En introduction, une neuvième question posée à Jean-Claude Pierre (après celles publiées sur la Piquouse les 24, 26, 28, 29, 30, 31 mars et 1er avril), avec sa réponse :
Question : quel regard portez-vous sur l’agriculture intensive pratiquée en Eure-et-Loir ?
Jean-Claude Pierre : depuis très longtemps en Bretagne, je fréquente des agriculteurs qui ont créé le réseau agriculture durable de l’ouest. Les problèmes ne sont les mêmes dans le bocage et dans la plaine. Mais tous les agronomes sérieux considèrent que pour qu’il y ait une agriculture qui réponde aux critères du développement durable, il faut qu’il existe un lien entre le sol, la plante et l’animal. Hélas, aujourd’hui, on fait l’économie de l’animal : on ne redonne pas à la terre ce qu’on lui a pris. Et on est conduit à l’utilisation d’engrais chimiques à grande échelle. Cette utilisation intensive entraîne la pollution des nappes phréatiques, d’où un système perverti des ressources.
De même, le système agricole de la Beauce est un modèle à haut profil énergétique. C’est un modèle extrêmement coûteux qui entraîne l’appropriation de la terre par les nantis : il n’y a plus de place pour l’agriculture plurielle et pour un partage équitable des terres arables. Le processus de concentration est largement engagé dans la Beauce.







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