La fête à Maurice ?
Aujourd’hui, pour la réunion du conseil d’administration de Chartres Habitat, la Piquouse se demande à quelle sauce va être mangé Maurice Bâcle, représentant élu des locataires, par Jean-Pierre Gorges, le président de l’Office municipal HLM.
La semaine passée, “Momo”, pour les intimes, avait surpris tout le monde, y compris la Piquouse qui s’était pincée pour y croire, en s’épanchant dans la presse locale sur la mauvaise gestion de Chartres Habitat.
On est sûr que le seigneur de Chartres va vouloir se venger. On imagine “Momo” sur l’échafaud, “tenaillé aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes, brûlé de feu de soufre, de plomb fondu, d’huile bouillante, de poix résine brûlante, de cire et soufre fondus ensemble, puis son corps tiré et démembré à quatre chevaux et ses membres et corps consumés au feu, réduits en cendres et ces cendres jetées au vent”.
Maurice, ça chatouille ou ça gratouille ?…
30 septembre 2008 à 8:33
Momo, c’est pas le genre à se laisser emmerder par des mecs en cravate! Vas-y Momo, rentre leur dans le lard! Défend le steack des locataires!
30 septembre 2008 à 11:38
Ah, MPM, j’adore la description du châtiment : merci pour ce morceau de lyrisme poétique qui fait un peu rêver.
Mais rêvai-je ? Quel est ce monde où les châtiments ne seraient pas appliqués aux fautifs mais à ceux qui défendent les victimes des fautes ? Je ne peux croire que ce soit celui dans lequel nous acceptons de vivre…
Pour Mandarine mécanique et Momo : Faut qu’ça saigne
Faut qu’les gens aient à bouffer [...]
Faut qu’ça saigne
Appuie sur la baionnette
Faut qu’ça rentre ou bien qu’ça pète
Sinon t’auras une grosse tête
Faut qu’ça saigne (…]
Boris VIAN
toujours d’actualité. Et le Traité de civisme, donc, si c’est pas instructif !
30 septembre 2008 à 11:50
A Lune bleue : le châtiment décrit fut celui subi par le “régicide” Damiens en place de Grève le 2 mars 1757. Il avait voulu tuer le roi Louis XV avec un …canif. Louis le Bien Aimé n’eut même pas une écorchure, juste un hématome…
30 septembre 2008 à 12:18
Maurice is alive. Je répète : Maurice is alive. C’est un miracle !
30 septembre 2008 à 13:58
Je rappelle que la brigade d’intervention du MoDem est toujours prête à intervenir dans ce genre de situation pour nettoyer la scène de crime. Bâches, élevage de porcs etc. Nous avons aussi un département “armement divers”. Et, bientôt à Chartres, des secouristes armés de fioles de mercurochrome, de pansements et d’un nécessaire à couture.
“MoDem, Recousing People Is Our Job Too.”
30 septembre 2008 à 21:28
Maurice Bacle a totalement raison de donner son avis sur le fonctionnement de Chartres Habitat. Avant que la Cour des Comptes donne le sien de façon plus rigoureuse…..
Maurice Bacle est administrateur depuis plusieurs années, et il était déja administrateur quand Gorges a pris les commandes. il peut donc comparer les deux gestions et comment sont considérés les locataires et les employés.
1 octobre 2008 à 9:46
Alors, des nouvelles de notre Momo communal? Momo, parle-nous… Tu leur as cramé la cravate? T’as besoin de quelques cochons? Faut passer un coup de jet sur les murs et les sols?
1 octobre 2008 à 11:38
Pour les références de la citation, merci. Ah ! qu’elle est délectable, la langue française de cette époque là !
A part la qualité du langage, les choses ont-elles beaucoup changé, depuis 1757 ?
Le rapprochement des espoirs, des idéaux et de la quantité de sang versé pour tenter de les faire aboutir avec le résultat obtenu - surtout avec la tournure que prennent les choses -, est à pleurer de rage !
Qui pourrait (à part des gens bien malhonnêtes qui y trouveraient leur propre intérêt - or c’est sûr, personne dans son environnement, ne correspond à ce portrait !! ) reprocher à Monsieur Bacle de dénoncer un fonctionnement avec lequel il n’est pas d’accord, au risque, s’il ne le faisait pas, de se rendre “complice” d’une gestion hasardeuse ?
1 octobre 2008 à 15:20
Ce morceau d’anthologie littéraire est également l’incipit de SURVEILLER ET PUNIR de Michel Foucault. Tout un programme n’est-il pas ?…
1 octobre 2008 à 16:27
Lune bleue, faudrait quand même pas exagérer! Nous vivons au paradis à côté de ce que subissaient nos ancêtres du XVIII° siècle. Lisez le code noir ou l’ordonnance criminelle de Louis XIV de 1670 et des brouettes, jetez un oeil à notre constitution, à la Charte des droits fondamentaux, à la Convention européenne des droits de l’Homme, comparez les taux de mortalité infantile et l’espérance de vie, considérez les situations géopolitiques européennes de l’époque et l’actuelle etc. et vous remballerez illico presto vos généralités désabusées. Non, nos ancêtres ne sont pas tous morts en vain et nous avons accompli des progrès à peine imaginables. Le tout, c’est de continuer sur ce chemin.