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“Chat” avec Mathieu Brétillard, c’est parti !

Par MPM • mercredi 21 février 2007 à 20:58 • Catégorie: Chartres, Démocratie participative, La parole à...

La Piquouse donne le signal de départ du «chat» avec Mathieu Brétillard, président de l’association République et Démocratie.

Vous pouvez poser vos questions en utilisant le bouton “Commentez ce billet”. A l’autre bout de la ligne, le modérateur du blog publie les questions en s’assurant simplement qu’elles sont respectueuses de la personne et des idées. Ensuite, depuis son domicile, Mathieu Brétillard répond du tac au tac. Les participants doivent actualiser régulièrement leur écran en cliquant sur l’icône représentant une flèche bleue circulaire “Actualiser la page courante” située sur la barre d’outils en haut à gauche de la page.

Bon «chat» à toutes et tous.


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42 Réponses »

  1. Mathieu Brétillard, comment allez-vous vous positionner à l’occasion des législatives ?

  2. Chère Anne,

    D’abord, ce que j’ai fait, comme un galop d’essai pour m’enrichir de l’expérience du terrain, sur une dizaine d’années, des municipales, en 1995, à 25 ans, aux législatives, en 2002, à 32 ans et aux cantonales, en 2004, à 34 ans, je peux le refaire à … 37 dans le même ordre !

    Ce que j’ai appris des législatives de juin 2002, chère Anne, puisque tu m’interroges sur celles de juin 2007, c’est que le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral où les législatives succèdent directement aux présidentielles ne permettent plus à une expression politique indépendante d’émerger.

    Ces élections sont désormais devenues le P.M.U., il faut porter la casaque du vainqueur des présidentielles pour avoir la meilleure chance de l’emporter ou de son opposition officielle, selon le terrain. En dehors, point de salut, malheurs aux vaincus et que l’on ne vienne pas me dire qu’il pourrait en être autrement à l’avenir ; jusqu’à présent, on n’a jamais vu le Président de la République nouvellement élu désavoué, dans la foulée, un mois plus tard ! Et, après tout, c’est tant mieux car les Français lui donnent les moyens de sa politique ; mieux, ils lui obéissent même « au doigt et à l’œil » car quand François MITTERRAND leur demande même une majorité plus réduite en 1988, ils s’exécutent obligeant Michel ROCARD aux exercices de la majorité relative à naviguer entre P.C.F. et U.D.C.

    Dans ces conditions, que faire POUR GAGNER ? Jouer les utilités ? Ou peser, à la marge, à défaut de l’emporter ?

    Dans tous les cas, se préparer, ce que je fais (d’où la photo qui ne plaît pas à Stroumph grognon). Je réserve ma décision dans deux cas de figure qui peuvent modifier la donne : la nomination de Jean-Pierre CHEVENEMENT comme Premier ministre ou l’élection de François BAYROU et l’inévitable recomposition qui s’ensuivra, dans le cadre d’un large gouvernement d’Union nationale (avec une clause de sauvegarde « sur l’Europe »).

    « C’est clair », non ? Comme disait JOSPIN en 1995 !

    Amitiés, chère Anne et crois-moi que j’aimerais te dire « je fonce » !

    Mathieu.

  3. Les qualités de Gorges, selon vous ?

  4. A anonyme 9:25
    voilà une réponse qui pourra être brève et sans d’interminables rappels historiques: lol!

  5. Comme tout le monde, il en a .
    Il se trouve, simplement, que ses défauts sont plus apparents à l’exception d’une seule, peut-être : l’é-ner-gie !Une énergie peut commune, une capacité de mobilisation assez rare qui font que je l’ai vite repéré. Une déformation professionnelle, sans doute (rires !) de ce qui deviendra, plus tard, mon métier de « chasseur-de-têtes » et une constante dans mon parcours politique où j’ai toujours été désireux de repérer les capacités.
    Une énergie qui lui vient, sans doute, d’ « un complexe de classe » sur lequel on pourra revenir si vous le voulez bien …
    Mathieu.

