La démocratie, c’est le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple. La démocratie, c’est l’expression de la majorité dans le respect de la minorité, c’est aussi le droit de dire NON ! Une définition qui ne convient pas à Jean-Pierre Gorges, député-maire-président de Chartres, qui veut donc en imposer une autre sur l’agglomération chartraine, au service de son pouvoir personnel.
Lors du conseil communautaire de Chartres Métropole de vendredi 16 février, Gorges va faire adopter par sa majorité de godillots une modification des statuts de ladite communauté.
Aujourd’hui, Chartres Métropole fonctionne à travers trois organes : la présidence, le bureau et le conseil communautaire. Notamment, d’après les statuts de 1999, le bureau est composé d’au moins un représentant de chaque commune. Entre 2001 et 2006, la commune de Lèves était représentée par Nicolas André. Gorges ne supportant la contradiction de son opposant (minoritaire) a organisé sa destitution et son remplacement par une autre élue lévoise, Lise Pouthier. Mais celle-ci a refusé d’être désignée contre son gré et a aussitôt démissionné.
Du coup, le bureau ne peut plus légalement se réunir. Qu’importe, Gorges a trouvé la solution au problème. Il suffit de modifier les statuts de Chartres Métropole avec cette nouvelle formule : «La composition du bureau est fixée par le Conseil de Communauté par délibération à la majorité simple»…







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