“Dans un souci d’apaisement…”
Par MPM • mardi 08 juillet 2008 à 14:28 • CatĂ©gorie: SolidaritĂ© •Dans sa décision, il fait droit aux intérêts de la direction de l’entreprise drouaise en reconnaissant les voies de fait et le trouble manifestement illicite et en demandant aux salariés grévistes de mettre fin à toutes les entraves.
A partir de demain 15 heures, le tribunal fixe une astreinte de 300 euros pour chaque personne (ou chaque véhicule) empêchée de circuler librement à l’entrée ou à la sortie du site de production.
Mais, dans un souci d’apaisement, il laisse aux deux parties la charge des dépens respectifs ; ce qui signifie que les salariés n’auront pas à payer les frais d’assignation et d’huissier avancés par la direction pour la procédure du référé.
Plus fondamentalement, ce jugement met en exergue la mise en place d’une hiérarchie des droits fondamentaux. Le droit de grève est désormais placé moins haut que celui de la libre circulation des personnes, preuve que nous vivons dans une société ultra libérale.
Le combat des "Philips" est loin d’être terminé. La justice prud’homale va prendre le relais.
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La libertĂ© de circulation prime sur le droit de grève pour la simple est bonne raison qu’elle est inaliĂ©nable dans toute sociĂ©tĂ© libĂ©rale : sans cette libertĂ©, et le souci de la conforter au rang de principe fondamental, il ne pourrait y avoir de grève.
Pour ce qui est de ce jugement nous pouvons reconnaitre qu’il y a eu abus de la part des grĂ©vistes. IndĂ©pendement de leurs situations et motivations personelles, force est d’admettre qu’ils ont outrepassĂ© leurs droits en s’attaquant Ă ceux de tierses personnes.