  6. Mathieu, comment annalises-tu l’ascension de François Bayrou dans les sondages ?

  7. Pitié, non, pas le “complexe de classe.” On a dit qu’on ne s’en prenait pas au physique… lol bis

  8. Je me suis longtemps interrogé, cher Renard83, sur les raisons qu’il avait d’abhorrer “les rouges” (sic !) et une certaine gauche radicale … En fait, ce n’est pas sans raison, l’analyse dirait même qu’il développe « un véritable complexe de classe » !

    Je crois qu’il a été fasciné par les vieilles familles bourgeoises chartraines qu’il s’est mis en-tête de fréquenter après 1995 .A dire vrai, je ne comprends pas bien, son père était boulanger, c’est un beau métier, boulanger, vous savez … le mien était minotier, je connais donc particulièrement bien cette profession que je respecte pour un certain rapport au temps, à la peine et à l’amour du travail bien fait … Ce sont des racines dont on a tout lieu d’être fiers !

    C’est aussi l’une des raisons qui l’ont conduit, je pense, inconsciemment, à se rapprocher d’un Alain MADELIN dont le père était O.S. chez Renault, certainement une « revanche sociale » et, par là même, tout un discours anti-social et le comportement souvent a-social qui va avec .

  9. Que penses tu des propositions de Mme Royal en matière européenne:
    Inscription dans les statuts de la banque centrale européenne de l’objectif croissance- emploi
    Protocole social

  10. Il y a une question de JPR sur Bayrou qui a été zappée…

  11. Bonsoir Mathieu,
    1- Vu la cohésion de la gauche locale quelle combinaison verrais-tu pour gagner les prochaines municipales?
    2- Un petit jeune qui commence à se faire entendre pour la présidentielle: Dupont-Aignant - Quid?

  12. Tout d’abord, tu as raison de spécifier « dans les sondages » pour caractériser l’ascension de François BAYROU. J’y mettrais plus encore de guillemets si je n’en rencontrais pas l’écho … républicain sur le terrain.
    Mon analyse n’aura rien d’original : primo, le mérite de relever le flambeau laissé à terre par Jean-Pierre CHEVENEMENT de « faire turbuler le système ». C’est d’ailleurs symptomatique mais comme on me le faisait très judicieusement remarqué avant le T’Chat, il n’est pas un article qui n’accole les deux noms BAYROU-CHEVENEMENT ! Il y a des différences, nous y reviendrons – au premier chef desquelles l’Europe _ mais il a le mérite, comme je le disais, de s’attaquer au dévérouillage de ce système de fausses alternances que les Français ressentent consciemment (électorat LE PEN, abstention, votes blancs et nuls) et confusément.
    Secundo : l’écho rencontré que je qualifai, cher JPR, pour te faire rire de … républicain. Il séduit par l’affirmation qu’il développe que la plupart des problèmes cruciaux (emploi, salaires, retraites, universités, santé …) ne trouveront de solutions que dans des convergences et des rassemblements nouveaux, comme ce fut le cas à la Libération, avec le premier gouvernement du Général DE GAULLE ou figuraient des communistes, des socialistes, des radicaux, des modérés, des gaullistes et qui donna lieu aux nationalisations utiles, à la Sécurité sociales, aux retraites, etc. … Et, dans la mémoire française, cela veut dire beaucoup !
    Amitiés républicaines,
    « La branche des Valois » [tu te reconnaîtras],
    Mathieu.

  13. En complément de la question de Serge, Lemoine a-t-il toujours sa place dans la gauche chartraine ou faut-il tourner la page ? Pour moi, c’est clair : il faut faire sans. Et pour toi ?

