NON à la “préférence chartraine” !
En résumé, l’adjointe au maire de Chartres déclare vouloir aider uniquement les Chartrains en grande difficulté au motif que la Ville ne disposerait pas de locaux suffisants pour héberger "la misère du monde". Ce faisant, elle officialise son refus d’accompagner désormais les actions menées par l’Etat et les collectivités publiques à destination des autres personnes en difficulté.
Les Verts d’Eure-et-Loir condamnent solennellement cette prise de position idéologique, signe d’une régression des valeurs de la République. La préférence locale ainsi affichée par Madame Fromont témoigne de la progression des thèses extrémistes à Chartres. A lire Madame Fromont, son chef de file, le député-maire de Chartres n’est donc plus le représentant de la Nation et de l’intérêt général, seulement le représentant d’une frange de la population, le défenseur de ceux qui peuvent justifier de leur "nationalité chartraine".
Finalement, pour le maire de Chartres, également président de l’agglomération Chartres Métropole, la solidarité communautaire est donc uniquement économique, en aucun cas sociale. C’est inacceptable !
9 novembre 2009 à 3:59
Les chartrains sont quand même de sacrée bande de s****, je lisais les réactions de certains lecteurs habitants en métropole sur le site internet de l’écho.
Certains trouvaient tout à fait normal la réaction de leur maire, quand on a les moyens de construire un centre nautique de 70 millions d’euros, on a pas les moyens d’héberger quelques sdf.
Mauvaise usage je suppose de l’argent public.
Quelle ville nauséabonde
9 novembre 2009 à 7:31
Enfin des républicains s’expriment ! Je ne partage pas une part substantielle des propositions des Verts mais quand l’essentiel est en jeu, il faut savoir choisir son camp. Pour le chrétien de conviction que je suis, ce ne peut être celui de l’abject renoncement à la défense de tous les petits, les pauvres, les cabossés et les malheureux, d’où qu’ils viennent et quelle que soit leur confession
La municipalité gorgienne de part sa pratique ségrégative n’inspire que dégoût et mépris : il y a de saintes colères qui doivent s’exprimer quand les fondements de la fraternité sont ainsi violés.
9 novembre 2009 à 18:40
J’ai quelques difficultés avec l’anglais cher MPM, j’ai passé mon bac dans les années 50 et ait été initié à cette langue par la BBC “ici Londres”, je vais quand même essayer de “submit Comment”
à propos, le ou là catho choquée, Est-ce que l’Eglise de Chartres aurait elle aussi “une préférence Chartraine” si l’on entend effectivement quelques bêlement d’ “ouailles” apeurées leurs bergers demeurent quant à eux bien silencieux sur ce sujet…
I Submit…
9 novembre 2009 à 18:50
Dear Jeff, thanks for your message.
10 novembre 2009 à 16:22
http://pg28.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=555:elisabeth-fromont-une-femme-au-cur-de-la-tourmente-&catid=42:actualite&Itemid=90
10 novembre 2009 à 16:46
Merci les Verts 28 de réagir de la sorte.
No passeran !
10 novembre 2009 à 17:07
J’avais une haute estime pour Madame Fromont. C’est terminé.
10 novembre 2009 à 17:37
Lu sur le site de la préfecture d’Eure-et-Loir ce communiqué qui sonne comme un désavoeu cinglant de la politique de la ville de Chartres en matière d’hébergement d’urgence :
Une stratégie nationale de prise en charge des personnes sans-abri ou mal logées
M. Benoist APPARU, Secrétaire d’Etat, chargé du Logement et de l’Urbanisme, a présenté ce matin, la stratégie gouvernementale pour la prise en charge des personnes sans-abri ou mal logées, qui comporte notamment la perspective de la création d’un service public de l’hébergement et de l’accès au logement. Cette statégie a ensuite été décidée en Conseil des Ministres, ainsi que le mentionne le compte-rendu du Conseil des Ministres du 10 novembre 2009 :
Le Gouvernement a décidé, en partenariat avec les associations qui interviennent dans la lutte contre l’exclusion et avec les acteurs du logement social, de refonder le dispositif d’hébergement et d’accès au logement des personnes sans abri ou mal logées, selon trois principes :
1° La prévention de la mise à la rue reste un objectif prioritaire du Gouvernement. Cela passe par une meilleure prévention des expulsions, un renforcement de la lutte contre l’habitat indigne et de la répression contre les « marchands de sommeil ». Il faut aussi des solutions en amont pour les jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance ou les personnes qui sortent de prison.
2° Un service public de l’hébergement et de l’accès au logement est mis en place. Un service intégré de l’accueil et de l’orientation permettra dans chaque département d’offrir à chaque personne, après mise à l’abri immédiate, une orientation correspondant à ses besoins. La cohérence du parcours sera assurée par un référent unique. Une véritable planification territoriale de l’offre sera mise en place, ainsi qu’une harmonisation des prestations confiées aux opérateurs et de leurs coûts, grâce à l’élaboration d’un référentiel national.
3° Priorité est donnée à l’accès au logement, y compris pour les publics les plus vulnérables. Le principe est qu’il ne doit pas y avoir de passage obligatoire par l’hébergement, sauf si la situation de la personne le justifie. Cela suppose de renforcer l’accompagnement social et de l’adapter à chaque cas. Cela nécessite également la poursuite d’une politique volontariste de développement de l’offre de logement social, recentrée sur les territoires les plus tendus, et comprenant une offre de logements accessibles aux personnes les plus modestes. 27 500 logements très sociaux seront financés en 2010.
L’accès effectif au logement des personnes prioritaires passe par la restauration du contingent de l’Etat, la mobilisation d’un quart des attributions du 1% logement, la simplification de la demande de logement social et une plus grande transparence des attributions de logement.
Cette réforme globale est engagée. La priorité est donnée, avant l’hiver, à la mise en place d’un système unifié de premier accueil. Pour accueillir les personnes en situation d’exclusion grave, plus de 5 431 places de mise à l’abri supplémentaires sont prévues, dont 2 126 en Ile-de-France, 40 accueils de jour sont mobilisables la nuit et les équipes mobiles renforcées.
Les préfets recevront notamment instruction de mettre en place, avant le 1er avril 2010, un service intégré de l’accueil et de l’orientation. Il s’agira en particulier d’améliorer la qualité du dispositif d’hébergement, dans le respect de l’inconditionnalité de l’accueil.
La préfecture d’Eure-et-Loir a d’ores et déjà à coeur de mettre tout en oeuvre pour concrétiser au plus vite ces instructions gouvernementales.
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Le dossier de presse complet de l’intervention du Secrétaire d’Etat chargé du Logement et de l’Urbanisme peut être consulté sur le site internet :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=6270
http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_art...
10 novembre 2009 à 17:38
http://www.eure-et-loir.pref.gouv.fr/sections/actualites/strategie_nationale/view
11 novembre 2009 à 14:33
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/11/hebergement-des-sans-abri-le-nouveau-plan-manque-d-une-ambition-globale-par-nicole-maestracci_1265731_3232.html
11 novembre 2009 à 16:18
Lu dans la Rep’ datée du 11 novembre, page 2 : le Secours catho renvoie dos à dos l’Etat et la ville de Chartres au sujet de l’hébergement d’urgence. Il trouve donc les propos de la 1ère adjointe admissibles… Bon sang, quel courage de sa part ! ça cache quelque chose…
11 novembre 2009 à 18:19
Et le FAC dans tout cela ?