Le jeudi 29 mars, jour de la livraison, je décidai malgré tout d’y jeter un œil. L’article principal consacré aux «grands travaux» et intitulé «le grand lifting» ne constitua pas une réelle surprise : il débutait par des louanges. «Jean-Pierre Gorges a réveillé une ville endormie… Aujourd’hui, la ville est plus belle, plus propre». Peut-être ? Mais enfin, être réveillé par notre seigneur et maire qui n’a pas le profil d’un prince charmant, on aurait pu espérer mieux. Quant à la ville devenue plus belle, comme dit l’autre c’est affaire de goût.
Pour ma part, je dirai plutôt que Chartres est d’une laideur neuve. Mais laissons cela pour nous intéresser à l’auteur de ces lignes. Et là, surprise ! Je découvris qu’elles étaient attribuées à Gérard Leray himself, énergique citoyen vert qui n’hésite pas à piquouser quand il le faut et à pourfendre inlassablement les gabegies morlandesques et gorgiennes. Alors poisson d’avril ?
Je poursuivis la lecture de l’article avec avidité en me disant que Gérard allait bien marquer son désaccord sur un sujet ou un autre. Rien, sinon quelques lignes sur l’affaire de la gestion des parkings. Eh bien, Gérard, on peut dire que mademoiselle Audrey Emery, auteure de l’article, t’a roulé dans la farine. Elle a réparti les rôles de la pièce et t’en a attribué un qui ne te correspond pas.
Quand on connaît ton tempérament de combattant, quand on sait l’énergie que tu mets à défendre les idées et les valeurs de gauche à Chartres, on se doute que ton discours a été tronçonné. Alors s’il te plaît, Gérard, arrête de nous faire peur ! La prochaine fois, demande un bon à tirer avant la parution.
Alain Patelin







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