  14. Ce que j’en pense ? Mais c’est du CHEVENEMENT dans le texte ! Au moins, son ralliement aura-t-il servi à cela … pour les mauvaises langues.
    Effectivement, nous ne reprendrons pas le débat du référendum, ce serait trop long mais l’Europe n’est pas (et le sera-t-elle jamais ?) sociale.
    Une monnaie, une politique budgétaire, tout ce qui nous a été retiré, n’ont de valeur que si elles concourent au bonheur du peuple, à la croissance, à l’emploi. L’Europe est la zone où la croissance économique est la plus faible sur la planète, à économies comparées et, notamment, dans la zone €uro. La B.C.E. n’a « en ligne de mire » que l’inflation, comment faire, dès lors, pour remettre de l’huile dans le moteur de nos économies ? Non seulement la réforme de ses statuts s’impose mais une politique de relance devient extrêmement urgente sans quoi le chômage restera cette « variable d’ajustement » dont les populations souffrent et que dire des dévaluations compétitives qui se font aux marges de l’€uro désormais, que dire, également, des protections et des droits de douanes qu’il conviendrait de rétablir pour certaines productions ? Après tout, les Etats-Unis, économie libérale s’il en est, ne se prive pas d’un certain « protectionnisme » sur le blé et l’acier ! Que cela aurait-il d’inconvenant ? Les mentalités évoluent et Jean-Pierre CHEVENEMENT n’y a pas été pour rien depuis … 1992, 1994, 2005 !
    Bien à toi,
    Mathieu.

  15. A l’instant une dépêche AFP vient de paraître : “Nicolas Sarkozy veut relancer l’Europe contre la mondialisation”. N’y a-t-il pas là un glissement dans le sens du combat anti-mondialiste dans la mesure où la mondialisation et la concurrence libre et non faussée est souhaitée par l’union européenne ? Ne penses-tu pas alors que chaque républicain se doit de dépiéger ce langage et ses dangereuses assimilations ?
    Bien cordialement,
    Jérémy Mercier.

  16. De « combinazione », point, Serge lol [lot of laugh, comme écrivent les d’jeunes sur s.m.s.] !

    Plus sérieusement, CHARTRES, qu’on le veuille ou non est une ville en open-field, ce n’est ni la Vendée et ses bocages, ni CAZEAUX-LES-MINES, autrement dit, ni blanche, ni rouge.
    CHARTRES se gagnera au centre.
    Dois-je te rappeler que le score du Parti Socialiste, stricto sensu, en 2001, au premier tour, c’est tout juste au dessus d’un quart de l’électorat (27 %) ; un choc mais qui s’explique par le fait que longtemps (un quart de siècle) – et l’on rejoint la question de « Charles-de-Gaulle » - G. LEMOINE a dépassé la simple équation de la gauche classique pour rassembler, de moitié, un électorat composite qui votait « LEMOINE » plutôt que P.S. ! Cela s’est vu avec P. ORY.
    Concrètement, j’ai toujours été partisan du Pacte républicain, du Rassemblement Des Chartrains [c’est d’ailleurs ainsi que j’avais intitulé ma liste aux Municipales de 1995]. Une ville comme CHARTRES, de 42. 000 habitants, en offre encore la possibilités ou les réseaux comptent autant sinon plus que les étiquettes. C’est, à coup sûr, sur ce terrai là qu’on me trouvera, à nouveau.

    DUPONT-AIGNAN, Serge, oui, il est, sans conteste, dans la ligne mais la balle a tellement rebondi après SEGUIN, CHEVENEMENT et la percée de BAYROU que j’ai peur que son combat ne soit vraiment vain, cette fois-ci.

    A bientôt,
    Mathieu.

  17. Bonsoir Mathieu
    Petite question de politique nationale qui sera également localement d’actualité dans les prochains mois…
    Ne penses-tu pas qu’un rapprochement de J.P CHEVENEMENT vers F.BAYROU eut été plus logique et crédible qu’un raliement CHEVENEMENT/ROYAL ?
    Je pense que F.BAYROU est aujourd’hui le seul (avec J.P CHEVENEMENT) à pouvoir casser le clivage Gauche/Droite, facteur d’immobilisme depuis plusieurs années.
    Il est grand temps de faire passer l’intêret général avant celui des partis.
    Bon courage pour tes prochains combats.
    Amitiés
    Guillaume

  18. Je te cite camarade républicain démocrate :
    “j’ai toujours été partisan du Pacte républicain, du Rassemblement Des Chartrains [c’est d’ailleurs ainsi que j’avais intitulé ma liste aux Municipales de 1995]”
    Question : il était chartrain, gorges, à cette époque ?

