Les absents présents au boulot
Pendant son congé maternité, parental ou maladie, comment ne pas s’ennuyer plutôt que de se soigner ou s’occuper de ses enfants ? En télétravaillant !!
Le député et porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a souhaité lundi que les salariés puissent être autorisés, via le télétravail, à poursuivre leur activité professionnelle pendant leur congé maladie ou maternité.
Mais le télétravail devrait être également imposé aux parlementaires absents des assemblées pour montrer l’exemple.
Seulement comment faire pendant mon arrêt maladie pour utiliser le tracto-pelle dans mon salon afin de permettre à mon employeur que je poursuive les chantiers en cours entre deux séances de chimio ?
Grâce à l’UMP, je pourrai travailler jusqu’à 70 ans, même pendant mes congés et les dimanches, peu importe que j’ai la grippe porcine, en n’ayant surtout pas oublié d’installer sur mon ordinateur un mouchard Hadopi pour maintenir une connexion permanente avec les “sages” du gouvernement, et ce n’est que si j’ai souscrit une assurance obsèques que je pourrais enfin me reposer dans mon cercueil.
Vous l’aviez cauchemardé, l’UMP l’a fait ! Les patrons pourront déposer les salaires post-mortem dans les paradis fiscaux et auront une réduction des charges sociales.
26 mai 2009 à 9:21
L’amendement déposé prévoit même un allègement de charges sociales pour l’ employeur en cas de travail à domicile par les salariés malades…..!!!! on arrête pas le progrès
26 mai 2009 à 11:52
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/05/26/teletravail-l-amendement-propose-par-frederic-lefebvre-rejete-par-la-commission-des-affaires-sociales_1197980_823448.html
26 mai 2009 à 11:53
Fonction publique territoriale
Vives réactions après le dépôt d’une proposition de loi visant à restreindre le statut
publié le 25 mai 2009
Pour la fédération CGT des services publics, c’est “un grand bond en arrière de plus de 20 ans”. Et pour le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), “la négation même du statut de la fonction publique”. Une proposition de loi de Jean-Pierre Gorges, député d’Eure-et-Loir, qui vise à instituer “la liberté de recrutement par les collectivités territoriales”, suscite de vives réactions chez les représentants des territoriaux et, on s’en doute, chez les agents eux-mêmes.
Déposée le 21 janvier dernier, le texte cosigné par 87 députés de droite est passé inaperçu jusqu’à une date récente, ce qui explique que les réactions se soient fait attendre.
Il prévoit de faire du statut l’exception et le contrat de travail la règle. Le statut actuel serait en effet maintenu, mais seulement pour les fonctions “régaliennes” des collectivités, l’état civil ou la police par exemple. Un délai d’un an serait laissé aux personnels déjà en place pour opter entre statut et contrat. A défaut de choix, les agents seraient maintenus sous statut.
L’auteur critique un statut devenu “inadapté”, car ne permettant pas de recruter facilement les contractuels dont les collectivités ont besoin pour l’exercice de leurs nouvelles missions.
La fédération CGT des services publics, qui a obtenu près du tiers des voix lors des récentes élections professionnelles dans la fonction publique territoriale, dénonce une initiative qui, si elle aboutissait, signerait la fin de la protection des agents contre “l’arbitraire”. Le syndicat prend très au sérieux cette tentative pour généraliser le contrat. “La présence parmi les initiateurs de cette proposition d’un certain nombre de personnalités tend à démontrer qu’il ne s’agit peut-être pas d’un simple ballon d’essai”, indiquent les responsables de la CGT, qui relèvent par exemple la présence parmi les signataires du texte, de Jacques-Alain Bénisti, qui n’est autre que le président de la Fédération nationale des centres de gestion.
Le CSFPT qui s’est réuni le 20 mai a dit dans un communiqué son “émotion”, l’ensemble de ses membres - représentants des employeurs territoriaux et des personnels - étant unanimement opposés à la proposition de loi. Ceux-ci sont toutefois partagés sur le degré réel du risque de voir cette proposition de loi devenir un jour une loi. Pour Bernard Derosier, président du CSFPT, des textes qui ont pour ambition de mettre fin au statut de la fonction publique apparaissent régulièrement. En revanche, pour Antoine Breining (FA-FPT), qui préside la formation spécialisée “inter-fonctions publiques” du CSFPT, il ne faut pas négliger la menace que représente la récente initiative parlementaire.
