Handicapés et services publics : les points noirs dans l’agglo
La Piquouse s’adresse à ses lecteurs pour qu’ils l’aident à recenser les lieux et services publics difficiles (ou impossible) d’accès pour les personnes à mobilité réduite dans les sept communes de l’agglomération chartraine. Il s’agira ensuite de trouver des solutions. Vous avez la parole. 
17 janvier 2007 à 20:41
Recensons ma mie, recensons…
Ce qui n’est pas accessible à Chartres:
le musée
le théâtre
le service des sports
le commissariat
le poste de police municipale
la cathédrale
la salle des mariages
le tribunal
la prison
mon médecin
mon dentiste
mon pharmacien
mon banquier
mon notaire
mon assureur
mon coiffeur
une grande partie des magasins chartrain
On aurait plus vite fait de dire ce qui est accessible…
17 janvier 2007 à 21:45
Y z’auraient pu indiquer le pourcentage de la pente, les enfoirés d’la ville. Ça a l’air de grimper sacrément dur. C’est la côte de la caté ou la courtille ?
17 janvier 2007 à 22:00
Vous connaissez la chanson de Jacques Brel « La statue » :
« j’aimerai tenir l’enfant salaud qu’a fait graver sous ma statue… »
Moi j’aimerai tenir l’enfant de marie,
la canaille,
l’emplâtre,
le va-nu pied,
le trogloytes,
le tchouk-tchouk nougat,
le sauvage,
l’aztéque,
le marchand de tapis,
l’iconoclaste,
le chenapan,
l’ectoplasme,
le marin d’eau douce,
le bachi-bouzouk,
le zoulou,
le doryphore,
le macaque,
le parasite,
le moule à gauffres d’architecte responsable du « cœur de ville ».
Et il a été payé c’ten…
Stop, je recommence pas, mais quand même j’ai du mal à croire que l’on puisse être aussi, aussi…
J’ai encore failli me faire déborder, mais je voudrai quand même vous dire que l’architecte du « Cœur de ville » est un mauvais.
Mais peut-être l’aviez vous déjà compris ?
Les noms d’oiseaux d’après Hergé
« le crabe aux pinces d’or »
17 janvier 2007 à 22:01
Manque l’emplacement des aires de repos et les horaires de fonctionnement du tire-fesses.
17 janvier 2007 à 22:21
J’espère qu’ils l’ont mis à la bonne hauteur la sonnette.
17 janvier 2007 à 23:05
Bizarre tous ces commentaires d’un coup et pis plus rien.
‘viendrait pasde la meme adresse ip ça?
17 janvier 2007 à 23:08
On peut se poser la question de la hauteur de la sonnette. Une sonnette accessible est bien la moindre des choses… mais apparemment pas sur les nouveaux bus de l’agglo !
La sonnette, la fausse bonne solution : pourquoi n’auriez-vous pas, vous aussi, personne valide, le droit à une sonnette ? C’est une discrimination insupportable ! Une sonnette pour tous, c’est bien la moindre des choses.
Merci qui ?
17 janvier 2007 à 23:15
Un autre corbeau peut-être ?
17 janvier 2007 à 23:21
C’est écrit sur le panneau : “appuyez sur la sonnette, on vous aidera volontiers…” (druk op de bell…)
Ca me rappelle une anecdote vécue : ça remonte à 16 ans, j’avais une poussette, mais pas de fauteuil roulant dans mon entourage immédiat à l’époque. Pour aller (tous les jours) à la poste côté boites postales, il fallait monter un escalier : souvenez-vous, c’était “la Poste” à Chartres ! Lasse de ne pouvoir emprunter l’ascenseur toujours en panne ou fermé, j’ai demandé, un jour à voir un responsable… J’ai appris que l’ascenseur n’était pas toujours en panne, mais maintenu fermé pour éviter que les gens ne l’utilisent à mauvais escient. J’ai évoqué le problème pour moi, mais aussi pour les gens en fauteuil. La réponse m’a sidérée : “ils n’ont qu’à venir nous demander, on leur ouvrira l’ascenseur !”… AUTHENTIQUE.
Les temps ont-ils changé ?
Va-t-on un jour assimiler ce que signifie “autonomie” ?
17 janvier 2007 à 23:31
Moi aussi, Anonyme de 11:05, je trouve ça louche…
Y’a raton sous roche !
18 janvier 2007 à 1:44
Ce ticket est vraiment emblématique du sérieux problème que vous avez, vous les critiqueurs de Gorges. On vous demande de donner votre avis sur un sujet et y’en a même pas un qui a exprimé une idée. Pour critiquer, râler, geindre, se plaindre de tout et de son contraire, votre descendance beauceronne vous donne de la verbe. Et même raton laveur, qui se veut pourtant le porte-parole des handicapés n’a rien émis de concret. Pour vous dire la détresse intellectuelle qui vous frappe.