  19. Tu me pardonneras pour le nom, j’ai un peu de mal, ça m’écorche (rires !).

    Bon, autant le dire tout de suite, j’ai tellement entendu ressasser l’argument de mon jeune âge, en 1995 (24 ans, à l’époque), comme une discrimination insupportable pourt les notables de la ville et disqualifiante pour conduire une liste, que je n’inverserai pas les rôles : oui, quiconque s’intéresse à la vie de la/sa Cité a « sa » place, G. LEMOINE, comme un autre.

    Quand je pense à tous ceux qui ont fait partie de ses équipes et qui l’ont vilipendé, je ne peux m’empêcher de penser «ingratitude » ; cela n’a jamais été mon cas et je respecte sa personne et son action passée même si, dès 1995, j’estimai qu’il fallait réveiller “la belle endormie” et procéder à certaines inflexions dans la politique urbaine, notamment, menée à CHARTRES.

    Par ailleurs, si d’autres, au sommet de l’Etat, reconnaissent qu’il y a une vie [sous entendu après la politique] jusqu’à la mort, il se peut que certains choisissent de mourir sur scène, comme Molière ou comme le chantait Dalida ! Cela relève du choix personnel qui, en politique, fait partie de ces données incontournables.

    Dans l’idée d’une liste de « Salut Public », tout le monde doit pouvoir trouver « sa » place ou, en version angalise, « the right man at the right place », isn’it, Charles ?

    Bien à toi,
    Mathieu.

  20. Rapidement, d’un mot : oui, il était Chartrain depuis quelques années …
    Ma liste de Rassemblement des Chartrains regroupait, en 1995, autant de gens dits « de droite » que « de gauche » - d’ailleurs, la sociologie électorale en a témoigné – et je peux t’assurer que je le classais et qu’il se classait, lui-même, il y a dix ans, plus volontiers sur mon aile gauche et laïque .
    Bien à toi,
    Mathieu.

  21. Le “fonctionnement” de l’agglo montre aujourd hui les limites ou les imperfections de la loi Chevenement. Ton opinion sur la question pour éviter que ce que nous subissons aujourd hui ne perdure ou ne se reproduise : élections des délégués communautaires au suffrage direct…….???

  22. Décidément « tout devient possible, effectivement, avec Nicolas SARKOZY » ! Quel beau mot, créé pour lui que ce « dépiéger ».
    Après JAURES, BLUM, SARKOZY-l’Americano qui déclarait aux Eats-Unis qu’il se « sentait étranger dans son propre pays », qui dénonçait « l’arrogance française » de WASHINGTON, le voilà, maintenant, qui va se faire le chantre de l’anti-mondialisme ! Est-ce l’influence d’un GUAINO, d’un GALLO ou tout simplement sa soif inextinguible de pouvoir qui vont le conduire à dire tout et son contraire, en parole et dans les actes ? Porte de Versailles, il s’était mis à « aimer la France », quel témoignage de son « amour » doit-on retenir ? Tu me parlais du discrédit, de la responsabilité des hommes politiques institutionnalisés, dans un précédent commentaire, nous y sommes. Combien seront-ils à tomber « dans le piège » ?
    Que ne l’a-t-on pas entendu critiquer ceux qui s’élevaient contre cette Europe, en 2005 ou qui s’étaient, comme moi, éloigné, sur MAASTRICHT ou même lorsqu’il fut tête de liste aux Européennes de 1999 et qu’il plafonna à 12 %, talonné par BAYROU et devancé par PASQUA ?
    Non, tout cela n’est vraiment pas sérieux, à nous de faire de la pédagogie et de « dépiéger » !

    Bon courage J. M.,
    Amitiés républicaines,
    Mathieu.

