Peu importe la souffrance, l’impôt est indolore…
Pour le neutraliser, ne faudrait-il pas faucher les plans de licenciement ? La manière est brutale mais un salarié qui se retrouve sans emploi, n’est-ce pas brutal non plus ?
Parce que ce n’est pas encore suffisamment violent, ceux qui souffrent au travail ou qui sont victimes d’un accident du travail, vont voir leurs indemnités journalières taxées.
Au lieu de supprimer les niches fiscales, il est tellement plus simple de taxer les travailleurs qui seraient des privilégiés fiscaux de perdre une main parce qu’une machine n’est pas conforme aux règles de sécurité !
On nous explique que l’objectif de cette mesure est de lutter contre la fraude ! Combien de travailleurs malhonnêtes se sont jetés sous une pelleteuse, cassé un bras, brulé les visages délibérément pour obtenir des indemnités ?
Dans la situation économique et sociale actuelle, est-il équitable de faire contribuer prioritairement les accidentés du travail plutôt que les grosses fortunes à l’effort national ?
Ce n’est pas en fiscalisant les accidentés du travail que l’on renflouera les caisses de la sécurité sociale. Seules les entreprises qui ont un vrai plan et une approche économique des accidents du travail feront diminuer ceux-ci.
En revanche, il serait plus judicieux de revoir les charges patronales des entreprises qui font travailler leurs salariés dans des conditions dignes de Zola et, aujourd’hui, leur nombre augmente au nom de la profitabilité économique.
Pendant que le Sénat adoptait cet amendement fiscalisant les indemnités journalières, il rejetait un amendement au projet de budget de la Sécurité Sociale pour 2010 qui visait à taxer les ventes de métaux précieux, de bijoux, d’objets d’art ou d’antiquités.
"Cet amendement serait très préjudiciable, il a suscité de réelles inquiétudes quant aux emplois", a souligné Catherine Dumas (UMP).
J’oubliais, les tableaux de maître et les œuvres d’art sont-ils toujours non imposables sur l’ISF ?
Sandra Renda
16 novembre 2009 à 18:23
Ben Z’ont cas acheté des œuvres d’art avec leurs indems les pôv
16 novembre 2009 à 20:29
Des conditions dignes de Zola ? N’est-ce pas un poil exagéré ? Ou alors les mots n’ont plus aucun sens.
16 novembre 2009 à 23:16
De quel déficit de la sécurité sociale parlez vous ?
Le rapport des comptes de la sécu parle d’excédent http://www.christian-gigon.fr/?p=2769
18 novembre 2009 à 9:00
la dette del’Etat pour exonérations patronales non compensées est de 29 milliards d’Euros pour un prétendu “trou” de 20 !!!!! (acoss.fr )
plus de 300 milliards d’Euros exonérations cumulées depuis 1991, véritable pillage organisé