Communiqué de presse
7 décembre 2006
Parking du capitole :
la ville de Toulouse contre-attaque.
Elle poursuit Christophe LEGUEVAQUES
en diffamation envers un « corps constitué ».
Question - Demain, le conseil municipal de Toulouse étudiera votre demande
concernant le dossier du capitole. Dans un document de 7 pages remis au
conseil municipal, le Maire répond à vos arguments et sollicite le rejet
de votre demande d’action en justice. Qu’en pensez-vous ?
Christophe Léguevaques (CLE)- La mairie répond très partiellement à toutes
les questions soulevées par ce dossier.
1. Tout d’abord, La ville de Toulouse se contente de considérer que,
par deux fois, le calcul de la chambre régionale des comptes est inexact.
C’est un peu court.
2. La ville de Toulouse omet surtout de répondre aux questions qui
fâchent ou qui dérangent :
a. Alors que le parking se dégradait depuis de très
nombreuses années, pourquoi la ville de Toulouse n’a t elle pas sommé,
avant 2003, le concessionnaire d’entretenir le parking et de réaliser les
> travaux qu’il devait supporter ?
b. Pourquoi, en 2003, devant l’état de quasi abandon du
parking par le concessionnaire, la ville de Toulouse n’a t elle pas
résilié aux torts du concessionnaire la concession ?
c. En 2006, le parking devait revenir GRATUITEMENT à la
ville en « parfait état de fonctionnement », pourquoi la ville n’a t elle
pas étudié l’opportunité d’exploiter le parking, sans concessionnaire,
afin de générer un revenu net annuel de l’ordre de 2 millions d’euro
(amortissement des travaux déjà déduit) ? Autrement dit, pourquoi la ville
refuse t elle une manne de 2 millions d’euro par an, soit le prix de 2
> crèches ou le coût annuel de l’aménagement piétionnier du centre ville ?
d. Les personnes qui prennent le métro (ligne A ou B)
ne sont pas des utilisateurs du parking du capitole. En quoi les travaux
entrepris sur le parking pouvaient ils gêner les utilisateurs du métro ?
C’est pourtant ce qui justifie l’anticipation de 3 ans avant la fin du
contrat de concession.
e. La ville admet elle qu’un concessionnaire qui ne
respecte pas son contrat de concession puisse voir son contrat résilié
SANS INDEMNITE ? Alors pourquoi ne pas avoir exercé cette voie de droit en
son temps ?
>
f. Alors que la chambre régionale des comptes constate
des incohérences sur les comptes rendus financiers remis par le
concessionnaire, pourquoi ne pas avoir eu recours à une expertise
indépendante pour calculer le montant de l’indemnité de résiliation
anticipée ?
g. Comment la ville peut elle affirmer que la procédure
d’appel d’offres a respecté la loi alors que les conditions de l’appel
d’offres ont changé en cours de route ?
h. Pour quelles raisons, la redevance devant être payée
par le concessionnaire a t elle été fixée, en cours d’examen des offres,
par la ville à 3 % du Chiffre d’affaires alors qu’aucune précision ne
figurait dans l’appel d’offres initial ?
i. Pourquoi les autres offrants n’ont ils pas été
informé que l’ancien concessionnaire avait reçu une indemnité de
résiliation anticipée de 3,5 millions d’euro ? ce qui faussait le jeu de
la concurrence.
Malgré toutes les démonstrations et arguments d’autorités, il reste, à ce
jour, suffisamment de questions et d’incohérences pour que la justice soit
saisie.
J’invite tous les toulousains qui souhaitent voir triompher la vérité à se
joindre à notre requête devant le Tribunal administratif. Pour nous
contacter, n’hésitez pas à visiter www.montoulouse.fr
.
Question : La ville de Toulouse a décidé de porter plainte contre vous
pour « diffamation envers un corps constitué » en raison de la publication
de vos propos dans La Dépêche du Midi du 2 novembre 2006. Quelle est votre
réaction ?
Christophe Léguevaques (CLE)- C’est un peu une tradition toulousaine.
Comme au rugby, il faut crier plus fort que l’adversaire pour
l’impressionner ou tenter une diversion pour occuper les esprits. Jean-Luc
Moudenc a été à bonne école avec Philippe Douste-Blazy, ce grand
prestidigitateur de la politique spectacle. Mais ces tentatives
d’intimidation me laissent de marbre. Cela ne m’empêchera pas de
surveiller de prés toutes les attributions des marchés publics de la ville
et de défendre l’intérêt des toulousaines et des toulousains.