L’UMP en rupture idéologique : elle défend l’assistanat économique
Il faut dire que l’actuelle répartition des aides européennes est particulièrement injuste au… profit de notre région : 36.619 euros par an par exploitation eurélienne contre 20.368 euros en moyenne française… En 2008, 115 exploitations d’Eure-et-Loir ont même touché plus de 100.000 euros d’aides…
Bref, plus tu produis, plus tu gagnes, plus tu pollues, etc.
Le plus navrant, ce n’est pas la réaction de colère des agriculteurs, somme toute compréhensible, mais plutôt le réflexe protectionniste des élus locaux de l’UMP. Voilà des gars qui, à longueur d’année, nous font des cours magistraux pour vanter les bienfaits du libéralisme, sur la nécessité de réduire la part de l’Etat dans l’économie, qui fustigent notre société d’assistés…, et qui, aujourd’hui, promettent à leur électorat (quelques centaines de privilégiés) qu’ils vont se battre à mort pour sauver le RMI (M pour maximum).
19 janvier 2009 à 15:36
Ce n’est pas faux, il y a des agriculteurs bien plus pauvre que ceux d’eure et loir en France, ne serait il pas temps de les aider.
19 janvier 2009 à 20:51
Le libéralisme c’est comme les lois, ca ne s’applique avec rigueur qu’aux classes “inférieures”. On sent bien la démocratie version UMP se répandre
19 janvier 2009 à 23:58
lundi 19 janvier, la « Royal Bank of Scotland » pourrait perdre jusqu’à 28 milliards de livres (31 milliards d’euros) en 2008… soit environ la moitié du déficit budgétaire de la France (pour 1 (une) Banque …)
Les agriculteurs ne vont pas être les seuls à devoir être aidés (et je ne parle pas des Banques !).
Nota pour Clémentine automatique : Gepetto n’est pas Geppetto, et Pinocchio mérite bien plus que le terme de Pantin, à ne pas confondre avec les marionnettes du Théâtre Guignolesque national ou Municipal.
L’histoire veut faire d’une marionnette un bon petit garçon sage raisonnable et obéissant. Le « pantin » au nez qui s’allonge avait une liberté que l’enfant sage perdra (avec la connaissance du langage des ânes, d’ailleurs). Mais c’est bien la marionnette qui est digne de son Geppetto, on ne saura rien de l’histoire de celui devenu « un enfant comme un autre », brigade rouge ou chemise noire … !
Mais ce n’est qu’une leçon de marionnette pour les bons petits, que les amateurs de sécurité, vidéosurveillance et autres menottes virtuelles encore à inventer, … apprécieront, sans doute.
De Geppetto, ne retenons que celui qui donna la vie à une bûche pour parcourir le monde. Je ne suis que son lointain cousin.
P.S. : Retour au lundi 19 janvier, on est vraiment dans la …
22 janvier 2009 à 19:24
L’UMP ou la droite décomplexée au chevet de pauvres rentiers.
Quelle est belle notre droite française, bien installée dans son colbertisme obsolète, campant sur ses positions corporatistes d’un autre âge.
Ne vous y méprenez pas. Cette droite n’est pas libérale. Elle est profondément ringarde, préférant son électorat, quitte à devoir défendre l’indéfendable.
La PAC a fait son temps. Il est grand temps de supprimer purement et simplement toute forme d’interventionnisme sur les marchés agricoles. Le marché pour le prix, l’Etat pour la politique d’aménagement rural. Tel devrait être la position d’un gouvernement libéral.
L’agriculteur a une double mission. Pour reprendre l’analyse d’un spécialiste des questions agricoles il y a derrière l’acte de production agricole une double dimension : le produire et l’être.
Les pouvoirs publics doivent aujourd’hui se dégager du produire, pour focaliser leurs actions sur l’être. C’est à dire l’agriculteur en tant qu’aménageur du territoire, producteur d’externalités, et méritant à ce titre une juste rémunération (et non une vulgaire indémnisation).
Dans les années 60 la PAC était le prix à payer afin de s’assurer une indépendance alimentaire et les prémices d’une Europe politique.
Aujourd’hui la PAC ne fait que ringardiser l’Europe aux yeux de la communauté internationale, nous coûte cher en arbitrage lors des négociations de l’OMC et porte préjudice aux agricultures extra communautaires.
Est ce bien nécessaire de défendre l’indéfendable ? Les quelques voix récoltées au passage sont négligeables à côtés des milliards d’euros partis en fumée.
Pour Sarkozy la protection des rentiers n’a donc pas de prix…