Mais grâce à mes expériences lointaines et mon clavier qwerty qui peut faire des accents quand il le veut, je vais vous permettre de sauver la face en vous soufflant 2 petits exemples qui viennent des contrées lointaines canadiennes.
Les bus de la ville sont tous équipés de suspension pneumatique. A la simple pression d’un bouton actionné à l’exterieur par la personne en fauteuil, le bus s’affaise au niveau du sol puis une rampe telescopique sort pour permettre à l’handicapé de monter dans l’autobus sans assistance extérieure. Waouh qu’il dit le raton ! J’ai jamais entendu parler de ça. Mais attends la suite. Tous les grands centres commerciaux mettent à la disposition des visiteurs à mobilité réduite des scooters électriques pour déambuler dans les rayons. Alors là le raton, il en revient pas. Lui qui croyait qu’en Amérique du Nord, tout le monde il est méchant comme Bush , voilà qu’il découvre que le social existe aussi en dehors de la France… oups.. Chartres je voulais dire (car il a du mal à imaginer ce qui se passe au delà des collines de la madeleine).
Mais pour revenir au thème de ce ticket, vous qui mourrez d’envie d’un dialogue avec Gorges, je suis mort de rire rien qu’à vous imaginer essayer de le contredire lors d’un débat public. A l’exemple de votre capacité de reflexion sur ce ticket, vous vous ridiculiseriez. Mais ne vous privez pas de critiquer mes commentaires ou de relever mes accents, puisque c’est la seule chose que vous savez faire.
PS à raton : la hauteur de la sonnette, c’est moi. Tu ne peux même pas dire que c’est toi qui l’a suggéré. Comme quoi, en utilisant d’autres pseudos ou en mettant des accents, tu peux écouter mon avis sans systématiquement me parler d’avis de recherche qwerty.
J’allais oublié aussi autre chose. Comme tu le sais, j’ai aussi vécu en Chine. Si tu veux, je peux te dire comment ils assistent les handicapés là-bas.
18 janvier 2007 à 15:59
Faire l’inventaire des lieux inaccessibles ou difficiles d’accès, c’est relativement simple. Il a été rapidement fait plus haut, avec quelques manques…
Ça se complique quand il s’agit d’apporter des solutions. La salle des mariages de la mairie de Chartres en est un exemple.
On a accès à cette salle par trois ou quatre marches. À l’époque, faisant partie de l’assemblée municipale consultative créée par George Lemoine, j’avais demandé que cette salle, ou nous siégions, soit rendue accessible. Elle le fût par l’ajout d’une rampe amovible.
Cette solution, toujours en vigueur, n’est pas satisfaisante pour plusieurs raisons :
- la rampe a une pente trop forte pour être franchie sans aide par une personne en fauteuil manuel
- la rampe n’est installée qu’en cas de besoin, il faut donc prévoir sa mise en place.
- la rampe ne peut pas être franchie par un fauteuil électrique
- elle est glissante quand il pleut
Quelle solution adopter :
- soit une rampe en dur plus longue pourrait être franchie sans aide par tous les types de fauteuils et serai toujours en place. Malheureusement ce n’est pas envisageable : site classé et problèmes techniques.
- soit faire entrer les personnes en fauteuil par une autre entrée : bel exemple d’intégration…
- soit déplacer la salle des mariages dans un site accessible : sans doute la seule solution, encore faut-il trouver l’endroit.
De toutes façons le 11 février 2015, il faudra avoir trouvé une solution pour tous ces lieux inaccessibles.
19 janvier 2007 à 17:03
J’ai eu du mal à lire votre commentaire monsieur MissHom, mais j’ai réussi à aller jusqu’au bout. Je ne parlerai pas de ma “détresse intellectuelle”, chacun sa croix. Je ne parlerai pas non plus de mon clavier, ni de mes voyages, mais, plus constructif, de bus. Grace à vous, j’ai découvers la solution Canadienne. C’est une solution qui date un peu. À Renne, en France, la solution adoptée est la suivante : quand le bus arrive en vue d’un arrêt, le chauffeur presse un bouton qui déclanche le stationnement automatique du bus. Une fois celui-ci stoppé, la rampe se déploie et la porte s’ouvre, le tout automatiquement.
Avantage de cette solution :
- le bus est toujours dans la bonne position par rapport au trottoir
- la rampe peut servir à tous ( fauteuils, poussettes, charriots…)
- et surtout, toutes les populations sont traitées de la même façon.
Pour ce qui est de la Chine, j’imagine que la balle est facturée à la famille, non ?
19 janvier 2007 à 23:27
Deux claviers qu’il a Miss Hom, décidemment on se goinfre à droite !
22 janvier 2007 à 16:56
Le poste de police municipale n’est pas accessible : pour se rendre à l’accueil, il faut emprunter un élévateur dont la clé est à retirer à l’accueil. Il faut donc attendre qu’une bonne âme aille vous chercher le précieux sézame, en souhaitant qu’il ne pleuve pas…
Solution : faire en sorte que l’élévateur fonctionne sans clé.
Coût : un peu d’huile de méninges.