Développement durable : question à Jean-Claude Pierre (5)
Par MPM • vendredi 30 mars 2007 à 13:15 • Catégorie: Démocratie participative, Ecologie, La parole à ..., Sûreté •En préambule, une 5ème question posée à Jean-Claude Pierre (après celles publiées sur la Piquouse les 24, 26, 28 et 29 mars), suivie de sa réponse :
Question : le nucléaire est-il compatible avec le développement durable ?
Jean-Claude Pierre : absolument pas. C’est incompatible pour trois raisons.
Premièrement, c’est une escroquerie intellectuelle de dire que le nucléaire est l’avenir de notre humanité. Le nucléaire est basé sur l’utilisation de l’uranium. Or, l’uranium est une ressource fossile, épuisable, non renouvelable.
Deuxièmement, avec le nucléaire, on se trouve dans une vision hyper centralisatrice du développement qui ne permet pas le développement endogène des collectivités territoriales et le raccourcissement de tous les réseaux.
Troisièmement, le nucléaire bafoue le principe de précaution en confiant aux générations futures la charge très dangereuse de la gestion de déchets dont nous ne savons plus quoi faire.
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Certes le nucléaire n’est pas une énergie renouvellable cependant:
- c’est en l’exploitant qu’on peut en augmenter le rendement, notamment avec les réacteurs de 3e et 4e génération. D’autre part la physique (nucléaire) sauf erreur de ma part n’exclue pas la possibilité de pouvoir “générer” du combustible à partir de “rien”, grace à des réactions de fusion telles que le soleil en produit.
- la décentralisation n’est pas la panacée du développement durable. La centralisation permet l’utilisation de technologies très complexes, qui ne sont pas envisageables en local. D’autre part pour des villes, elle restera inévitable.
- Vaut il mieux des déchets nucléaires, qui peuvent petre enfouis sans effet particuliers (si ce n’est une psychose chez certains), ou bien une augmentation des gaz à effets de serre(GES)? Je dirais qu’a la vue de l’urgence liée aux GES, il faut y remédier immédiatement, quitte à repousser le problème des déchets nucléaires à plus tard.