Gorges invente l’identité chartraine
Dans une autre vie, Jean-Pierre Gorges, maire de Chartres, a sûrement été lauréat de l’Ecole du rire.
D’après l’éditorial du magazine "Votre Ville" de novembre 2009, Gorges invente l’identité chartraine. La ville de Chartres, dixit notre grand homme, a "décidé de mettre à disposition des Chartrains en situation de grande détresse des appartements répartis dans son parc de logements, afin d’empêcher toute forme d’exclusion. Ce sont ainsi cinq studios et trois appartements qui seront attribués aux Chartrains en grande détresse", à titre temporaire mais pendant toute l’année.
Vous n’êtes pas Chartrain ? "Circulez, y’a rien à voir", comme disait Michel Colucci…
Diable, seulement huit logements ! La détresse est donc particulièrement marginale dans la préfecture d’Eure-et-Loir ! Au pire, elle concerne les autres… qui ne comptent pas. Ce pourquoi ces huit dernières années de gestion gorgienne, le CCAS de la ville a pu se consacrer à d’autres tâches (plus rentables ?…).
En tout cas, si jamais Gorges se sent en détresse au sein de l’UMP, l’on sait désormais que l’extrême droite peut lui accorder un autre toit …permanent.
8 novembre 2009 à 9:23
La politique poursuivie par la municipalité de Chartres est totalement réactionnaire, totalement contraire à l’enseignement constant de l’Eglise catholique, à sa doctrine sociale, réaffirmée par l’encyclique “Caritas in Veritate” (2009).
Puisque les élus gorgiens - qui s’affichent catholiques pour la plupart d’entre eux - fréquentent assidument, j’en suis sûr, ce blog, je leur demande solennellement de prendre leurs responsabilités en exigeant de leur tête de liste de revenir sur sa politique d’exclusion, de régression sociale et de ségrégation urbaine.
Faute de quoi ils apparaîtront clairement pour ce qu’ils sont : des otages consentants d’une brutalité municipale contraire tant aux idéaux républicains qu’aux préceptes de l’Eglise, totalement convergents d’ailleurs sur les questions sociales. J’attends.
8 novembre 2009 à 10:14
ATD Quart Monde a le 17 octobre dernier à l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère, rappelé que 30% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des enfants et 300 000 enfants vivent dans l’errance, d’hôtels en hébergements d’urgence.
Depuis la décentralisation, chaque collectivité a développé ses méthodes et ses observations, alors comment élaborer des politiques publiques nationales? Si on est tous d’accord pour dire qu’il est important d’améliorer le suivi de la pauvreté, encore faut-il des responsables politiques pour écouter et relayer l’urgence que montre ces chiffres.
La stratégie “Europe 2020″ doit etre bientôt finalisée et il n’est pas sûr que la question de l’inclusion sociale soit présente.
2010 a été déclarée “Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale” et la Direction Générale de l’action sociale a publié un appel à projets destiné “à changer le regard que portent sur la pauvreté le grand public, les personne en situation de pauvreté elles-mêmes, les acteurs ou décideurs, quel que soit leur statut”. Cet appel est doté de 1,5 million d’euro, dont la moitié de financements communautaires.
On est donc bien loin de la politique locale limitée “à trouver des solutions pour les chartrains, non pas quand ils sont dehors, mais avant qu’ils soient en galère ou dans la rue” dixit Mme Fromont. C’est la définition du devoir de solidarité de la municipalité locale.
Quant à ceux qui s’affichent catho parce qu’ils vont à cathédrale tous les dimanches ne sont pas forcément les plus fervents. La Parole de Dieu nous impose deux devoirs, celui de l’écouter et celui de la pratiquer. Cueille-t-on des raisins sur des épines?