«La Piquouse de rappel est un blog de résistance citoyenne contre les abus de pouvoir commis dans l’agglomération chartraine. Impertinent, il doit servir à relayer votre expression et vos coups de gueule, en toute intelligence. Il a également vocation à devenir un espace de propositions alternatives à la pensée politique unique. Les échéances électorales approchent. Alors, osez !»
A peine huit mois après sa création, la Piquouse a déjà enregistré presque 100.000 connexions, un succès inespéré qui fait chaud au cœur de ses animateurs. Problème : à partir du mois d’août dernier, un individu anonyme manifestement détraqué a commencé à envoyer nuitamment à la Piquouse des commentaires insultants, diffamatoires et à caractère pornographique. L’auteur du blog a voulu porter plainte, mais, au cœur de l’été, la police a minoré l’importance de l’affaire.
En septembre 2006, les commentaires immondes ont continué. Et parce qu’un autre blogueur, le vice-président socialiste du conseil régional du Centre Bernard Farion, s’est lui aussi trouvé victime des mêmes insultes, alors la police a accepté - enfin - les plaintes et ouvert l’enquête.
Le corbeau ayant laissé son “empreinte génétique” (les adresses IP) dans les ordinateurs des deux victimes, la police scientifique a facilement identifié la machine utilisée par le commentateur ordurier : l’ordinateur de la permanence parlementaire du député-maire UMP Jean-Pierre Gorges. Auditionné par les policiers, l’édile a déclaré qu’il lui était impossible d’identifier le coupable, vu que sa permanence, sise dans les murs de son domicile privé, est ouverte à tous vents et 24 heures sur 24, que des centaines de militants la visitent… Sur ce, le procureur de la république a décidé d’enterrer le dossier. Pour autant, des plaintes ont été déposées pour contester la décision du Parquet et également pour demander réparation au responsable de la ligne Internet : Monsieur Jean-Pierre Gorges.
Il est clair que si la victime avait été Jean-Pierre Gorges lui-même, l’enquête aurait été plus approfondie. Par exemple, l’on aurait cherché à connaître les visiteurs habituels du lieu, notamment ceux qui le fréquentent au milieu de la nuit. Par exemple, l’on aurait visionné les bandes de la caméra de vidéosurveillance fixée à l’angle de la mairie toute proche et qui balaye l’entrée de la permanence parlementaire. Et l’on se serait rendu compte, qu’en réalité, cette permanence ne ressemble absolument pas à un hall d’hypermarché… Et puis, n’avez-vous pas trouvé bizarre l’absence de condamnation officielle de cette méthode fasciste par l’UMP locale ? Même pas l’envoi d’un message de solidarité républicaine à l’adresse des victimes. Même pas l’annonce d’une enquête interne pour retrouver le pervers.
Le pervers, parlons-en. Outre le fait qu’elle donne envie de vomir, sa prose se résume à un propos manichéen, dont le simplisme donne l’illusion du scientisme. Elle oppose le Bien et le Mal, la beauté à la laideur. Les femmes de droite seraient belles, celles de gauche seraient affreuses, rouquines et puantes. L’œuvre d’un dément. Sur Chartres, la Piquouse ne connaît pas 42.000 personnes capables de prononcer de telles horreurs. Ce pourquoi, l’étau se resserre. Chers lecteurs, vous patienterez encore quelques jours…







Soutenez la Piquouse de rappel en insérant 










.jpg)




