Guerre civile à L’Echo républicain
En somme, les journalistes reprochent au "big boss" ses choix éditoriaux inspirés davantage par les préoccupations économiques que par l’éthique journalistique.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le projet de de Lestapis de création d’une édition dominicale, mais à effectif constant. Et les journalistes sont priés d’accepter ou de… dégager. Treize d’entre eux viennent de recevoir une lettre recommandée en guise d’ultimatum et six risquent clairement d’être licenciés pour motif économique.
La tension est donc palpable au sein de la rédaction et de Lestapis s’est pour l’instant réfugié dans sa tour d’ivoire. La dernière fois qu’une motion de défiance journalistique avait été votée contre un rédact’chef’ de L’Echo, c’était dans les années 90, et le gars avait été débarqué.
16 janvier 2009 à 14:47
Au fait, vous savez ce qu’est devenu le précédent rédacteur en chef de L’Echo, Gilles Bornais, celui à qui JP Gorges avait dit : “Votre maison va brûler” ? Eh bien, il prend les rênes de la rédaction de France Soir…
16 janvier 2009 à 15:24
Ouais, le gars s’appelait Fléaux, je crois
16 janvier 2009 à 15:30
France-Soir, c’est bien ce journal dans lequel Paul Wermus se demande ce qu’est devenu Danyel Gérard, le chanteur au grand chapeau noir ? Bon courage GilBo !
16 janvier 2009 à 18:17
A quand un vote de défiance à l’AIGUILLON, contre le supplément dominical à effectif constant ?
16 janvier 2009 à 18:28
AFP le 15/01/2009 à 17:45. Echo Républicain: motion de défiance contre le rédacteur en chef
La rédaction du quotidien d’Eure-et-Loir L’Echo Républicain (groupe Amaury) a voté une motion de défiance contre son rédacteur en chef et directeur général délégué, pour condamner “l’orientation rédactionnelle” prise par le journal, indique-t-elle jeudi dans un communiqué.
16 janvier 2009 à 18:30
Info à tous les camarades du POI et démocrates :
lisez cette dépêche de l’AFP et vous comprendrez pourquoi et comment on traite le POI, les syndicalistes et les démocrates dans la presse locale à la botte des oligarques locaux et des groupes financiers qui dictent la ligne éditoriale du journal
Bravo à la rédaction du journal qui prouve qu’il existe encore des journalistes honnêtes qui défendent l’honneur de la profession
SI la lettre adressée il y a 10 jours au rédacteur en chef contre le traitement honteux, pour ne pas dire la censure à l’égard du POI et qui a circulé, nous le savons, parmi la rédaction, a un tout petit peu aidé à cette motion, le POI a , sur ce terrain comme sur tous les autres, joué son rôle d’aide à la résistance et à la défense de la démocratie et de la liberté.
On ne peut s’empêcher de rapprocher cette information qui en dit long sur l’Etat des libertés démocratiques dans notre pays de la volonté de supprimer les juges d’instruction et de l’invalidation de l’élection de notre camarade Gérard SCHIVARDI pour cause de crime de “lése-Union Européenne” .
Les démocrates, les travailleurs, les militants ouvriers qui veulent résister et préparer l’action unie pour marcher sur Paris pour interdire les licenciements et récupérer nos droits, rétablir la démocratie , ont rendez vous à Paris le dimanche 8 février, dans le cadre du premier meeting internationaliste parmi les 5 grands meetings régionaux pour s’unir et organiser la marche sur Paris décidée par la conférence nationale de 328 délégués de toutes tendances se réclamant de la démocratie et des droits ouvriers.
