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Papon, papon, papon…

Par MPM • lundi 19 février 2007 à 22:28 • Catégorie: La parole à...

Eh bien voilà ! Le Papon s’en est allé sans les honneurs [quoique dans certains cercles, il fasse encore plus honneur que horreur...].

Il s’en est allé, disais-je, en homme libre. Lui qui avait signé tant d’actes envoyant des juifs vers la mort cependant que d’autres hauts fonctionnaires résistaient à la torture. Lui qui fut le Préfet de Paris ordonnateur le 17 octobre 1961 d’une effroyable "ratonnade" contre des manifestants algériens réclamant la fin de la guerre dans leur pays. Lui qui en 1997 dérapait encore dans une interview en parlant du lobby juif agissant contre la France. Lui qui fut condamné en 1998 à dix ans de réclusion pour complicité de crime contre l’humanité. Lui qui fut l’un des rares à bénéficier de la loi Kouchner pour éviter de finir ses jours en prison.

Et pourtant, aujourd’hui encore, notre pays maintient en prison l’ex-militante d’Action Directe, Nathalie Ménigon, condamnée à perpétuité en 1987 pour l’assassinat du PDG de Renault, Georges Besse. Incarcérée avec le statut de "détenue particulièrement signalé" (DPS), Nathalie Ménigon a eu droit pendant des années au placement à l’isolement, avec droit de visite limité, restriction des parloirs, du courrier, des appels téléphoniques, etc.

En 1996, Nathalie Ménigon a été victime d’un premier accident vasculaire cérébral. Puis d’un second en 2001. Faute de soins et d’un suivi médical sérieux, celui-ci n’a été détecté que plusieurs mois après son déclenchement. Désormais, Nathalie Ménigon souffre de spasmes à la main et au pied gauche, accompagnés de troubles de l’équilibre. Semi-paralysée, elle se déplace de moins en moins. Elle ne bénéficie plus d’aucun soin particulier, ce qui aggrave son problème de mobilité. Malgré ses deux accidents vasculaires, Nathalie Ménigon n’a pas subi d’examen de contrôle approfondi depuis 2002. " Sa dernière prise de sang date de février 2003 alors que son taux de coagulation sanguine devrait être régulièrement surveillé.

Je ne suis pas spécialement une fanatique du terrorisme mais non plus du crime contre l’humanité. Je constate que dans notre pays où l’égalité est affichée à tous les frontons officiels, il continue d’exister la médecine à deux vitesses, aussi la justice à p’tit feu…

Dominique Chéron


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Une Réponse »

  1. Si la Justice n’était qu’à deux vitesses, ça serait déjà pas mal. Je n’ai vu en prison que trop rarement d’avocats, de policiers, d’hommes d’affaires véreux ou de politiciens escrocs (suivez mon regard). Quant à la parité hommes-femmes, je veux bien la réclamer: à la louche, il y a 60.000 hommes pour 3.000 femmes: cherchez l’erreur…

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