Il resterait à démontrer que les citoyens aient jamais, en masse, voté pour des idées… Oublions la vulgate marxisante, et penchons-nous sur l’histoire: seconde république ; à la surprise générale, entre les républicains et les monarchistes, LN Bonaparte est élu au suffrage universel avec une majorité écrasante. Juste avant, une majorité “de droite” était sortie des urnes, au grand dam des révolutionnnaires républicains de Paris, qui ont tenté un coup de force maté avec une extrême violence. Napo bis fait son coup d’état trois ans après, because pas rééligible. Puis, quelques jours après, il organise un plébiscite au suffrage universel où il obtient un score phénoménal.
Quelle leçon j’en tire? La réalité du peuple français, comme de n’importe quel peuple, est très éloignée de l’idée que s’en font les intellos, quelque soit l’appartenance politique desdits intellos.
Nos concitoyens n’attendent rien des idées d’extrême-gauche. Sous souvert de grandes théories abstraites ne reposant sur aucune donnée objective, les suffrages de l’extrême gauche ne représentent, d’une part, que des bouffées de protestations (ne pas oublier que, dans le temps, le FN a prospéré sur les ruines du PC), et d’autre part sur la défense d’intérêts catégoriels.
L’échec, souvent horrible, du marxisme partout où il s’est imposé, condamne la gauche extrême à n’être jamais qu’un exutoire.
Le seul combat qui ait un sens, c’est le combat syndical, pour obtenir des avancées concrètes.
Ce n’est pas dans les urnes que l’on trouvera de quoi rétablir les équilibres économiques entre salariés et employeurs. C’est dans l’action syndicale.