  23. Merci Mathieu pour ta réponse si cordiale, et bonne continuation à toi !
    Jérémy Mercier.

  24. Tu l’as dit, je l’ai dit, à MAINVILLIERS à propos des VAUROUX, 600 personnes ont pu l’entendre : l’échelon de la Communauté d’agglomération est arrivé à un degré de maturité tel que, primo, ses équipements sont reconnus, secundo, ses politiques doivent être personnifiées par des « délégués communautaires élus au suffrage universel direct ».
    En attendant et compte tenu des statuts actuels de Chartres-Métropole – qui pourront être modifiés – une réflexion reste à mener sur la dissociation entre la présidence et la direction d’un exécutif communal. Autrement dit, interdire le cumul de la fonction de Maire d’une des communes composantes et celle de Président(-e) de Chartres-Métrople.
    J’ajoute que le journal diffusé à l’instigation des élus de gauche, dont Jean-Jacques CHATEL est à la tête, est une extrêmement bonne initiative qui paiera.

    A bientôt de te lire,
    Mathieu.

  25. Il est temps de clôturer ce “chat”. Merci à tous les participants. Cependant, vous pouvez continuer à interroger Mathieu Brétillard qui se fera un plaisir de répondre à vos questions dans les prochaines heures et les prochains jours.
    Bonne nuit.

  26. Comme DE GAULLE/MENDES-FRANCE, comme CHEVENEMENT/SEGUIN, BAYROU/CHEVENEMENT était, serait possible, à l’exception d’une clause de « sauvegarde » sur l’Europe. Honnêtement, je ne vois aucune autre contre-indications ; il faudrait demander l’avis d’un Jean-François KAHN ou d’un Patrick KESSEL avec qui j’étais à l’U.N.E.S.C.O., il y a quelques mois, pour le congrès du Club Laïcité de G. SARRE, pour s’en convaincre. CHEVENEMENT et BAYROU à la même tribune, il n’y avait rien d’incongru.

    Pour le reste, tu es assez fin observateur de notre vie politique locale pour mesurer tous les handicaps qu’il convient de lever pour arriver à casser ce tabou d’un clivage droite/gauche qui a perdu de son efficience, qui est souvent à front renversé ou qui s’est déplacé. Les mentalités n’évoluent que très lentement et dire l’inverse, n’est que billevesées.

    Les aînés ouvrent la voie (ouh, la, la !) et les jeunes générations peuvent bénéficier de ce qui a été semé … 1995, à CHARTRES, c’était trop tôt ; CHEVENEMENT en 2002, aussi, 2007 et 2008, BAYROU/GAULLIER, si j’ai bien compris, pourraient former le ticket gagnant ? Rires !

    Je me revois un peu plus jeune que toi, en 1994 et je ressens encore la chape de plomb et les incompréhensions feintes ou réelles qui pesaient sur toute tentative de dépassement du clivage gauche/droite. Que de chemin parcouru ! Je persiste à penser que le terrain municipal est l’endroit le plus propice pour travailler la mano en la mano. D’autres nous rejoindront, au diapason du tempo national, laissons leur le temps de s’y habituer, si ce n’est pas cette fois, ce sera la prochaine.

    Amitiés et profite de ta jeunesse pour cultiver ta Liberté !
    Mathieu.

  27. Merci pour la qualité tes réponses.
    A bientôt
    Amitiés
    Ghislaine

  28. Merci à vous, toutes et tous, pour le ton et le fond ; j’aurais souhaité évoquer le devenir de notre politique municipale, les réalisations en cours, la politique à l’Agglo., c’est plus intéressant, convenez-en, que la face prétendument cachée des uns ou des autres ! Ce sera pour une prochaine fois … Et puis le débat continue, si vous le voulez, ici (merci à La Piquouse) ou, demain, aux élections dont c’est la raison d’être. Chacun y a sa place et des petits rien peuvent être déterminants … 150 voix sur Chartres Sud-Ouest, par exemple.
    En tout cas, hier, aujourd’hui comme demain, je reste à votre écoute et prêt au Rassemblement autour des Valeurs communes que nous avons évoquées.
    Salutations républicaines et citoyennes à toutes et tous,
    Mathieu BRETILLARD.

  29. Monsieur Brétillard,

    C’est quoi votre programme municipal ?

  30. Selon vous, que manque-t-il à la gauche chartraine et d’agglomération pour être crédible ?
    A votre avis, quel est le point faible de Gorges ?

