Prisehilégaldintérix en Corse

A Porto-Vecchio, dimanche dernier, Alain Juppé, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a lancé un appel du 18 juin aux Corses en faveur de Nicolas Sarkozy : "C’est le seul qui pourra changer ce qui doit l’être". C’est clair comme du jus de chaussette. Cela s’appelle un truisme, ça n’engage à rien et ça ne mange pas de pain…

En fait, pour le maire de Bordeaux, il s’agit de répondre à François Hollande, venu la veille défendre sans surprise la voie Royal. Coup pour coup, dent pour dent, serrage de cuillère pour poignée de mains. Le grand homme a dit : "J’ai confiance en l’avenir de la Corse". Heureusement. Vous voyez pas un guignol avouer : "La Corse, ça craint !" ? Cela craindrait surtout pour l’inconscient auteur des propos explosifs qui feraient qu’il devrait quiller illico l’Ile de Beauté.

Côté visite, le copain à Jean-Pierre Gorges, raide comme la Justice et droit dans ses bottes, est arrivé avec une plombe de retard sur le programme et s’est exprimé devant 400 à 500 militants, soit deux fois moins qu’espérés par les organisateurs, Camille de Rocca Serra, président de l’Assemblée de Corse en tête. Tous les panneaux d’affichage pour les candidats à la magistrature suprême avaient été démocratiquement squatté par les affiches de Nicolas Sarkozy. Pourquoi se gêner ? Il a répondu "avec amabilité" aux questions de Corse-Matin : il eut été étonnant qu’il mordît le journaliste…

Côté discours, cinq thèmes avec les poncifs attendus sur la croissance, l’emploi "travailler mieux et travailler plus, il faut revoir les 35 heures" (vous imaginez pour les Corses, le côté provocation…), le développement durable : "L’écologie est obligatoire, la planète se détruit et nous n’en avons pas d’autre" (sans blague ?), l’Europe et l’immigration : "L’immigration clandestine est intolérable, l’immigration choisie est admissible comme au Québec" (Tu veux y retourner, mon lapin ?).

Alain Juppé, s’est rendu préalablement sur le marché dominical où il a pu apprécier les produits du terroir : passionnant. Moi-même, j’ai abondamment baffré aux frais de la princesse umpiste. Super le buffet ! Il n’y avait pas de jus d’orange, mais charcuterie et fromage à volonté ainsi que du vin qui valait bien les crus bordelais. Pis comme il y avait moins de monde que prévu, j’ai pu manger pour deux. Merci, Juppé !

De notre envoyé spécial et permanent en Corse

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