Rappelons que la délégation d’Eure et Loir de 11 délégués comprenait et représentait des militants socialistes, des syndicalistes de toutes tendances, des militants du futur Parti de Gauche, des militants du POI, des Verts
Rappelons que la camarade Sandra Renda ( Verts-28 ) participera à la conférence européenne des 7 et 8 février qui rassemblera, contre les méfaits de l’Union Européenne, des militants ouvriers et des syndicalistes de tous les pays d’Europe qui interviendront aussi dans le meeting du 8 février
Rappelons que ce meeting accueillera GERARD SCHIVARDI , conseiller général élu avec 64% des voix, secrétaire national du POI, invalidé par une décision inique pour avoir dépensé de sa poche 224 EUROS pour payer des tracts sans en demander le remboursement à l’Etat !!!!
Voilà le “crime” qui bafoue le vote de 64% de la population du canton de Ginestas dans l’Aude
Un car d’Eure et Loir est déjà rempli.
IL reste 4 semaines pour remplir le deuxième et pourquoi pas un troisième
Le combat pour les libertés démocratiques est inséparable du combat pour le droit au travail , pour les droits sociaux, pour la République et les services publics.
Il y a urgence ! Unité ! Interdiction des licenciements !
République ! Démocratie ! Services publics !
inscrivez vous au rassemblement du 8 février !
16 janvier 2009 à 18:40
Journaliste à l’écho, je m’étonne de la récupération, car c’est bien le mot, effectué par le POI de la situation dans notre journal.
Je cite : “SI la lettre adressée il y a 10 jours au rédacteur en chef contre le traitement honteux, pour ne pas dire la censure à l’égard du POI et qui a circulé, nous le savons, parmi la rédaction, a un tout petit peu aidé à cette motion, le POI a , sur ce terrain comme sur tous les autres, joué son rôle d’aide à la résistance et à la défense de la démocratie et de la liberté.”
La réponse est toute trouvée et tient en trois lettres : non, cette lettre, qui n’a au demeurant pas circulé dans la rédaction (ou bien dans un groupe de 3/4 personnes au plus) n’a joué aucun rôle dans cette motion. Ce n’est pas bien grave en soit, mais cela méritait pour le moins d’être souligné…
17 janvier 2009 à 10:10
Et puis quitte à diffuser la dépêche de l’Agence France presse, pourquoi la tronquer ?
Voici l’originale, intégrale :
MEDIAS-PRESSE
Echo Républicain: motion de défiance contre le rédacteur en chef
PARIS, 15 jan 2009 (AFP) - La rédaction du quotidien d’Eure-et-Loir L’Echo Républicain (groupe Amaury) a voté une motion de défiance contre son rédacteur en chef et directeur général délégué pour condamner “l’orientation rédactionnelle” prise par le journal, a-t-elle annoncé jeudi, dans un communiqué.
Interrogé par l’AFP, le rédacteur en chef et directeur général délégué, Hugues de Lestapis, n’a pas souhaité réagir.
Selon les journalistes, qui “condament l’orientation rédactionnelle prise par le journal”, la “double casquette” de M. Lestapis “a atteint ses limites”.
Ils “constatent et regrettent un retour en arrière flagrant par rapport aux avancées éditoriales gagnées depuis quelques années et voient leur indépendance éditoriale malmenée au profit d’une certaine logique économique”, évoquant le projet d’un journal du dimanche “à effectif constant”.
“Les journalistes ont de plus en plus de mal à assumer, voire n’assument plus les choix rédactionnels et éditoriaux lorsqu’ils existent”, déplorent-ils, déplorant des décisions rédactionnelles “prises en amont” et “immuables”.
Sur les 31 journalistes ayant participé au vote, 28 se sont prononcés en faveur de la motion, un a voté contre et deux se sont abstenus, indique le communiqué. L’Echo Républicain compte 51 journalistes.
L’Echo Républicain est diffusé en moyenne à environ 29.000 exemplaires.
ber/fmp/df
18 janvier 2009 à 22:40
A propos de l’écho républicain, quelques précisions utiles et surtout vérifiables.
Il n’y a pas 31 mais 51 journalistes à l’écho.
