinet, puis son directeur général des services. Ces deux-là s’imposent bientôt comme les meilleurs ennemis de Gorges dans son propre camp politique.
Gorges retire à Olivier Dupuy (UDF) sa délégation de vice-président aux Finances de la communauté d’agglomération parce que ce dernier a osé critiquer publiquement la politique du président. Gorges a effectivement réussi à faire voter par sa majorité un nouveau règlement financier qui prévoit le reversement aux communes d’une «dotation annuelle de solidarité» et une autre de «compensation de taxe professionnelle». La ville de Chartres est la grande bénéficiaire du système ; un argent qui lui permet d’autofinancer en grande partie ses investissements au détriment de ceux de l’intercommunalité.

(à suivre)


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10
novembre
2007
3:51 am
Catégorie :
Suite à ce billet :
Dans L’Echo républicain du jeudi 8 novembre, Jean-Pierre Gorges déclare qu’il aura tenu toutes ses promesses sur le mandat municipal 2001-2008 sauf une seule : la réalisation d’un plan d’eau aux Bas-Bourgs.

Quel menteur !

Il suffit de reprendre méthodiquement son cahier de promesses de 2001 pour noter toutes les non-réalisations :

- fermer l’aérodrome
- régler durablement les problèmes de stationnement et de circulation
- construire un auditorium sur l’ex-base aérienne
- transformer le parvis de la cathédrale (projet Lumières de Chartres)
- réaliser des ronds-points aux grandes places du tour de ville
- transformer la place St-Pierre en espace artistique et culturel
- mettre la technologie au service des personnes âgées
- intégrer les personnes à mobilité réduite dans les projets urbains
- réduire de 2% par an les charges courantes de fonctionnement
- diminuer la taxe professionnelle unifiée (Chartres Métropole)
- permettre l’inversion du flux migratoire quotidien des Chartrains vers la région parisienne
- implanter une université de langues étrangères
- créer un pôle d’accueil pour les universitaires et chercheurs étrangers
- augmenter la capacité d’hébergement pour les étudiants
- implanter une structure universitaire autonome à Chartres
- dynamiser les musées de Chartres
- construire un complexe sportif et de loisirs aux Bas-Bourgs
- augmenter la pratique handisports
- créer un comité des sages pour statuer sur les délits mineurs
- redonner aux quartiers l’esprit convivial d’un village
- créer une maison du tourisme en fusionnant l’Office départemental et l’Office chartrain
- renouer un dialogue confiant avec les commerçants
- créer une rue des artisans
- alléger les réglementations tatillonnes
- confier un service "Soutien aux commerçants" à certains personnels de la ville…


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