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A Chartres, “on” ébrèche le droit de grève

Par MPM • mardi 07 octobre 2008 à 06:29 • Catégorie: Chartres, Edito, Education/Culture, Le ventre qui pleure, Rien que le droit
Une loi récente fait obligation aux enseignants du premier degré (écoles maternelles et élémentaires) de déclarer "leur intention de faire grève" auprès de leur supérieur hiérarchique, à savoir leur inspecteur de circonscription.
La démarche a pour but d’anticiper l’organisation d’un service d’accueil. En aucune façon, elle ne peut donner lieu à l’établissement de la moindre liste publique.

Or, hier, la presse eurélienne a publié en pleine page la liste des écoles chartraines avec le nombre de grévistes annoncé.
Pour les syndicats enseignants affiliés à la FSU, l’affaire est scandaleuse. Ces informations, diffusées à l’interne de l’administration scolaire, si elles devait faire l’objet d’un échange avec les communes pour la mise en place de services d’accueil, ne pouvaient se traduire par ce type de publication.
Hugues Villemade, représentant SNUipp/FSU, s’insurge : "Dans le département de Jean Moulin, avoir, dans la presse, une liste des écoles avec le nombre de collègues ayant déclaré leur intention de participer à un mouvement national de grève, a quelque chose d’insupportable, qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire".

 


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14 Réponses »

  1. “Les heures les plus sombres de notre histoire”… Une telle affirmation n’est pas seulement ridicule: elle est choquante. Je propose, alors qu’on commémore Anne Franck, d’avoir une pensée aussi pour Eva Hellmann. On a le droit de ne pas apprécier l’initiative de l’éducation nationale, mais cela ne doit pas permettre de faire des comparaisons outrancières.

  2. Mandarine m’a devancé…..

  3. à Mandarine mécanique: l’article en question n’est pas le fait de l Education Nationale, mais de la Mairie de Chartres.En effet la nouvelle loi oblige les enseignants à informer leurs supérieurs hiérarchiques de leur intention de faire grève, afin que ces derniers contactent les municipalités en vue d’organiser le service d’accueil minimum. et non pas pour communiquer à la presse des données qui en sus n’ont que peu de fiabilité, l’enseignant se réservant le droit de ne pas participer le jour même au mouvement de grève
    Cet communication dans la presse questionne tout de même sur le partage des informations et entre autre sur l’usage que feront certaines Mairies d’informations partagées via par exemple le fichier “base élèves”

  4. A voisine: peu importe qui a communiqué l’information. Apparemment, ce qui a été donné, c’est une information générale, et non des informations nominatives. Je n’ai pas le sentiment qu’on ait jeté en pature à l’opinion les enseignants grévistes.
    Ce que je sais, c’est que ça n’a rien à voir avec les heures les plus sombres etc.
    Autant je suis d’accord avec le combat contre la chasse aux enfants, à laquelle on demande à la police républicaine de se livrer dans les écoles, autant j’ai l’impression que sur cette histoire de statistiques sur les grévistes, on crie au loup pour rien.

  5. Bien sûr que l’amalgame avec Jean Moulin est totalement décalé et ne fait pas honneur au syndicat qui ose cette comparaison.
    Et à l’heure où on ne parle que de transparence, pourquoi n’y aurait-il pas transparence totale sur les prévisions d’effectifs d’enseignant déterminés à exercer ce que la loi leur reconnait comme un droit : faire grève ?

  6. il n’est pas nouveau de “prévenir en cas de grève”. Combien de parents ont-ils été pris au dépourvu au dernier moment (ie le jour de la grève) de l’absence d’un instit’ pour leur enfant ?

    Ce qui est nouveau c’est de prévenir son administration centrale. Avec les dernières réformes Darcos on n’est pas loin du service minimum … de l’éducation nationale et non seulement du service d’accueil. Les pauvres dehors !

    Les riches apprendront dans les écoles privées (musique, sports, …), les pauvres nulle part.

  7. Il n’y a pas de hont à faire grève, mais ce serait la honte de s’en cacher !

  8. A Horloger local: il ne peut y avoir de transparence sur les prévisions d’enseignants déterminés à faire grève, puisque comme je l’ai dit précédemment le courrier fait à son supérieur hiérarchique n’est qu’une intention. A titre d’exemple dans l’école où j’enseigne deux collègues avaient fait ce courrier et n’étaient pas grévistes aujourd’hui hui.
    La Mairie de Chartres n’a pas joué la transparence pire elle a peut être joué la désinformation uniquement dans un but populiste rien d’autre..
    A mandarine mécanique: C’est de petites concessions en petites concessions que l’on bat en brèche la démocratie. Cette information n’était destinée qu’aux mairies en vue d’organiser l’accueil, même si le nom des grévistes n’a pas été mentionné, accepter aujourd hui une dérive, c’est accepter plus demain.C’est une question de principe.

  9. Petit rapprochement : les écoles citées sont souvent et accessoirement bureaux de vote : ainsi, on peut “s’amuser” à faire le rapprochement entre taux d’enseignements grévistes d’une école donnée et orientation politique du bureau de vote correspondant.
    Doit-on en déduire que les enseignants sont plus heureux dans les “beaux quartiers” chartrains que dans les quartiers moins favorisés ? et si oui, pourquoi ?

  10. à une voisine attentive : j’ai un peu de peine à comprendre qu’un enseignant exprime une intention, et ensuite ne donne pas suite, car dans ce cas, la mairie, comme la loi l’y oblige, aura mis en place inutilement une personne (un animateur territorial ) pour assurer la garde des enfants, sans compter les prévisions de moyens de transport (bus) pour emmener la classe en centre de loisirs. Il serait intéressant de mesurer l’écart dans les effectifs, entre intention et grève effective.
    Et je reviens à ma question précédente : pourquoi plus de grèvistes en périphérie qu’au centre-ville ?

  11. A horloger : c’est peut être difficile à comprendre , je vous l’accorde mais c’est la réalité et l’absurdité de cette loi.
    Quant à votre dernière question, la réponse tient peut être au fait que les grosses écoles se trouvent en périphérie de Chartres et non pas en centre ville et que donc statistiquement il y a plus de chance d’avoir de classes fernées dans une école de 10 classes que dans une école de 3 ou 4 classes.

  12. Si j’ai tout bien compris, pour que l’école fonctionne enfin correctement avec un nombre satisfaisant d’encadrements, il suffit aux syndicats d’annoncer une grève toutes les semaines, aux enseignant de se déclarer grévistes (ainsi les mairies envoie de l’encadrement) et venir bosser comme si de rien n’était.
    Il suffisait d’y penser. Eh Darcos ! elle est pas bonne l’idée pour une école qui marche …….. vers l’avenir ! ?

  13. Eh le prof demissionne, t’as rien compris les jours de grève il ne suffit pas de l’”encadrement” pour que l’école fonctionne, encore faut-il qu’il soit qualifié. Les animateurs vacataires ne sont et ne seront jamais enseignant. mais peut-être est-ce ce qui est visé par darcos: demande-t-on à l’école d’être une garderie ?

  14. A anonyme de 10H30: bien analysé du moins pour l’école maternelle largement remise en cause et amenée à disparaître pour devenir communale.

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