“Maudite soit la guerre !”
Monument aux morts de la commune de Gentioux (Creuse). 
Cet article a été publié
le samedi 11 novembre 2006 à 11:56 à samedi 11 novembre 2006 à 11:56 et est classé dans Histoire, Photos.
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12 novembre 2006 à 13:12
Mon grand père “a fait” le chemin des dames et Verdun. Il ne voulait jamais en parler, jamais ! Il avait 25 ans en 1918 et s’en est sortit…
Mon père “a fait” la dernière, toute la campagne d’Afrique, le débarquement de Provence et ensuite jusqu’à l’Alsace, il avait 22 ans en 1945 et s’en est sortit…
La malédiction se doit d’être sur ceux qui déclarent la guerre !
12 novembre 2006 à 13:26
Cher Monsieur Boulier, je partage votre exclamation. Avec toute mon amitié.
12 novembre 2006 à 23:06
Je ne comprends pas l’allusion de ton message MPM, tu peux m’éclairer?
Sinon, moi, pour commémorer la fin de la première guerre, j’ai appris Le déserteur de Boris Vian à mon fils ce week end .
13 novembre 2006 à 8:47
“Le monument aux morts de Gentioux intègre une statue de bronze d’un enfant qui dresse un poing vengeur en direction de l’inscription “ Maudite soit la guerre ”. On le voit, les larmes aux yeux et la colère au coeur, brandissant le poing contre cette sale guerre qui lui a pris son père ou son frère (ou les deux). Il porte une blouse et des sabots. A la main il tient sa casquette. A l’évidence c’est un petit paysan. Il appartient à cette paysannerie encore si nombreuse au début du 20e siècle et qui fournit les gros bataillons de l’armée française et… la majorité des morts de la guerre. A lui tout seul il est le peuple.
Ce monument extraordinaire fut construit le 29 janvier 1922, sur la proposition du maire, Jules Coustaud, adoptée par le Conseil municipal et le Comité des Anciens Combattants. Cette inscription leur paraissait une évidence. Avec 63 tués, cette petite commune avait lourdement payé la facture de la guerre. Et puis le camp militaire de la Courtine est situé à côté. C’est là que furent enfermés les soldats russes qui refusèrent de combattre après la Révolution de 1917.
Boudé par les pouvoir publics, ce monument est devenu, depuis, un symbole et un lieu de visite pour tous les pacifistes.
Pour les prochaines vacances, allez à Gentioux ! C’est à 65 km au sud de Guéret, tout près du lac de Vassivière”.
(D’après Denis Martin, Association 1851 pour la mémoire des Résistances républicaines)
13 novembre 2006 à 9:38
“Boudé par les pouvoir publics”, c’est à dire que le monument n’a jamais été inauguré, ni par un préfet, ni par les “autorités militaires” lors des commémorations. Les soldats du camps de la courtine pouvant passer devant le monument avaient ordre de tourner la tête de l’autre côté de “cette infamie” …
13 novembre 2006 à 13:57
Merci pour la réponse mais quand vous dites que c’est au sud de Guéret, ne vouliez-vous pas dire “à l’ouest”?
13 novembre 2006 à 14:30
Je confirme que c’est au sud de Guéret, et à 10 bornes à l’est du lac de Vassivière.
15 novembre 2006 à 9:34
Enfant de la Guerre, des combats et des bombardements aveugles, j’aurais aimé que notre “parcours de mémoire chartrain” n’oublie pas les nombreuses victimes civiles innocentes… celles qui ont écrasées sous les bombes autant que celles qui ont été humiliées. N’oublions pas qu’une certaine photo prise à Chartres en 1944 a fait le tour du monde !