Depuis le 1er septembre, Dominique Passavy est de retour dans le cabinet du maire Boris Minsky. Ce dernier aurait bien voulu se débarrasser de l’ex-secrétaire de direction de son prédécesseur, la tour de contrôle des activités professionnelles et politiques du délinquant Jacques Morland, récemment destitué de tous ses mandats publics. Mais Minsky a été obligé de la reprendre à cause du chantage de certains de ses colistiers qui menaçaient de faire exploser sa maigre majorité et de provoquer des élections générales anticipées.
Boris Minsky a néanmoins refusé de reprendre Dominique Passavy aux mêmes conditions délirantes que sous Morland. Ainsi, son salaire mensuel a été réduit d’un tiers : de 3.000 à 2.000 euros. Et ordre lui a été donné de ne plus s’immiscer dans les affaires du personnel municipal, entre autres.
Logiquement, une nouvelle délibération du conseil municipal aurait dû fixer ces nouvelles conditions de rémunération. La délibération du 27 janvier 2005 était très précise sur ce point, stipulant notamment : «Le Conseil Municipal fixe la rémunération du collaborateur de cabinet à hauteur de 90% de l’indice brut 1015 majoré 820 de la Fonction Publique». Cette délibération de 2005 ne permet pas au nouveau maire de moduler le traitement de ce collaborateur. L’arrêté de nomination de Madame Passavy dans des conditions différentes de celles fixée par la délibération en vigueur est donc potentiellement illégal. Il devrait faire l’objet d’un recours par la préfecture.







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