Avec l’aimable autorisation de L’Aiguillon, le journal (im)pertinent de l’association Energies Citoyennes, la Piquouse reproduit les meilleurs éléments du passif municipal gorgien pour l’an 2003.
A suivre : 2004, 2005, 2006 et 2007.
Janvier 2003 : Gorges soigne les locataires de Chartres Habitat : + 1299% de la redevance Espaces verts à la Madeleine, Seulement + 599% à Beaulieu…
Gorges : «Mon souci au quotidien, c’est la crotte de chien». La ville veut devenir la référence française en matière de canisites.
Gorges accuse : «Un grand nombre de places de stationnement disponibles en centre ville sont occupés par les véhicules personnels des commerçants et de leurs employés au détriment de leur clientèle».
Projet de création d’une ferme pédagogique à Archevilliers. Ne sera jamais concrétisé.
23 janvier : dramatique accident de la route rue Gabriel-Maunoury : un enfant piéton meurt fauché par une voiture conduite par un étranger en situation irrégulière. Minute de silence le soir même au conseil municipal et appel à des sanctions exemplaires.
Mars : ouverture de la FNAC avec la bénédiction gorgienne. Les commerces chartrains qui partagent le même créneau serrent les fesses…
Le musée des Beaux Arts tombe en ruines. La culture historique et artistique n’est pas la priorité de la municipalité. Il faut trouver un bouc émissaire. Dans le Votre Ville n°16, Gorges déclare : «Nous avions demandé à l’ancien conservateur un projet pour dynamiser le musée. Il n’a pas apporté de solutions aux élus. Je lui ai demandé alors de chercher un poste ailleurs».
Gorges organise un simulacre de concertation avec les parents d’élèves pour modifier les rythmes scolaires selon son goût dans les écoles publiques chartraines. Abandon des cours du samedi matin au profit du mercredi. D’après Gorges, 80% des familles veulent ce changement, en réalité seulement 42,7%…
Gorges à L’Hebdo de Chartres, n°19 (mars 2003) : «En politique, la mode de plaire à tout le monde ne marche pas. Mon principe est clair : je commence à satisfaire mes électeurs. Ce sont eux qui me permettront d’être réélu».
6 mars : pas de subvention pour l’association «Pourquoi Pas !» qui anime le cinéma art et essai aux Enfants du Paradis. Motif invoqué : «un objet social pas clair». En clair, un nid de gauchistes, selon Gorges. Courant 2001, il a annulé le projet de multiplexe cinématographique voulu par l’ancienne municipalité en périphérie du quartier de la Madeleine au profit d’une implantation de centre ville, sur le site des Enfants du Paradis. Il faut que ce soit «son» multiplexe !
12 mars : Dans Libération, Gorges se déclare favorable à la guerre en Irak au motif que les entreprises de sa circonscription qui ont une activité à l’exportation vers les Etats-Unis sont inquiètes à l’idée de devoir subir des représailles américaines à cause du non-alignement français.
27 mars : une centaine de parents d’élèves manifestent pendant le conseil municipal pour protester contre la rumeur de fermeture de la plus vieille école maternelle de la ville (Francine-Coursaget). Une nouvelle fois, Gorges recule.
Le même soir, à Mauricette Girard, conseillère d’opposition, qui s’inquiète de la rupture de la convention entre la communauté d’agglomération et l’association de Sauvegarde de l’Enfance (ADSEA), Gorges répond : «…au lieu de l’ADSEA, je vous conseille plutôt la DHEA (ndlr : une hormone pour lutter contre le vieillissement et les pertes de mémoire), cela me paraît plus efficace».
Le projet gorgien de méga parking souterrain prend corps : il ne se fera pas uniquement sous la place des Epars mais s’étalera en trois tranches de la place Châtelet à la place Pasteur (future place St-Michel).
18 Avril : Gorges au conseil communautaire de l’agglomération chartraine : «La finalité n’est pas de faire marcher l’agglomération, c’est de rendre heureux les citoyens dans chacune des communes».
