Du jamais vu depuis le 6 février 1934
Par MPM • dimanche 13 avril 2008 à 16:32 • Catégorie: Rien que le droit, Sûreté •En ce dimanche pluvieux, la Piquouse de rappel fait un retour sur les événements de lundi dernier lors du passage de la flamme olympique à Paris.
En plus des violences policières et du comportement hors de proportion de la police française vis à vis des manifestants, notamment par l’arrachage systématique des drapeaux tibétains jusqu’au sein du public qui restait sagement derrière les barrières de sécurité, l’émission "Envoyé spécial" diffusée par France 2 cette semaine a mis en lumière un autre élément très symptomatique de la prédominance de la loi chinoise ce lundi sur Paris.
Après les atteintes graves au droit de manifestation, après le tabassage policier d’un caméraman de la chaîne publique, France 2, c’est la liberté de la presse qui a eu à souffrir de ce que l’on légitimement considérer comme une sorte de "démission" (pour rester correct) face au gouvernement chinois de la part des plus hauts responsables de notre police nationale. L’Australie, qui doit accueillir la flamme le 24 avril, en a déjà tiré des leçons, elle assurera seule la sécurité de la flamme.
La vidéo ci-dessous montre comment le caméraman de France 2, porteur des accréditations nécessaires pour se trouver sur le véhicule précédant la flamme, se fait éjecter manu militari dans le public derrière les barrières délimitant le parcours, sur simple demande de son collègue chinois qui le considérait comme dangereux, selon les critères et les habitudes officielles traditionnellement mises en pratique par le gouvernement chinois. Pourquoi dangereux ? Et comment ? Il ne faisait que son métier de journaliste.
A Paris, en France, ce lundi, c’est la Chine qui définissait les libertés publiques. Comment les responsables de notre police ont-ils pu se coucher à ce point devant le gouvernement chinois ? Les consignes en ce sens venaient-elles de plus haut ? Du gouvernement ? De l’Elysée ? Et quelle était la motivation d’un tel comportement gravissime ? Préserver d’éventuelles chances de contrats ? Brosser dans le sens du poil la République Populaire de Chine pour qu’elle soit toujours aussi accueillante pour les entrepreneurs français qui ferment leurs usines en France pour les délocaliser en Chine afin d’y exploiter une main d’oeuvre aux coûts très réduits et flexibles à souhait ? Autre chose ? Merci d’indiquer votre avis en commentaire.
MPM est
Email à cet auteur | Tous les Articles par MPM





















/images/aiguillon230.jpg)


quel est le rapport avec le 6 février 1934 ?
Aux dernières élèctions municipales 2008 , la TETE de liste UMP à Nogent le Roi ( également entrepreneur à Nogent le Roi …. ) a “decentraliser” en CHINE la totalité de sa production par la réalisation d’une usine neuve sur place .
Il faudrait solliciter l’avis de ses soutiens locaux ( reprendre les articles de journaux ) sur cette délocalisation et sur les droits de l’homme en Chine.
Le 6 février 1934, une énorme manif d’anciens combattants avait dégénéré place de la Concorde à Paris, causant une dizaine de morts. Cette nuit -là , la police française n’avait rien maîtrisé. Bis repetita ce lundi…
Ok, merci je n’avais pas compris comme le billet était axé sur la question de la liberté de la presse et, plus largement des libertés publiques
Sans faire de mauvais esprit, c’est pour cela que l’on ne peut pas citer l’exemple du 17 octobre 1961, et ses plusieurs centaines de morts parmi les manifestants, où là , on peut dire que tout était maitrisé par la préfecture de police de Paris, avec Maurice Papon à sa tête ?
C’est exactement ça.
Je ne suis pas d’accord avec la référence à 1934. Que la police ait des soucis de maintien de l’ordre, c’est un évènement finalement assez banal, même s’il est regrettable.
La vraie comparaison, c’est avec une période un peu plus tardive: l’occupation.
