L’un des reproches qui est adressé le plus souvent aux animateurs de ce blog, c’est d’être des donneurs de leçons. Déjà le côté écolo, ça ne fait pas trop sérieux. En plus, être de gauche, ça n’aide pas non plus. Mais donneurs de leçons, ça c’est le côté prof, intello, élitiste, bref chiant….
Eh bien oui, j’assume, nous assumons, nous sommes chiants. Et, en plus donneurs de leçons. Parce que les politiciens locaux de l’agglomération chartraine méritent qu’on leur donne cette leçon de non-arrogance, de non-impunité, de ne pas faire “ce que nous nous permettons de faire sans vous demander votre avis”.
Nous avons mis plus de trois ans pour faire tomber le délinquant Jacques Morland et nous n’avons pas fini de purger son système avec tous les gens qu’il a mis en place et qui veulent continuer à profiter de la situation. Nous traquons un corbeau et un maire de Chartres qui en prend bien trop à son aise avec ses opposants. Même si ses idées sont défendables (il a été élu), même si je ne partage pas ses choix, c’est surtout la façon dont il traite les gens qui ne sont pas d’accord avec lui qui me dérange et plus que cela.
Jean-Pierre Gorges ne respecte pas ses adversaires, fait parfois semblant de les écouter pour les mettre dans sa poche. Nous nous opposons à lui avec des mots, avec des faits, avec un blog et un journal satiriques en usant juste les moyens que nous donne la démocratie. Parce que nous sommes citoyens et que nous ne voulons pas que soient dévalués, dévoyés, foulés au pied et jetés aux orties les trois mots qui ornent les frontispices des bâtiments publics : Liberté, Egalité, Fraternité. Nous voulons juste continuer à croire en ces valeurs, avec naïveté sans doute mais avec conviction.
Nous donnons des leçons, parce qu’il y a des coups de pieds au cul qui se perdent… Alors, nous voulons juste faire réfléchir d’autres citoyens, avec la seule arme légale, qui est le bulletin de vote, de changer les hommes pour que demain soit un peu meilleur pour nos enfants. C’est tout. Est-ce trop demander ? Alors, comme il faut une moralité, puisque leçon il y a, elle pourrait être une citation de La Fontaine, toujours aussi moderne, dans les Animaux malades de la Peste. Ou une citation de Tartuffe, décidémment très à la mode aussi en ces temps sur lapiquouse.info. Mais permettez-moi plutôt de ne pas faire de citation mais une simple profession de foi :
“Quand il n’y pas pas de moralité en politique, quand le cynisme fait loi, quand le politicien fait parler son intérêt personnel et celui de sa famille, de ses amis avant l’intérêt général, en effet, il n’y a de choix qu’entre la révolte et le dégoût. J’ai choisi la révolte et le combat pour essayer de moraliser un peu plus la vie politique locale : y’a du boulot !!!”.
Dénoncer les abus, c’est peu et beaucoup. Nous continuerons à dénoncer, à mettre sur la place publique, les abus de droite comme de gauche. Bref, nous continuerons à être chiants.
Gilbert Tharel, pour les mousquetaires







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