Thomas Beurey / Projets publics
26 mai 2009 à 16:15
Je crains que vous ne tombiez dans une grossière provocation sarkozyste! C’est hénaurme, cette nouvelle connerie de LEFEBVRE. Et pendant qu’on parle de ce non évènement (l’amendement a été illico retoqué par les parlementaires), tout le reste passe en silence. Ce bougisme n’a d’autre fonction que de donner le tournis aux opposants. Les faire hurler pour qu’ils se cassent la voix.
26 mai 2009 à 16:51
Décidément le gouvernement est en train de bafouer des acquis sociaux obtenus avec difficultés au fil du temps.
Et çela continura de s’aggraver jusqu’en 2012 minimum.
26 mai 2009 à 19:51
Si je comprends bien, l’Etat-UMP veut nous faire travailler jusqu’à 70 ans, le dimanche et lorsqu’on est malade. A quand le travail pour les morts ?
27 mai 2009 à 9:58
Bonjour,
c’est juste que de faire des piquouses à distance, poru les infirmières à domicile, cela ne va pas être simple. Mais peut-être pourrions-nous aussi évoquer les avantages non négligeables du développement du télétravail?
D’un point de vue écologique, ne pas faire 50 km avec un tractopelle et télécommander la grue sur les chantiers, c’est propre non ?
Et puis, j’y songe… le télétravail; on peut le faire de son lit, quelles superbes économies encore ! Sans compter que l’on peut certainement mener plusieurs actions de front ou de frond, de son lit…
Le télétravail est une excellente parade aux pollutions de véhicules, n’est-ce pas ? Alors, plutôt que de centrer le débat sur les risques sociaux et les inconvénients, ne devrait-on pas orienter le débat sur les avancées écologiques et sociales potentielles du télétravail ? L’enseignement à distance pour enfants handicapés par exemple ? L’emploi de personnes à mobilité réduite ?
Et puis, allez, n’ayons pas peur… le télétravail, pour la vie de famille qui est souvent malmenée, n’est-ce pas une véritable avancée sociale ? Sincèrement
Bien cordialement,
Christophe Un envieux du télétravail !
27 mai 2009 à 12:34
M. PRAT, la manière dont vous formulez votre avis est rempli d’Angélisme, mais la réalité peut vite déraper et sortir le malade de la priorité qui est à mon sens ” se soigner” (qu’importe la maladie).
Et, franchement, travailler jusqu’à 70 ans … Pourquoi pas jusqu’à la fin de nos jours …
Attention à la marche arrière dans le temps ?
Bien à vous,
Romu
27 mai 2009 à 12:54
Bonjour Christophe,
Le télétravail n’est pas en soi l’objet du débat mon ami, c’est imposer le télétravail pendant un arrêt maladie qui a soulevé le questionnement justifié de l’auteur de ce post.
Le télétravail a des avantages indéniables, et depuis la loi Hadopi, ton PC sera surveillé par un spy, le patron sera sur que tu bosses.
Un scoop, le projet du Sieur Lefebvre portait un nom “Dati l’a fait pourquoi pas vous (sous-titré bande de feignasses socialement privilégiées)”.
16 juin 2009 à 9:54
FINI LA RETRAITE POUR NOUS !
Et oui, l’idée de nous faire travailler jusqu’à 65/67 ans commence à prendre forme.
Ils y pensent et pis ils sont capable de le faire. Petit à petit nos acquis sociaux “fichent le camp”,
nous reculons au lieu d’avancer. Ce n’est pas bon signe.
16 juin 2009 à 11:38
La facture est lourde, après le chômage, la crise et maintenant reculer l’âge de la retraite et pourquoi pas
l’abolir au profit de qui ? de quoi ? Et de quel droit ?