Mai : Gorges annonce son intention de faire construire un complexe sportif piscine olympique-patinoire à Chartres.
Gorges fait embaucher par la ville Franck Lechien, ex-attaché parlementaire de Patrick Hoguet (UMP), député invalidé dans la 3ème circonscription d’Eure-et-Loir.
Trois concerts pour l’ouverture de la salle de spectacle Ravenne, à Chartrexpo. Celui de Gérard Lenorman est annulé, faute d’un nombre suffisant de réservations. Si l’acoustique est correcte, sa capacité d’accueil (600 places) est trop modeste pour les grosses productions musicales. Bref, la montagne a accouché d’une souris…
2 mai : dans un numéro spécial, L’Aiguillon dévoile une prise illégale d’intérêt commise par Jacques Morland, maire-conseiller général de Lucé : derrière une société écran bidon, l’élu fait imprimer le magazine municipal Lucé Info par une entreprise familiale dont il est, par ailleurs, l’employé fictif. Silence assourdissant du côté de la mairie de Chartres : Morland est un rouage essentiel pour le bon fonctionnement du système Gorges à la communauté d’agglomération.
5 juin : colloque «Le chien dans la ville» et signature d’une charte «Bien vivre à Chartres avec son chien». On ne rigole pas, s’il vous plaît…
Juillet : Gorges écrit à la direction de la société Q-Park pour l’informer qu’elle a été choisie pour la délégation de service public du projet «Coeur de Ville».
Septembre : 1er salon des associations chartraines à Chartrexpo. Gorges exige d’elles qu’elles payent chacune 100 euros l’emplacement d’un stand.
Au cours d’une réunion de quartier, Gorges explique qu’il a supprimé les bancs de la place du cygne parce que «c’était un dépotoir à SDF».
Gorges retire au Lévois Nicolas André sa délégation de vice-président à la communauté d’agglomération de Chartres, au motif qu’il est un opposant.
12 septembre : lors d’une réunion publique à Rechèvres, Gorges reproche au président de la MPT locale, Guy Dessez, ses engagements politiques et syndicaux. Bronca générale…
17 septembre : Gorges en conseil municipal : «la vidéo-protection me sera peut-être utile parce qu’il y a des individus - d’ailleurs ils sont peut-être dans la salle - qui s’amusent à rayer la voiture du Maire ou qui diffusent des papiers montrant que le Maire est mal stationné alors qu’il est devant son garage… Cela permettra peut-être de les démasquer… bien que l’on sache déjà à peu près qui c’est».
24 octobre : Séance spéciale du conseil municipal de Chartres pour approuver une délibération autorisant Gorges à signer le fameux contrat de délégation de service public (DSP) entre la Ville et la société Q-Park pour la construction d’un parking de 1.140 places et la gestion de tous les parkings souterrains jusqu’en 2035. La veille, s’est tenue l’assemblée générale constitutive de l’Association de Défense des Intérêts des Contribuables de Chartres et de son Agglomération.
27 novembre : Rémi Martial, plus jeune conseiller municipal UMPiste, facile à instrumentaliser, accuse L’Aiguillon d’antisémitisme à cause d’un article publié dans son opus n°35 citant les noms d’anciens ministres socialistes d’origine juive.
Décembre : l’ADICCA saisit le tribunal administratif d’Orléans pour excès de pouvoir au sujet de la DSP «Coeur de Ville». Elle obtiendra gain de cause en décembre 2006.
18 décembre 2003 : le conseil municipal vote une nouvelle délibération qui prévoit la garantie totale de la Ville pour les emprunts souscrits par la société Q-Park dans le cadre du projet «Coeur de Ville». Ce qui est interdit par la loi. L’occasion pour l’ADICCA de saisir encore le tribunal administratif d’Orléans. Qui lui donnera encore raison trois ans plus tard.