"Je suis scandalisée par les méthodes d’attribution des logements de Chartres Habitat. Ils m’ont proposé un pavillon à Prunay-le-Gillon : quelle chance ! Du neuf ! Après visite, moi qui suis seule avec deux enfants en bas âge et un salaire pas très élevé, je suis enchantée par cette chance qui s’offre à moi de pouvoir envisager un confort inespéré, une maison individuelle très jolie avec un jardin pour mes enfants.
J’informe la dame qui me fait visiter que j’ai un préavis légal de trois mois à respecter dans mon logement actuel (privé), elle comprend bien. Elle est plutôt rassurante, me disant qu’elle "va en parler à sa direction". Je dépose donc au plus vite mon préavis de départ à mon agence immobilière.
Une semaine plus tard, la dame de Chartres Habitat m’annonce qu’ils ne peuvent en fait pas attendre au delà du 15 février (un mois) au lieu du 1er avril. Voilà : je suis coincée (préavis envoyé, ça m’apprendra à mettre la charrue avant les boeufs !). Deux mois en double loyer : hors de question ! Comment trouver cet argent, dois-je vivre un an dans le crédit pour ça, contraindre mes enfants à se serrer la ceinture, mettre en danger ma famille, moi qui porte seule toutes les charges !
Ainsi, après m’avoir fait miroiter ce que je n’aurais pas de sitôt, on me dit qu’il faut souffrir pour avoir ça. Est-ce bien un organisme à vocation social ? Ils se comportent comme une agence immobilière ! Ils proposent aux gens de les hisser vers le haut, mais à condition de se mettre en danger et de prendre un coup de bambou au départ, au risque de provoquer des impayés !!!! Si j’avais un capital de départ, je ne me tournerais pas vers les HLM !!! D’autant plus que sur leur demande de logement ,la question est posée, à savoir si l’on a un préavis de départ à déposer dans notre logement actuel, et si oui de combien !!!
Voilà, je suis dégoutée, je me serais bien passée de tout ça, avec mes deux enfants et mon travail de me déplacer pour rien (visite), d’alerter mon agence pour finalement annuler (frais de préavis multipliés par 2), avec des soucis en plus.
Merci Chartres Habitat de me déprimer en ce début d’année ! Maintenant, je sais que pour prétendre à un logement HLM, il faut un capital de départ."