Houhou, le blogueur, je te vois !
La liberté d’expression est bien mal en point et encore plus lorsqu’elle s’exerce sur Internet. Le gouvernement actuel a essayé de contrôler la Toile en confiant à une autorité administrative le pouvoir de sanctionner.
Le Conseil constitutionnel a censuré rappelant qu’"Internet est une composante de la liberté d’expression et de consommation" et que "la liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés, que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi".
En 2007, le site de la Piquouse de rappel et celui de Barjouville.info avaient eu à subir une procédure en diffamation engagée par le président-député-maire UMP de Chartres qui souhaitait faire taire cet espace cyber-démocratique tant pénalement que financièrement. Echec le plus total !
De nouveau en Eure-et-Loir, un potentat local s’évertue à vouloir faire taire une résistance qui s’est organisée au travers d’un blog intitulé « SE MOQUER DE NOUS », les initiales du site faisant un clin d’œil à la commune concernée à savoir Saint-Martin-de-Nigelles. Le maire a donc décidé de saisir le Tribunal de grande instance de Chartres en référé le vendredi 26 juin 2009 à 10h30 pour obtenir la fermeture définitive de ce blog sous astreinte de 200 euros par jour, outre le remboursement des frais engagés, un euro de dommages et intérêts pour le préjudice subi ainsi que la publication de la décision dans la presse locale !!! Rien que ça !
Le maire de Saint-Martin-de-Nigelles s’est rapproché de l’avocat du député-maire d’Orléans l’Umpiste Grouard qui avait obtenu l’an passé en référé la fermeture du site du blogueur Fansolo, pour lui demander de faire taire à Saint-Martin-de-Nigelles par les mêmes artifices juridiques cet opposant local qui "multiplie les expressions à caractère moqueur et tourne en dérision le maire et les membres de l’équipe municipale. Il discrédite le Maire et son action".
Jean-Jacques Marchier, le blogueur "délinquant", simple citoyen de sa commune, également président de l’Association AVENIR CITOYEN EN EURE-ET-LOIR (AC28), va se battre pour que la liberté d’expression ait le dernier mot dans notre démocratie. Il se fera assister par Maître Sandra Renda qui défendra cette liberté fondamentale garantie par notre Constitution.
Être maire d’une commune suppose que son image devienne publique, en particulier lorsque l’on se complaît soi-même à y contribuer largement, et que l’on s’expose ainsi aux critiques, qu’il faut accepter en tant que telles. Y répondre en judiciarisant et en faisant pression sur les finances personnelles des citoyens met à mal l’idée de la liberté et de la démocratie, qui doivent être au cœur de toute action de l’élu, plus qu’un autre.
24 juin 2009 à 8:01
http://www.dailymotion.com/video/x8dd6z_conseil-municipal-saint-martin-de-n_webcam
24 juin 2009 à 8:03
http://www.viadeo.com/fr/profile/jean-jacques.marchier
24 juin 2009 à 9:37
Une nuance sur l’analyse de l’arrêt du conseil constitutionnel: il n’a pas censuré le flicage et l’avertissement gradué ; il a censuré le caractère administratif de la sanction, au motif que, l’accès à internet constituant un droit constitutionnellement protégé, seul un juge indépendant pouvait prononcer une interdiction d’accès.
D’après des indiscrétions, toute la loi a failli passer à la trappe, car certains membres du CC considéraient que le dispositif de contrôle n’était pas non plus dans les clous de la constitution. Cette position ne l’a toutefois pas emporté.
24 juin 2009 à 16:20
Pitoyable article de l’Echo républicain dans l’édition de ce jour sur le sujet, avec deux erreurs inadmissibles pour un journaliste professionnel. D’abord le fait d’écrire que l’ancien maire est décédé, ce qui est inexact. L’ancien édile a tout simplement déménagé hors de la commune et du département. Ensuite, le fait d’écrire que le blogueur se prénomme Jean-Pierre au lieu de Jean-Jacques.
Espérons qu’un rectificatif d’excuse sera publié demain.
24 juin 2009 à 17:27
je voudrais connaître l’identité de celui qui a conseillé au maire de porter l’affaire devant la justice. Il a tout à perdre à tous les plans : politique et médiatique. mais sans doute à ce moment ignorait-il qu’il aurait en face de lui Maître Sandra Renda qui a vaincu JP Gorges dans l’affaire de la Piquouse et de Barjou.info.
24 juin 2009 à 18:43
Ca s’en va et ça revient….. toujours le même refrain !
Après les affaires fansolo, la piquouse de rappel et Barjou.info voici qu’on diversifie les cibles pour bâillonner les bloggeurs citoyens et tuer à jamais la liberté d’expression. Que de manigance pour arriver à ses fins. Heureusement, qu’il y a “des petits Maires” manipulables et instrumentalisables pour jouer les Tontons flingueurs ; que l’on gratifie sans doute pour services rendus et régler en passant ses affaires perso ; tout ceci sans doute aux frais du contribuable !!!
Aux Portes monnaie Citoyens !
25 juin 2009 à 9:46
. L’ombre (chinoise) d’un ”grand élu” se profilerait-elle derrière le ”petit élu” de Saint Martin de Nigelles ?
. Le ”petit élu” ne donnerait-il pas lui-même la réponse sur le site ”officiel” du ”grand élu” ?
25 juin 2009 à 10:28
c’est ce qu’on appel “le retour de l’ascenseur”… mais attention à ‘l’effet papillon” !
25 juin 2009 à 10:58
26 juin 2009 à 5:48
Attention, il ne faut pas sous couvert de liberté d’expression et de démocratie se permettre de déblatérer, harceler, de manière uniquement destructrice, sans véritable proposition si ce n’est nuire aux élus en place. Cette attitude va à l’encontre justement des principes défendus.
26 juin 2009 à 17:50
Décision du juge du référé le 9 juillet prochain.
26 juin 2009 à 18:49
A Ponceaux, on a découvert la “Piquouse de Rappel” !!!!
28 juin 2009 à 13:47
A lire dans “Le Monde 2 “du 27 juin 2009 (page 30), cet appel au crime de lèse-maire : “Citoyens, à vos blogs !”
En exergue de l’article : “Redresseurs de torts d’un nouveau genre, de plus en plus de citoyens de nos campagnes utilisent la Toile pour épingler les agissements des puissants de leur commune.
Rencontre (…) avec deux de ces sulfureux opposants dont les écrits pimentent la vie locale.”
Bigre ! Les tribunaux, voire les prisons, riquent d’être encombrés … !