Le mic-mac des bric-à-brac
Ce soir, lors du conseil municipal de Chartres, un conseiller de la majorité gorgienne sera dans ses petits souliers à l’occasion du débat sur le projet de délibération portant réforme des droits de place hors marchés : Laurent Lhuillery, adjoint délégué à l’animation de la ville.
Ce Monsieur est à l’origine d’une véritable fronde populaire contre la mairie, accusée de vouloir saigner les associations de quartier, organisatrices de bric-à-brac conviviaux et populaires.
Le 18 décembre 2008, le conseil municipal de Chartres avait approuvé une délibération portant modification des droits de place hors marchés. Et fixé le prix de l’utilisation du domaine public à 5,50 euros le mètre linéaire pour toutes les manifestations à l’exception de celles à caractère caritatif.
Quel manque de clairvoyance de la part de l’adjoint responsable (?) ! Il lui aurait fallu réfléchir trois secondes pour comprendre que la mesure signait l’arrêt de mort des bric-à-brac associatifs, incapables de supporter cet impôt inique, alors qu’une taxation symbolique (il est inadmissible, effectivement, d’utiliser le domaine public sans contrepartie pécuniaire !) aurait été juste et intelligente.
Si cette affaire avait éclaté deux mois avant l’élection municipale, elle aurait fait à coup sûr exploser en plein vol l’actuelle majorité. Ayant senti le vent du boulet, la municipalité a donc décidé de modifier encore la règle. A partir du 1er juin, seront exonérées des droits de place “toutes les associations à but non lucratif qui concourent à la satisfaction d’un intérêt général.”
Ouf !
28 mai 2009 à 12:02
Je ne comprends pas l’allusion de votre parenthèse:
” … (il est inadmissible, effectivement, d’utiliser le domaine public sans contrepartie pécuniaire …”
Voudriez-vous nous éclairer s’il vous plaît?
2 juin 2009 à 12:10
Je comprends que lorsque le domaine public est utilisé dans le but d’une activité commerciale, il est normal que cette occupation fasse l’objet d’une redevance. Lorsqu’il est utilisé pour une activité associative, un droit d’occupation symbolique n’est pas choquant, reste à savoir ce que peux représenter le symbole évidemment..