  31. Voilà mon programme !
    Plus sérieusement, cher « hésitant », à propos de quoi ou de qui, hésites-tu ?
    Il est trop tôt pour entrer dans le détail des propositions mais disons que ce projet municipal devra être un « projet humain », qui s’attache au citoyen ; de ce point de vue, les littéraires sont un atout. Cela me rappelle que dans l’Echo Républicain des samedi 24 et dimanche 25 septembre … 1995, je développai déjà ce thème : “j’estime, en effet, que la campagne des municipales de 2008 se jouera autour d’un projet social tournant autour de l’intégration. Une intégration de l’individu à la société, de l’étudiant dans la vie professionnelle, des personnes âgées dans leur ville, du passé et de la nature dans la ville … ”
    De la même façon, le profil de celui ou celle qui conduira l’équipe aura toute son importance, pour faire vite, il ne devra pas raisonner de façon binaire, comme les informaticiens (0 ou 1) mais avoir l’intelligence nécessaire, dans un esprit de tolérance, de s’ouvrir aux autres ; j’en traçai un portrait « idéal » dans l’Echo Républicain du lundi 21 février 1994 qu’aujourd’hui, encore, je ne désavouerai pas : « la liberté vis-à-vis de l’argent, des groupes d’intérêts, des partis et l’intelligence nécessaire pour promouvoir, dans un esprit d tolérance, de vraies réformes. » Tolérance, ouverture, intelligence, les mots reviennent souvent dans les attentes des Chartrains.
    Laissons passer cette séquence « nationale » et retrouvons-nous, cher hésitant, en septembre prochain, si tu le veux bien.

    A bientôt donc,
    Mathieu.

  32. Pour faire court, sur ta deuxième question et évacuer le sujet GORGES, le « point faible de GORGES », c’est GORGES lui-même et, de ce point de vue, personne n’y peut rien.

    Plus intéressante, ta première question sur ce qui « manque à la gauche chartraine et d’agglomération pour être crédible ».

    Premièrement, la manière de faire de la politique, la « gué-guerre des deux roses », SANTERRE/VALLET, pour reprendre le parallèle de LUCE, évoqué par G. THAREL dans un de ses commentaires, est dévastatrice d’autant qu’elle ne repose pas sur le fond. Incidemment, cela montre aussi qu’il n’y a pas tant de différence entre la manière de faire de la politique entre les femmes et les hommes ! Les ressorts sont toujours les mêmes, c’est la politique qui veut ça … La grande affaire est plutôt personnelle.

    Pour autant, à la base, je peux comprendre le « dépit » de Madame SANTERRE qui a arraché, dans les conditions que l’on sait – et, à cet égard, je suis particulièrement bien placé pour le savoir – un canton qu’on disait inexpugnable, Chartres Sud-Ouest, à la droite.

    Aux cartes, un valet vaut moins qu’une dame et il pouvait être légitime, pour le Parti Socialiste, d’investir une Conseillère Générale, depuis plus longtemps encartée, plutôt qu’une Conseillère Municipale, adhérente de fraîche date …

    Deuxièmement, la « démocratie interne » au P.S. – j’y mets les guillemets de circonstance – qui montre que le choix effectué n’est pas forcément celui le plus opérant … Rappelez-vous le référendum sur le T.C.E. : 60 % des Socialistes avaient dit « oui » à l’interne, 55 % des Français ont voté « non ». C’est que, vois-tu, la base électorale des Socialistes n’a rien à voir avec celle des Français ; la moitié, au moins des adhérents socialistes sont des élus, des fonctionnaires, des employés de mairie, tenus par des réflexes « clientélistes » et de sauvegarde ; comment veux-tu, dans ces conditions, représenter les aspirations du peuple, dans son ensemble ? La même chose est peut-être en train de se passer pour Ségolène ROYALE, choisie à l’interne contre plus charpentés qu’elle, de même pour Madame VALLET. Voilà un « manque de crédibilité ».