La rédaction de l’écho a vécu pendant 3 ans et demi avec le même patron, sans jamais s’en plaindre. Au contraire, c’est bien Mr de Lestapis, par ailleurs DG et donc comptable du bilan financier de l’entreprise, qui a couvert à 100% ses journalistes lors de la guerre ouverte contre le maire de Chartres, guerre qui a coûté très cher à l’écho, à tous égards. Parmi ceux qui agitent les drapeaux noirs de la révolte, il y en a qui, tout en faisant les chantres du syndicalisme dans les pages du journal, n’hésitent pas à collaborer au magazine départemental du MEDEF pour arrondir leurs fins de mois. Il est bon que ce fait singulier soit porté à la connaissance des lecteurs de ce blog. Enfin, sachez aussi que ceux qui jugent leur indépendance mise à mal par un projet d’édition du 7ème jour, sont les mêmes qui vont régulièrement croûter à la mairie de Chartres, en cohorte complète. Mr Gorges doit se régaler de ce petit troupeau, quand on sait comment il continue à parler des journalistes locaux !!
Un observateur
19 janvier 2009 à 10:10
C’est Schivardi qui a rédigé le commun’ hic! hé… La prose du POI (Pastis Ouvrier Interminable), ce que ça peut être indigeste… Allez camarades, buttons tous les ceusses qui copinent avec le Grand Kapital! Viva la révoloussionne, et remets-moi-z-en un douzième, Momo… burp!
19 janvier 2009 à 10:35
Cher L_XVII,
Juste une précision : le sujet de l’indépendance éditoriale de l’écho et du journal du 7e jour n’ont rien à voir l’un avec l’autre, il s’agit bel et bien de deux sujets différents. Ce qui est reproché à Hugues de Lestapis est de prendre des décisions sans aucune concertation, ce dans la vie quotidienne du journal, et non pas uniquement pour ce projet. Une rédaction est faite de personnes ayant des sensibilités différentes et des idées qu’il faut savoir écouter et prendre en compte. Ajoutons à cela la petite gourmandise nommée “Bonjour” qui lui permet, lorsqu’il le souhaite, de taper sur ses propres journalistes pour leurs supposées erreurs sans pour autant donner d’explications au lecteur. Passons également sur le fait que l’essentiel de sa communication se fait à coup de notes et de lettres alors que son bureau est à deux pas de ceux des journalistes du siège et qu’il peut se rendre régulièrement dans les agences.
Concernant le journal du 7e jour, il faut savoir que l’essentiel de la rédaction n’y est nullement opposé. Mais, encore une fois, ce genre de projets ne se fait pas sans concertations, que ce soit sur le fond ou sur la forme. Et ce n’est pas en envoyant des lettres à tout un service menaçant les journalistes de licenciement s’ils ne se plient pas à sa volonté que l’on peut faire un travail constructif, loin de là…
Concernant les journalistes allant “régulièrement croûter à la mairie de Chartres”, il faudrait que vous précisiez les choses, car il est facile de livrer ce genre d’informations sans les étayer. A ma connaissance, cette “accusation”, qui n’en est pas vraiment une, est totalement infondée.
19 janvier 2009 à 10:38
Cher L_XVII,
Concernant le nombre de journalistes de l’écho, je dirais simplement : si certains voulaient voter contre la motion pour soutenir le rédac’ chef, pourquoi ne se sont-ils pas déplacés ?
