Il est normal qu’après l’annonce de l’invalidation de la députée, les pronostiqueurs de la circonscription s’agitent pour supputer les chances de tel ou telle candidat(e) potentiel(le)
.
Mais avant de penser au choix d’ un(e) candidat(e), il y a sans doute nécessité d’ analyser les raisons des échecs des candidats socialistes aux élections locales récentes, à CHARTRES en particulier. Or, il semble que l’ex-députée n’a toujours pas compris ce qui lui arrive (cf. son interview dans l’Echo du samedi 28/06) ; contrairement à ce qu’elle annonce, l’ invalidation de son élection par le Conseil Constitutionnel n’est pas uniquement due à la méchanceté – réelle mais ici justifiée – des personnes de droite qui ont déposé un recours mais à la BETISE de son propre entourage politique.
En cela, elle peut remercier les responsables de son propre parti, pilotes arrogants d’une machine à perdre redoutablement efficace, à savoir :
- les bouffons qui ont si bien conseillé S. Royal en 2007,
- son émissaire en Région Centre M. Sapin, faux expert en combinazione
- l’ état-major du PS en Eure et Loir, quarteron de sectaires manipulateurs.
Quels sont les motivations de ces apparatchiks ? Les aspirations des classes populaires ? les attentes des jeunes sans emploi ni espoir ? le stress des salariés pressurisés ? les besoins des retraités modestes ? le désarroi des chômeurs ? Vous n’y pensez pas ! Leur seule raison de s’agiter et de combiner : leur réelection ad vitam aeternam ( ou celle de leurs proches ) . Pour ce faire, Mme Vallet n’a pas échappé à la manie de s’entourer de flatteurs agités : directeur de marketing (pardon, de campagne), commissaire politique, conseiller en communication, promoteur d’image,…Rien de concret, rien de crédible dans ce cirque qui se veut médiatique. Et pour couronner le tout à Chartres, le P.S. et Mme Vallet se voient imposer un candidat-suppléant caricatural, bébé-requin nourri au concentré de langue de bois, couvé dans les nurseries nauséabondes de la sociale-libérouille parisienne pour y apprendre les rudiments de la perversité majeure ; vouloir « faire carrière » en politique. Cette attitude méprisable est une injure à la démocratie et la ronge sournoisement comme termites dans les boiseries du Palais Bourbon. Avec de tels « modèles » de « professionnels de la politique », comment s’étonner des taux d’abstention, en particulier chez les jeunes ?
Espérons pour les Chartrains que le revers judiciaire de Mme Vallet entraînera son second dans la chute. Sinon, en essayant de s’incruster à Chartres, il nous referait, pour les 40 ans à venir, le coup de l’ élu local irremplaçable, inamovible qui a tant nui à la Gauche locale. Pourquoi s’opposer à Lemoine aux cantonales sinon pour « tuer le père » ?
Pour un électeur viscéralement de gauche, c’est déchirant mais motivant d’écrire tout cela.
Le choix d’un(e) candidat(e) de gauche ne peut se faire en zappant ces considérations sur les évènements récents. Les électeurs de gauche et les militants de gauche (surtout ceux du PS) doivent tourner la page pour oublier tout ce gâchis et ces magouilles et pour désigner les bons candidats de gauche, pour septembre et la suite. Pour éviter de les « plomber » avant d’entrer en campagne, choisir des candidats(es) de préférence non-inscrits ayant des convictions de gauche, humanistes et environnementalistes, républicaines et sociales.
La génération des girouettes à paillettes doit être mise définitivement au rancart :
- assez de trahisons ; désignation « à l’arraché » de la tête de liste au municipales,
- assez de trahisons : alliance-collusion avec le Modem entre les 2 tours en mars,
- assez de trahisons : votes à l’Assemblée Nationale à l’opposé des « engagements » (sic !) de campagne.
Du pragmatisme, du bon sens, de la sincérité pour le choix d’un(e) candidat(e), pour l’aider dans sa campagne, pour le(la) faire élire et redonner un(e) député de gauche à une circonscription qui le mérite bien.