    Rends-toi compte que sur notre première circonscription, c’est moins d’une centaine d’adhérents socialistes qui a été consultée pour déterminer leur championne, seulement un peu plus de la moitié a voté et Madame VALLET a obtenu … 29 voix contre 19, à mon souvenir, à Madame SANTERRE ! Que cela veut-il dire ? Rien, rien du tout sur … 78. 000 inscrits ou même 51. 000 votants sur la 1ère. circonscription, cela donne, au mieux … 0, 05 % ! Quelle légitimité ? Non, le choix à l’interne ne se révèle pas forcément être le meilleur ou le plus efficace à l’élection. Que veut dire cette démocratie de filtre ? Encore un autre manque de « crédibilité », comme tu dis.

    Troisièmement, d’avoir tiré les leçons de 2001 et là, beaucoup reste à faire. Une des raisons essentielles est sans doute que ni M. ORY, ni Philippe MERY, n’ont poursuivi ; cela a créé un vide, occupé par d’autres, aujourd’hui et, conséquemment, une gauche déboussolée.

    Quatrièmement, d’avoir une vision réductrice du champ de la gauche (souvent au P.S.). Un point d’histoire, pour les plus jeunes : longtemps, le P.S. n’a pas été majoritaire, à gauche, dépassé par les Radicaux, les Communistes, des Modérés. Il n’est donc pas dit qu’il y ait un imperium P.S. qui se poursuive d’autant qu’en 2008, la question d’un sortant de gauche ne sera pas posée.

    Si l’on ajoute, un manque de tolérance et d’ouverture aux forces vives et dynamiques du monde de l’entreprise, une volonté d’œuvrer sur de façon citoyenne et non partisane et, enfin, de d’élaborer un « projet humain », on arrive à près de 7 handicaps à lever avant d’envisager de façon sereine l’avenir municipal et communautaire.

    Si tu en vois d’autre « manque de crédibilité », fais m’en part, qu’on y réfléchisse, ensemble, cher « Anonyme n° 2 »,

    Cordialement,
    Mathieu.

  33. Et en plus c’est des filles…
    Et qui va garder le paraplégique ?

  34. Bravo M. Brétillard, ça c’est de l’analyse !
    Quel dommage que la gauche ne vous ai pas choisi comme son champion.

  35. N’en déplaise, le propre de l’analyse n’est d’être ni de gauche, ni de droite .Un jour viendra où la droite devra, elle aussi, faire l’analyse de ses échecs locaux; ce jour-là, je vous en féliciterai.

    Cordialement,
    Mathieu.

  36. Un autre moi-même ?
    Non, pas possible, je ne me reconnais pas dans ces propos.

    Cordialement,
    Mathieu BRETILLARD-le-vrai.

  37. Fait gaffe Bernard, y’a Brétillard qu’a des vues sur la mairie.

  38. Bonjour “Alerte rouge”,

    Une question faussement innocente : pouruoi Bernard, plus qu’un ou une autre devrait-il “faire gaffe” ?

    Bonne journée,
    Mathieu.

  39. Le 22.02 à 19 h 08, M. Brétillard pose la question (sans y répondre !) de la légitimité de l’investiture d’un(e) candidat(e) pour représenter un parti ; GONFLé, de ne pas vouloir reconnaître le principe démocratique appliqué à la base ! C’est FORT pour un “républicain démocrate”… toujours un peu trop verbeux, et sentencieux, d’ailleurs.
    C’est quoi la solution pour investir un(e) candidat(e) ? L’ancienneté ? Le mérite ? La “gueule” ? La roulette russe ?… Ou l’expression de ceux qui veulent s’exprimer pour dire qui peut porter leurs couleurs ? Au moins, quand ils ont eu le choix entre DEUX, c’est mieux que de ne pas avoir de choix du tout, comme cela se pratique à l’UMP.

  40. Allez, un peu de courage … Chiche, on lève l’anonymat ?

    Bonjour, cher « donneur de leçon »,

    Le Parti Socialiste est, bien entendu, libre d’investir et selon les modalités partisanes qui lui sont propres ses candidats, de la même façon que les citoyens(-ne)s de ce pays sont encore libres, même si toutes les chausse-trappes leur sont réservées (« 500 signatures, financements, accès aux media, etc. ») de se présenter au suffrage universel direct de leurs compatriotes.