20 janvier 2009 à 10:16
Le bras de fer qui se joue au sein de l’Echo républicain entre la direction et une grande majorité de ses journalistes devrait nous pousser à une vraie réflexion sur ses raisons. D’un coté, il y a un rédacteur en chef qui cumule aussi le rôle de directeur général. Et de l’autre une grande majorité de journalistes qui ne supporte plus qu’on les prenne pour des petits soldats juste bons à remplir les pages d’un “produit” comme ils disent si bien dans le groupe Amaury (propriétaire du titre).Mais un journaliste, ça revendique aussi le droit de voir plus loin que le bout de son nez. Ces journalistes (comme d’autres catégories de personnel d’ailleurs) ont perçu dans la mise en place d’un nouveau journal du dimanche à “effectif constant”, un vrai leurre, et on les comprend. Le slogan “Travailler plus pour gagner plus” a trompé des dizaines de millions de Français. A l’Echo, travailler plus pour perdre son boulot, on comprend que ça ne passe pas du tout. Une logique financière accollée à une poltique rédactionnelle incohérente et inadaptée, voilà l’erreur. Tout le reste n’est que bla bla ou faux semblant; Les journalistes de l’Echo se sont réveillés, soutenons les.
20 janvier 2009 à 11:09
M. (et non pas Mr, qui est anglais) L_XVII :
Les journalistes syndicalistes de l’écho sont donc si mal payés qu’ils sont obligés d’arrondir leurs fins de mois avec le Medef…
Aux autres :
Sinon, vous avez lu ? Le seul espace de convivialité et d’interactivité de l’écho (papier pas Internet) disparaît demain : c’est ce que nous raconte le “Bonjour” d’aujourd’hui.
Pour l’interactivité, il suffira de continuer de déverser sa bile sur le site Internet de l’écho, l’endroit où “peu importe la qualité des commentaires du moment qu’il y ait la quantité”.
Quant à ses journalistes, ils viendront régler leurs comptes ici, visiblement…
20 janvier 2009 à 14:32
Dommage qu’une motion de défiance ne soit pas adressée au rédacteur-en-chef-adjoint car elle aurait surement plus de succès que celle de son supérieur. Adjoint du chef et fils spirituel d’Edgar Faure qui disait: “ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent”.
22 janvier 2009 à 10:39
quel déballage ! voila qui nous pousse à lire la république du centre ou écouter les infos du coin sur intensité ou europe 2
22 janvier 2009 à 15:22
Je pense que Jacques Camus doit être dans ses petits souliers car une telle “guerre civile” pourrait bien éclater cette année à La Rép’.
Quant à Europe 2 et Intensité… Comme il vous plaira, auditeur sans rien entre les deux oreilles (à part le bruit insupportable de ces radios FM).
23 janvier 2009 à 10:59
Le combat d’une rédaction pour le respect de son indépendance est toujours respectable. Le procédé utilisé à l’encontre de la rédaction de l’Echo est brutal et grossier. Il est bien dans la droite ligne inaugurée en son temps par le tandem Bornais-Camus. Le passage en force sans concertation suivi de la période d’épuration et de réglements de compte. Voilà pour le management très social façon Amaury. Et quelle idée innovante que celle d’une édition du dimanche! Elle a déjà eté tentée voici quelques années et ce fut un échec. Quelle pauvreté stratégique plutôt que de développer un vrai site Internet d’infos locales ou de lancer de nouveaux supports papiers… Quant à Gilles Bornais, s’il devient rédacteur en chef de France Soir ,il pourra toujours mettre à profit son expérience chartraine: l’écriture de pas mal de romans policiers et un Echo Républicain à un peu plus de 30.000 exemplaires en 1999 au moment du rachat par Amaury et, à son départ, à moins de 30.000 (29693 en 2004 et 29903 en 2005/ chiffres OJD). Tout ça pour ca… Bravo les artistes!
23 janvier 2009 à 20:40
Cinq mois d’Etats généraux de la presse pour rien ! Il suffisait d’y penser, pour sauver les journaux il suffit de créer des supports papier et de développer les sites internet. Et personne dans la presse française n’y avait pensé (sauf Lasalle). Alors qu’avant l’arrivée du “tandem Bornais-Camus” via Amaury, l’Echo allait si bien : plan social deux ans avant, -15% de ventes dans les années précédentes, copinages à gogo. Et il va si mal depuis : arrêt de l’hémorragie des ventes (avec une pointe à 2 l’an dernier), embauche de journalistes, augmentation des salaires de ces derniers, passage à la couleur, arrêt des copinages à gogo etc…
Le dernier a avoir quitté l’Echo avec les mêmes grandes et belles idées que Lasalle a créé l’Hebdo de Chartres (avec le concours de la mairie) avant de le fermer un an après, sans avoir payé ses journalistes (la plupart sont encore aujourd’hui au chômage).
