Le PS chartrain au fond du trou, histoire d’une déconfiture, acte 2
En exclusivité, la Piquouse vous dévoile (presque) tout.
Acte 2 : l’erreur de casting.
1995 : Georges Lemoine rempile pour son quatrième mandat consécutif de maire. Le mandat de trop. Car, depuis 1993, la situation financière de la ville est gravement détériorée à cause d’un laxisme impardonnable. L’étendue des dégâts, notamment l’endettement considérable, est révélée publiquement en septembre 1996 par un rapport de la Chambre régionale des comptes.
Laurent Rabaté, nouvel adjoint aux finances, est chargé de réaliser le plan d’austérité drastique. Bordelais d’origine, Rabaté a débarqué à Chartres une décennie plus tôt comme stagiaire de l’ENA. Ce magistrat de la Cour des comptes, agrégé de russe, fan de Bruce Springsteen (ce qui le classe définitivement dans la catégorie des gens de qualité) a le charisme de Buster Keaton. Pour autant, il est un remarquable technicien maîtrisant ses dossiers municipaux.
A l’entame du mandat précédent (1989-1995), Lemoine a fait miroiter à son adjoint aux travaux la place de dauphin. Mais au moment où le scandale financier éclate au grand jour, Rabaté a le malheur de piquer une grosse colère contre son mentor. Ce dernier ne lui pardonnera jamais.
En 1998, une nouvelle fois touché par le cumul des mandats, Lemoine échange son poste de maire avec celui de son 1er adjoint Jean-Louis Guillain. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à tirer les ficelles.
A l’automne 1999, il provoque la stupeur chez bon nombre de militants socialistes en désignant Pascal Ory comme son héritier pour l’élection municipale de 2001. L’adjoint à la culture de l’époque a beau être un éminent historien universitaire, la greffe ne prend pas avec l’électorat de gauche chartrain. De surcroît, inspiré par Lemoine, Ory commet la double erreur de maintenir Rabaté sur la touche et de refuser de travailler avec l’association rénovatrice et alternative Energies Citoyennes.
Ajoutez l’usure et l’inertie du pouvoir municipal, vous obtenez tous les ingrédients pour fabriquer la défaite de mars 2001.
A suivre l’acte 3 : Vallet double Santerre.
25 août 2008 à 8:13
Les gens ne comprennent vraiment rien et en plus ils sont idiots !
En effet avec vos conclusions et ce que vous expliquez depuis des mois, on comprend mal les derniers score.
Je crois que aucune liste “gauche” n’a fait 5%, sauf la gauche socialiste ! ! ! CQFD.
Allez seul Mr LEMOINE sur sont nom et Mr LEBON feront plus de 5% on fait des paris ! ! !
25 août 2008 à 10:43
Sur le blog de lebon,c’est l’amateurisme.
ex:réunion à chaudon,vous cliquez :quedale.
son tract ,bourré d’erreurs,( pour être sympa) ,distribué avec de la pub…abandonné par dizaines au sol…
l’affichage libre,quedale..
Il est loin le temps ou vallet envahissait les panneaux et le reste….
25 août 2008 à 10:52
C’est Jean-Louis Guillain qui aurait mérité de continuer son boulot de maire entamé en 1998. Son handicap était d’être âgé mais surtout de ne pas être membre du PS.
25 août 2008 à 13:52
Bonjour,
Monsieur Jean je connais un bon ophtalmo….. parce que pour ce qui est de l’affichage si tu ne vois rien les verres risquent d’être très épais !
25 août 2008 à 13:57
Et pour le reste me claudge?tu crois que les verres suffiront pour lire?
25 août 2008 à 14:53
A Anonyme, savez vous que Jean Louis Guillain et Georges Lemoine sont, à quelques mois près, du même âge. Si le premier s’estimait trop âgé en 2001 que dire du second qui 8 ans plus tard se porte candidat à une nouvelle élection…?
25 août 2008 à 15:18
De l’exclusivité ….. !!! du rechauffé certainement et ne pas oublier que JL GUILLAIN a soutenu GORGES en Mars 2008… la boucle est bouclé
25 août 2008 à 20:07
je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre, la gauche en ce temps là, disait solidarité….
26 août 2008 à 9:30
Je viens d’attaquer la lecture d’une histoire de Chartres, datant du XIX° siècle. Eh bien les aventures du PS chartrain, c’est de la guimauve, à côté de la façon dont on règlait ses comptes du temps de Thibault le Tricheur et sa descendance! Entre les comtes de Chartres, les autres aristos du coin et les évêques successifs de Chartres, on avait de vraies explications d’hommes! Après qu’Hugues du Puiset, au XI° siècle, eut ravagé la Beauce en vue de s’imposer dans le quartier, pour lui régler son compte, le roi de France a aidé le comte de Chartres et ses alliés à raser son château! Quand on voulait seulement être ferme, on manoeuvrait pour obtenir du pape l’excommunication du malfaisant. Aujourd’hui, c’est mauviettes et compagnie!