Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Chartres
Par MPM • vendredi 06 octobre 2006 à 21:51 • Catégorie: Chartres, La parole à ..., Parking, circulation, Solidarité, Sûreté •La Piquouse reproduit ici un courrier adressé le 2 octobre 2006 par Patrick Vallet au Maire de Chartres Jean-Pierre Gorges. A l’origine, le 21 septembre 2006 (la veille dans la Piquouse), la presse locale avait relayé la protestation de l’association des paralysés de France (APF) qui pointait l’impossiblité pour les personnes à mobilité réduite d’emprunter l’esplanade Jean-Moulin, dans le coeur de ville. Le courrier de Patrick Vallet fait suite au droit de réponse réclamé à L’Echo républicain par Jean-Pierre Gorges (cliquez sur la vignette pour le lire).
Monsieur le député-maire, dans votre «droit de réponse» (L’Echo républicain du 22/09/2006), vous énoncez quelques inexactitudes. Vous y tenez même des propos diffamatoires à mon encontre :
Oui, j’affirme que les remarques que j’ai faites sur le projet «coeur de ville» n’ont pas été prises en compte.
Non, ce n’était pas une mise en scène, mais la démonstration que ces marches sont infranchissables.
Oui, on pouvait créer une pente respectant la législation, mais l’architecte n’a pas cru bon de le faire.
Non, le détour n’est pas de quelques mètres, mais de plusieurs dizaines de mètres : un détour spécial pour les personnes à mobilité réduite !
Oui, j’ai dénoncé de la même façon, du temps de Georges Lemoine, les problèmes que les personnes à mobilité réduite rencontraient dans Chartres.
Non, mes actions pour défendre la cause de l’intégration des personnes handicapées n’ont jamais été déterminées par les engagements politiques de mon épouse.
Non, la charte «ville-handicap» ne prévoit pas une réunion annuelle, mais deux au minimum.
Enfin, nous sommes des «personnes» avant d’être des «handicapés» : pourriez-vous donc, à l’avenir, utiliser le terme «personne handicapée».
Le 27 mars 1994, j’étais victime d’un accident de moto. Depuis, je me déplace en fauteuil roulant. J’ai donc ce «privilège» sur les personnes valides, de pouvoir me rendre compte en direct des difficultés que les personnes à mobilité réduite (PMR) rencontrent dans leurs déplacements en ville. Je me bats avec l’Association des Paralysés de France (APF) depuis maintenant 10 ans, pour obtenir une prise en compte réelle des problèmes d’accessibilité.
En effet, cette prise en compte ne profiterait pas seulement aux PMR, mais à tous nos concitoyens dont la vie se trouverait ainsi facilitée : les femmes enceintes, les pères et mères de familles avec leurs landaus et poussettes, les personnes momentanément handicapées (entorses et autres fractures) ou bien encore nos parents ou grands parents «mal marchants», ainsi que toutes les personnes valides d’aujourd’hui qui constitueront à terme la population vieillissante désormais toujours croissante.
Le résultat de ces dix années de combat : rien, tout au plus quelques aménagements au théâtre, deux ou trois places mieux adaptées pour les personnes handicapées et la suppression de la marche devant la Mairie (projet que Jean-Louis Guillain m’avait présenté et que vous avez réalisé). Avec l’APF, nous avions pourtant nourri de grands espoirs pour le chantier coeur de ville. Mes quelques remarques formulées lors de la présentation du projet n’ont hélas pas été suivies d’effets. Les promesses que vous aviez faites en 2001, confirmées en 2002, de nous associer aux phases de mise au point des travaux de la ville n’ont pas été tenues. La charte «ville - handicap» n’a pas amélioré les choses.
Pourquoi en sommes-nous là ? Pourquoi, depuis dix ans, si peu de résultats ? La réponse est simple : la politique politicienne. Du temps de Georges Lemoine j’étais chef d’entreprise, PDG d’une société anonyme : j’étais donc pressenti comme étant de droite. Désormais, et parce que je suis le conjoint de Françoise Vallet, conseillère municipale d’opposition, vous me cataloguez comme appartenant à la gauche, et donc comme un adversaire !
Droite ou gauche, dans le cas présent, l’essentiel est que je suis paraplégique : c’est mon handicap qui me détermine. Il est regrettable que le coeur de ville ne réponde pas parfaitement à la réglementation. Il est regrettable que les associations ne soient pas entendues. Il est tout simplement regrettable que toute une partie de la population soit ignorée.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués.
Patrick Vallet
PS : on peut naître handicapé, on peut aussi le devenir… et cela à tous moments ! Gouverner, c’est prévoir cette éventualité aussi.
Copie : L’Echo républicain, La République du centre, L’Aiguillon, FR3 centre, Françoise Vallet, Bernard Farion, Éric Chevée, La Piquouse de rappel, My Chartres, La politique à Chartres.
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Que voici une réponse comme on les aime.
Cher Monsieur à roulettes, (je t’appelle Monsieur car il y a déjà kelkun qui a Roulettes comme pseudo et comme mes Renseignements ne sont pas Généraux je ne sais si j’ai affaire à la même personne).
Donc cher Monsieur à roulettes, je comprends ta colère et elle ne peux se partager, pour moi la révolte est tout autre.
.Le Handicapé (déjà on se croirait à Auteuil même s’il s’agit pour toi d’une course à obstacle) on en sort un à chaque échéance politique, pas un avec une jambe artificielle que ça se voit pas, non un avec de grandes roues de chaque côtés, si c’est ,un aveugle - euh non un Malvoyant (pour les Malcomprenant) avec surtout de grosses lunettes noires et une grosse canne blanche.
Tout comme il faut itou un Né-Migré, mais le problème du Né-migré landa c’est qu’il nous ressemble après 3 semaines de vacances, donc on prend un noir très noir pour la photo, la preuve qu’on est pas raciste même Le Pen a tout ça…, ne t’offusque pas, tous les partis politiques, à toutes les échéances vous utilisent, vous êtes l’ALIBI SOCIAL.
Ma révolte n’est pas que l’architecte ait oublié de rendre le parcours praticable, bien que ce soit son boulot, il n’y a pas pensé, son crayon avait mauvaise mine… certes on aurait pu penser consulter les intéressés, mais bon c’est signalé, c’est noté.
Monsieur Bouygues vient dès lundi corrigé tout cela avec sa truelle et un sac de ciment tu feras « l0m. » de plus pendant 8 jours et on en parle plus OK ?.
Mais voilà tu viens chatouiller les décideurs en dehors des heures d’ouvertures électorales.
Et ma grande indignation est le cynisme de la réponse faite…
TU PEUX BIEN FAIRE 10m. DE PLUS FAINEANT !!!!
Je t’embrasse
Guillaumette
Guillaumette, mon amour…
Je commence l’entrainement ; demain !
Plus sérieusement (!) quoique… je pensais que les canissites étaient réservés aux chiens, et je me disais que les humains étaient bien maltraités : ou pouvaient-ils pisser ? Je sais, maintenant que j’ai lu la prose de l’adjointe aux dits canissittes, qu’ils sont aussi à la disposition des humains, en tous cas de ceux qui osent critiquer Jean-Perrette !