Quant à Camus (qui n’est plus directeur de l’Echo) il tente de maintenir la Rep à flot. Une chose est sûre, elle coulera le jour où il partira.
PS : Le journal le Monde a perdu en 2008 de 5% de ses ventes, c’est à dire que l’Echo ou la Rep au cours de ces huit dernières années. Ca ne peut plus durer. Qu’on vire les dirigeants du Monde et qu’on mette Lasalle !
24 janvier 2009 à 12:08
Donc la grande ambition d’Amaury à Chartres c’est de regarder dans le rétroviseur et de se dire “nous sommes les meilleurs pour la gestion du déclin ou sa stabilisation à 30.000 ex.” Ce qui est économiquement suicidaire avec l’augmentation des effectifs de la rédaction et de la masse salariale. A moins de tout miser sur des rentrées institutionnelles. Dans ce cas, il faut offrir l’Echo à tous les contribuables et le transformer en gratuit.. Alain Genestar, ancien rédacteur en chef de l’Echo, et Edwy Plennel, regrettaient ce matin à la radio que la presse soit traitée comme la sidérurgie des années 70 avec l’acroissement des aides publiques tout “ça pour permettre à des patrons de presse de licencier des journalistes”. Le livre vert sur la presse, il faut rapidement l’envoyer à l’Echo puisque l’objet même de la crise ne concerne pas le développement numérique mais un très original journal du dimanche. A lire Maître Dupont avocat de l’Echo Amaury, avant ,c’était nul et décadent et, aujourd’hui, presque un paradis performant… Alors pourquoi tout ce tumulte? Les grands capitaines de la presse d’aujourd’hui sont donc ceux qui manient la lettre de licenciement pour faire avancer leurs rédactions et attendent la manne publique pour éviter le naufrage (comme ce brave Camus). Franchement, c’est à pleurer!
27 janvier 2009 à 11:12
Quel tumulte ? Celui d’un quarteron de journalistes travaillant quatre ou cinq heures par jour (diner et pause cigarette compris) et écrivant peu (ils montent des pages pour la plupart) à qui on demande de travailler ce que travaillent beaucoup de salariés et d’écrire. Quand ils ont leurs casquettes de journalistes, les représentants du personnel de l’Echo ne manquent d’ailleurs jamais une occasion de les traiter de bons à rien. A la Republique du Centre comme dans beaucoup de journaux tous les journalistes écrivent et rares sont ceux qui travaillent cinq heures par jour.
28 janvier 2009 à 17:01
Vous êtes très bien informé, M. Dupont.
Je cite : “à qui on demande de travailler ce que travaillent beaucoup de salariés ”
Mais vous auriez néanmoins besoin d’un bon secrétaire de rédaction pour remettre de l’ordre dans vos idées ou, tout du moins, les exprimer clairement en langage compréhensible, grammaticalement s’entend.
Bas le masque, inutile et prétentieux suppôt.
29 janvier 2009 à 10:52
Je suis un fidèle abonné à l’écho républicain. J’ai quasiment appris à lire avec ce quotidien. C’est dire que ce journal est un peu ma madeleine de Proust. Aujourd’hui, malgré l’inculture frappante de certain(e)s rédacteur(trice)s (*) – mais là n’est pas le débat –, je continue d’accorder, dix minutes par ci, cinq par là, une bonne partie de mon temps de lecture quotidien à l’écho, que j’épluche de la première à la dernière page. Je lis tout, sans discrimination, sans préférence pour une rubrique.