    Entendons-nous bien, il ne m’appartient pas de définir les règles internes au Parti Socialiste dont je respecte les militants, les plus anciens d’ailleurs, qui ont vu arriver ceux des cartes à 20, 00 €uros et qui, quelque chose me dit, les verrons disparaître alors qu’ils continueront, eux, à coller les affiches, mettre sous enveloppe, timbrer, etc.
    Non, simplement et vous faites semblant de m’avoir bien lu, je répète que la base est trop faible – prenons les 29 voix de Madame VALLET, auxquelles on arriverait presque avec sa propre famille de sang ou ses ami(-e)s directs – pour représenter et rassembler au second tour, notamment, toute la gauche dans ses différences.
    29 voix, c’est « peanuts » – comme dirait un de nos édiles – et ce ne sont pas ces 29 voix qui veulent dire quelque chose sur 78. 000 inscrits ou même 51. 000 votants (0, 05 %). Alors, bien sûr, on m’objectera que le score sera, sera, sera … plus élevé. Comme moi, vous savez qu’il en va du poids de l’étiquette, en l’occurrence P.S. et du bi-partisme.

    Alors, que faire ?

    Vous avez parfaitement raison de poser la question. J’y réponds directement, sans « verbiage » : sans doute aller vers un aggiornamento de la Gauche, à la façon d’un Epinay, pour faire vite ou, peut-être d’une « marguerite » à l’italienne.

    Un des éléments symptomatiques du Parti Socialiste de vouloir s’arroger , véritablement, tous les leviers de commande réside, par exemple, dans le choix des suppléants ; rendez-vous compte, un suppléant, « cela ne mange pas de pain » pour ouvrir, on ne le rémunère pas le Suppléant, il laisse toutes ses indemnités au Député, le Suppléant ! Eh bien non, au lieu de cela, on reste entre soi, au P.S. ; comment, dans ces conditions et dans toutes les autres que je n’énumèrerai pas au risque de passer pour trop « … et … », s’étonner que la Gauche, dans son ensemble et les Français ne suivent pas ?

    Cela ne vous rappelle-t-il pas le référendum sur le T.C.E., approuvé par la démocratie interne au P.S., sur la même base extrêmement restreinte de 130. 000 adhérents sur 60 millions de Français (0, 20 %) et le résultat - à l’inverse des 60 % des militants socialistes favorables au « Oui » - qui a donné 55 % des Français en faveur du « Non » ?

    Sans « sentence » : « réfléchissez-y » ! La démocratie interne (souvent faite pour se “donner des airs de démocrate”), faite de filtres et souvent de méthodes disons “limites”, pour être aimable, n’est rien en comparaison de la vraie, celle du peuple souverain.

    Bonne après-midi,
    Mathieu.

    Post Scriptum : J’ajoute qu’on pouvait dire et qu’on a souvent dit la même chose, à raison, de la démocratie interne d’un mouvement comme le R.P.R., par exemple. Ce n’est donc pas propre au P.S.

  41. j’ai pas tout lu, c’est trop long…
    j’ai pas tout compris, c’est trop confus…

    Au fait Brétillard, ta légitimité elle te vient de qui ?
    T’as été désigné par combien de militants de ton parti ?

    Pour moi, vois-tu, on désigne le plus compétant. Dans ton cas t’es seul… facile !

    Pour santerre/vallet, facile aussi, on désigne la plus compétante… ce qu’ont fait les militants à plus de 60%. Ce qui n’est rien par rapport au score que tu pourrais faire je te l’accorde; les 100% sont largement à ta portée !

    Que tu préfères santerre à vallet, libre à toi, mais dis le clairement, ne tourne pas autour du pot ! et en plus si tu pouvais argumenter ton propos ça pourrait nous éclairer… fait pas trop long quand même.

  42. Bonsoir John DOE,

    Allez, un petit effort avant de dormir, on relit posément, une camomille et la nuit portant conseil, tout sera plus clair demain ou juste après les présidentielles et les législatives.

    Cordialement,
    Mathieu.

    P.-s. : Juste une incise, République et Démocratie n’est pas un parti et ma légitimité est, avant tout, citoyenne, comme la tienne … difficile à comprendre tant l’esprit du suffrage universel a été capté par les partis. Dormez, braves gens, sur vos certitudes …

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