A lire les commentaires déjà publiés sur la Piquouse, les avis sont partagés :
Mikael Blomkvist : "l’invalidation de Mme Vallet demeure possible en droit et serait d’ailleurs conforme au Code électoral et au 52-8 dudit code, même si il y a un écart de près de 4 000 voix.Si le CC n’invalidait pas,il ouvritait les vannes d’une jurisprudence catastrophique.On peut ne pas admirer tous les jours le si souriant JPG mais là il faut reconnaître que son adversaire n’a pas joué le jeu et qu’il a la loi pour lui.Il a eu raison de demander et d’obtenir pour le 19 juin la convocation des deux finalistes du 3 février .Evidemment le “piquant” dans cette affaire c’est que le madeliniste JPG est victime d’une campagne indirecte mais certaine d’un grand groupe de la distribution par ailleurs fort bien traité par la loi LME que viennent de voter ses copains….".
Sandra Renda : "Quelle que soit notre couleur politique, nous devons tous être en faveur de l’ordre et du respect de la Loi. L’écart de voix ne doit pas être le seul critère d’appréciation pour apprécier la régularité d’une élection, cela viendrait à instaurer une sorte de présomption irréfrégable d’irrégularité en cas de faible écart des voix et cautionner des fraudes uniquement parce que l’écart est important. Les décisions récentes d’annulation et d’inéligibilité du Conseil Constitutionnel (Pemezec 3000 voix d’ecart inéligible, Fenech 4 000 voix d’écart inéligible, Sarlot inéligible) ont démontré qu’il faut respecter une sorte de code de bonne conduite. Le jeu électoral s’apparente au jeu sportif, on peut gagner ou perdre tout en restant fair play. Celui qui gagne le tour de France mais qui s’est dopé doit être sanctionné.En l’espèce, même en cas d’annulation de l’election, je ne peux que souhaiter que Jean-Pierre Gorges reste le “Poulidor de la circonscription”."
Mandarine Mécanique : "Tout ça est très beau, mais je pense que Sandra RENDA se trompe.
D’une part, le recours ne portant que sur la réintrégration dans les comptes de Mme VALLET des dépenses de DUCATEL, l’écart de voix n’a aucune importance. Soit c’est réintégré, et compte tenu des termes de la loi, cela entraîne le rejet du compte et l’inéligibilité du candidat ; soit ce n’est pas réintégré, et rideau, car il n’est pas invoqué de manoeuvre.
D’autre part, sur l’opportunité, ce serait entrer dans des débats sans fin. Le CC a été saisi lors de la dernière élection d’un recours où, notamment, on reprochait à une candidate du sud-ouest d’avoir été soutenue par la Dépêche du Midi. Le CC a estimé que ce n’était pas un problème. En fait, en quoi un candidat pourrait-il être tenu pour responsable d’une inimitié entre un autre candidat et un tiers fortuné capable de pourrir cet autre candidat? On voit pour le coup le genre de manoeuvres que favoriseraient une innovation du CC sur l’affaire GORGE VALLET…"
Mandarine Mécanique : "A M. BLOMKVIST : (…) lorsqu’une campagne, celle de CHIRAC, était axée en 2002 sur la sécurité et que dans le même temps TF1 mettait le paquet sur quelques faits divers, le problème n’était pas celui du temps d’antenne, mais bel et bien celui du contenu.
A Sandra RENDA : ce n’était pas DUCATEL qui soutenait VALLET, mais VALLET qui a enfourché le combat de DUCATEL. Il est classique que les politiques s’agrègent aux combats des mécontents. Si un candidat de droite va manifester, pendant une campagne électorale, aux côtés de paysans en colère ou de buralistes furibards, doit-on réintégrer dans ses comptes les frais d’organisation des manifs et d’édition des tracts?
Je suis persuadé que jamais le CC ne se lancera dans l’inconnu et rejetera le recours."
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