C’est ainsi que, dans l’édition du samedi 24 - dimanche 25 janvier 2008 (autant dire le week-end dernier), j’ai relevé, en page 6, un article de Hugues de Lestapis, directeur général délégué et rédacteur en chef (cet homme-là, ai-je remarqué, aime à souligner sa qualité sociale dès qu’il écrit dans “son” journal), sur le nouveau livre d’un de “ses” journalistes, à savoir Gérald Massé. Cet article, après la fastidieuse signature ci-dessus évoquée, signalait des « Dédicaces ces samedi et dimanche à l’Hôtel des Arts, Rémalard (Orne), de 15 à 19 heures, de Gérald Massé et Paul Bittar. »
A ce stade de mon intervention, rappelons que Gérald Massé est le responsable du supplément culture l’écholoisirs, qui paraît chaque vendredi…
… ou le jeudi, quand le vendredi est férié. C’est le cas ce matin : bien que demain ne soit pas chômé et sans aucune explication – ni aujourd’hui, ni hier mais l’aurais-je manquée dans mon épluchage ? J’en doute. Quel mépris du lectorat fidèle ! – le supplément l’écholoisirs est paru avec l’édition de ce jeudi. La une fait la part belle à une manifestation qui se déroulera samedi à… l’Hôtel des Arts, à Rémalard (Orne). En page 2 du supplément, l’article, signé Gérald Massé – qui a dû profiter de son escapade dédicaces sur son temps de loisir pour exercer, “gratuitement” supposons-le, son métier de journaliste –, ne signale à aucun moment que l’invitée qui a motivé cet événement, à savoir Delphine Minoui, est la fille de Homayoun Minoui, propriétaire de l’Hôtel des Arts, à Rémalard (Orne, environ 120 kilomètres aller-retour de Chartres). Quelle belle pudeur. Il est vrai que le lecteur aura fait le lien lui-même : Minoui n’est pas un patronyme usité et banal, comme Dupont.
Tout ce propos, laborieux et alambiqué, je vous le concède, pour en venir à vous, Dupont. Quand vous écrivez (ci-dessus, dans votre intervention du 23 janvier, à 20h40) « arrêt des copinages à gogo », employez-vous le terme “gogo” dans le sens : les abonnés à l’écho républicain sont tous des gogos ?
Si, en revanche, vous usez de “gogo” dans le sens multiples copinages, vous devez fort peu lire l’écho républicain. Le gogo éplucheur que je me flatte d’être en a parfois la nausée (traduire : du vomi à gogo).
(*) Deux remarques : en grammaire française, le masculin l’emporte sur le féminin mais cette règle m’exaspère ; pour l’inculture, espérons que jeunesse se passe.
29 janvier 2009 à 13:29
Ca y est l’écho a fait sa grand’messe annuelle ce matin. Et en grande entreprise de communication et de dialogue qui la caractèrise aujourd’hui, les employés n’ont pas eu le droit à la parole comme c’était la tradition depuis qu’existe ce grand raout. Cerise sur le gâteau il a été projeté un film propagande avec la voix nasillarde des années 40, il manquait juste la musique d’époque. Pitoyable.
29 janvier 2009 à 18:31
Et, rose elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin.
(F. de Malherbe)
29 janvier 2009 à 20:36
Comme quoi, une erreur de typographie peut révolutionner l’écriture.
Les typographes d’aujourd’hui sont des SR et les poètes des rédacteurs ?
18 avril 2009 à 21:04
Pour info, et pour mettre à jour la discussion, Gilles Bornais a été viré de France-Soir début avril 2009. La rédaction a voté contre lui… une motion de défiance !
19 avril 2009 à 7:51
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20090414.OBS3226/la_redaction_conteste_la_motion_de_defiance.html
19 avril 2009 à 7:54
http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/media/200916/france-soir-gilles-bornais-debarque_202085.html?popup