Je doute que tous les 22 000 lecteurs de ce blog n’aient lu L’Aiguillon N°54. Je vous offrais l’occasion ici de rappeler ce qui vous dterminait.
Ceci étant, j’ai (re)lu votre texte. Le voici:
“Frédéric Teboul candidat à la mairie de Lucé
Ce que je crois…
La campagne pour les prochaines municipales est lancée. Le premier à dégainer s’appelle Frédéric Teboul. Ce Chartrain de 64 ans, marié et père de trois enfants, est biologiste directeur d’un laboratoire d’analyses médicales dans le quartier du Vieux Puits à Lucé. Pendant trois mandats (1983-2001), il a été adjoint au maire de Chartres, chargé de la jeunesse et des quartiers, ainsi que de la santé comme administrateur du centre hospitalier de Chartres. Egalement président de l’Office chartrain de la jeunesse et des loisirs, président fondateur de la Mission Avenir Jeunes, instigateur du Bureau Information Jeunesse et du Conseil Municipal des Jeunes… Puisse l’initiative de L’Aiguillon en publiant cette profession de foi servir le débat démocratique et déboucher sur une candidature d’union des forces de gauche lucéennes.
Je remercie L’Aiguillon qui, au nom du pluralisme et de la diversité des engagements à gauche, m’offre aujourd’hui de m’exprimer dans ses colonnes pour apporter quelques précisions sur le sens de la candidature de relève que j’entends conduire, avec d’autres femmes et hommes de bonne volonté, à la mairie de Lucé.
J’ai été élevé dans le respect de la démocratie et le souci de la justice ; mon engagement politique n’a jamais eu d’autres raisons ni connu d’autres causes. Ceci étant dit, soyons tout à fait clairs, il ne peut y avoir de démocratie sans que soient instaurés la paix sociale, la sécurité pour tous, la solidarité sous toutes ses formes, le respect de l’environnement et que ne soient éradiqués l’exclusion et le chômage de masse qui sont, dans leur essence, profondément anti-démocratiques. Il ne peut y avoir, non plus, de justice sans une réelle égalité des chances et sans qu’il ne soit mis un terme à toutes les formes de discrimination. Ecrivant ceci, vous me direz que je rêve et que je me paie de mots qui n’engagent à rien ! Je vous répondrais qu’il faut rêver, que c’est indispensable…, mais qu’il faut dépasser le rêve et se confronter, avec sincérité, à la dure réalité de la société telle qu’elle s’impose à nous tous. La démocratie comme la justice ne vont pas d’elles-mêmes dans notre monde, on ne les fait vivre que par un combat quotidien et par un engagement rigoureux et attentif. C’est là toute la noblesse de l’engagement politique.
On l’aura compris, je suis de gauche et je l’ai toujours été, même si, depuis plusieurs années maintenant, je suis libre de tout engagement envers le parti socialiste auquel j’ai, jadis, adhéré. Le prêt à penser au service des ambitions des uns ou des autres a fait son temps ; l’avenir de la démocratie de proximité ne se décide pas autour d’une table où les représentants des partis politiques, fussent-ils de gauche, se distribuent postes et prébendes. Dés lors qu’il s’appuie sur des principes solides, auxquels il ne saurait être question de déroger, cet avenir est du ressort des citoyens qui ont toute liberté de choisir ceux d’entre eux qu’ils estiment dignes de conduire, avec sincérité et efficacité, une politique locale au service de l’intérêt général.
«Je veux proposer une alternative crédible»
A Lucé, la démocratie est bafouée. Je le constate avec tristesse comme beaucoup d’autres Lucéens. Quel gâchis que cette mandature ! Je ne peux pas rester passif devant cet état de fait et attendre, qu’avec un peu de chance, les choses s’arrangent. Je veux agir conformément à mes convictions et proposer une alternative crédible à tous ceux qui pensent qu’il est urgent de se mettre en ordre de bataille pour chasser, démocratiquement, l’actuelle équipe municipale. Je ne suis pas de ceux qui s’en remettent aux circonstances, qui croient que la mairie tombera comme un fruit trop mûr et qu’ensuite, la vertu des nouveaux élus suffira pour conduire la politique municipale. Je crois, au contraire, qu’en toutes choses il faut de la volonté et des convictions, qu’à Lucé plus qu’ailleurs, la restauration du bien commun demandera un gros effort de réflexion et qu’il est grand temps de se mettre au travail pour mettre sur pied un projet crédible, sérieux, cohérent et réaliste. Lucé a besoin d’idées et d’enthousiasme. L’urbanisme, la vie dans les quartiers, la vie culturelle, une vraie politique sportive au service de la population, tout est à inventer et à reconstruire. On peut vivre heureux à Lucé, s’y épanouir ; avoir envie d’y rester et d’y vivre en paix. C’est à nous tous qu’il convient d’en décider.
Il faut faire preuve de rigueur et d’honnêteté en politique. Il faut savoir aussi y faire preuve de modestie et d’humilité ; toute action porte en elle-même le risque de l’erreur et de l’illusion. Il faut se mettre toujours en position d’apprendre pour appréhender au mieux la complexité du monde d’aujourd’hui telle qu’elle façonne notre vie quotidienne. Je ne crois pas à la fatalité : nous pouvons échapper aux déterminismes sociaux et historiques qui pèsent sur nous. Un élu ne peut prétendre posséder, à lui seul, les réponses qui engagent le destin commun d’une collectivité humaine. Le programme d’actions à entreprendre, demain, pour mieux vivre à Lucé ne tombera pas du ciel, il sera le fruit de l’effort commun à penser le futur.
Pour ma part, je suis prêt à travailler avec toutes celles et tous ceux qui ont le même désir et la même volonté de construire un vrai projet, fidèle aux pensées, aux convictions et à la foi en la vérité dans lesquelles j’ai grandi et vécu, comme vous, et avec vous.
Frédéric Teboul”
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