Il y a trois ans, Vincent Gouache agressait une Chartraine

«J’atteste avoir assisté le mardi 3 février 2004 vers 7 heures 45 rue Daniel-Boutet à une altercation entre M. Gouache et l’une de mes voisines de mon bureau. M.Gouache l’a saisie par les épaules en hurlant et l’a secouée de manière très violente. Dans la bousculade, la dame a été projetée au sol et sa tête a heurté le bitume avec force. Je me suis approché et ai constaté que M. Gouache, sans même chercher à relever cette dame, téléphonait à la police municipale».

A l’époque, seul le journal L’Aiguillon s’était emparé de l’affaire que la presse locale n’a bizarrement jamais relatée.

Sur la base de deux témoignages directs de la scène, enregistrés au commissariat de Chartres, L’Aiguillon, dans son édition de mars 2004, écrivait qu’un collaborateur de Jean-Pierre Gorges, candidat aux régionales sur la liste UMP, avait agressé une Chartraine (parce qu’elle avait tenté de détériorer sa voiture en stationnement irrégulier) ; une dame qu’il avait projetée à terre, dont la tête avait heurté violemment le sol et qui avait été assommée et ensanglantée.

Malgré la publication d’un droit de réponse dans l’édition suivante de L’Aiguillon, Vincent Gouache, attaché parlementaire du député de Chartres, renchérissait en attaquant l’association Energies Citoyennes (propriétaire du titre) pour diffamation.

Dans son mémoire à charge, Vincent Gouache fabriquait un tissu de mensonges pour accréditer la thèse de l’accident d’une Chartraine «très désemparée» qui tombe et se blesse toute seule. Il produisait aussi les témoignages abracadabrantesques et contradictoires de son employeur Jean-Pierre Gorges et de Jean-Guy Muriel, directeur de cabinet du précédent, non témoins de l’agression.

Un an plus tard, en avril 2005, le jugement tombait. Energies Citoyennes était condamné à payer à l’agresseur 2.500 euros de dommages et intérêts plus 1.300 euros au titre de ses frais d’avocat.

Pourquoi ? Parce que l’un des témoins de l’agression, cité par L’Aiguillon, avait d’abord produit son témoignage dactylographié (avant d’en verser au dossier la version manuscrite comme l’exige la loi), le tribunal avait décidé de ne pas en tenir compte. Parce que le tribunal avait jugé que le deuxième témoin de L’Aiguillon avait une valeur moindre que celle du policier municipal (assermenté) cité par Gouache, lequel policier n’avait pourtant pas assisté à l’agression ! Parce que la dame fragile n’avait pas porté plainte contre son agresseur ; et pour cause, depuis le 3 février 2004, elle était internée dans un hôpital psychiatrique !

Enfin, le 19 janvier 2006, la cour d’appel de Versailles faisait valoir le droit et rétablissait la vérité : le jugement de Chartres était infirmé et Vincent Gouache débouté de sa demande en diffamation.

Vous pouvez retrouver tous les détails de l’affaire dans les différents numéros de L’Aiguillon au format PDF ci-dessous :

3 commentaires pour “Il y a trois ans, Vincent Gouache agressait une Chartraine”

  1. Spy dit :

    Un échec de plus pour la bande à Gorges .

  2. Jean Mineur dit :

    Faux témoins
    Vraie agression

  3. Spy dit :

    Comme c’est bizarre , la caméra à l’angle de la mairie ne fonctionne pas dans ces cas là , elle est trés séléctive la petite..

Laisser un commentaire