Car la particularité de cet évènement, c’est qu’une puissance étrangère commande la police française, qui plus est dans un but de censure.
On aura remarqué aussi l’amalgame intéressant, typique des tyrannies: constater un fait qui dérange, c’est représenter un danger. Le caméraman de le TV publique française (!) est dangereux parce qu’il filme des choses qui ne plaisent pas à la Chine.
A rapprocher de Google, Yahoo et consorts, qui filtrent pour le compte de la tyrannie chinoise ; voire qui balancent purement et simplement les internautes chinois. Et qui sont complices également de tout un tas de régimes politiques de merde sur la planète.
Et l’on voit que ce qui devait être un espace de liberté est déjà rongé par Anasthasie.
On doit réfléchir aussi sur les “valeurs” du sport. Je constate quant à moi que les sportifs se sont toujours très bien accomodés des pires systèmes politiques, et que ces mêmes systèmes (communistes, fascistes, nationalistes etc) ont toujours adoré le sport.
En voici une nouvelle illustration. Pour un monde meilleur… mon cul.
Rien ne va plus. Mais il va bien falloir s’habituer, si on ne fait rien. Les délocalisations, c’est un début : ça veut bien dire que si on veut pouvoir travailler en France, il va falloir concurrencer sur le territoire français ceux qui travaillent sans protection sociale et pour des queues de cerises. Regardez les réformes en cours comme petit à petit elles grignotent tous les droits.
Pas d’argent ? Cet empêchement majeur derrière lequel on s’aplatit me fait bien rigoler ! Moi j’en vois plein qui déborde des poches de certains. Pire, aux mauvais esprits qui se demandent si c’est gratuit d’envoyer des troupes et du matériel en Afghanistan, je rappelle que là , il s’agit tout de même de faire partie des justiciers de la planète ! On ne va tout de même pas passer à côté de cette Mission avec un grand M pour de futiles questions de budget national. L’immoralité de laisser la dette aux générations futures n’a d’égal que celle de leur laisser un monde plein de vilaines gens barbares, de mécréants quoi.
Bon, je m’égare, mais c’est un puzzle : chaque pièce ne dit qu’un peu ; c’est l’assemblage qui révèle vraiment tout.
Qu’est-ce qu’on fait, nous les citoyens ? On boycotte les produits made in China ? On va avoir du mal tellement ils sont envahissants, mais sinon, qu’est-ce qu’on peut faire… C’est plus qu’ urgent de sortir de la logique du fric.
Ben maintenant, je vais aller voir les mesures anti chômage : il n’y a pas de raison que des gens vivent des allocations chômage ; ça ne rapporte rien aux investisseurs, et en plus, ces gens-là gagnent autant à ne rien faire que d’autres qui travaillent dur. Et comme les grosses boîtes à gros bénéfices licencient leurs employés, il y a intérêt à faire une réforme bétonnée… Pas de fainéants !!!
Et la Chine commence à exporter ses flics et ses kapos! Pour un monde meilleur!
Anormal qu’un journaliste français ne puissent pas filmer librement. En meme temps ils sont habitués car la liberté de la presse française n’est pas flagrante quand elle est à la botte de la droite et des patrons pour nous chanter la pensée unique du libéralisme capitaliste.
La pensée unique du libéralisme capitaliste… Bravo. Et la ritournelle mécanique de l’ultra gauche utopique? Ces tournures toutes faites n’ont aucun sens. C’est lassant. Je ne crois pas que le Canard Enchaîné, Marianne, Charlie Hebdo, le Monde diplodocus etc soient les chantres de “la pensée unique du libéralisme capitaliste.”
Et si la police Française agissait de la sorte en Chine, les petits chinois resteraient stoïques ? Oh oui certainement !
@ mandarine mécanique Oui le libéralisme capitaliste. Vous savez cette liberté qu’on laisse aux puissants et aux riches pour exploiter, humilier, tromper, arnaquer, se rincer, glander… et qu’on interdit aux autres. Et ce capitalisme qui n’offre qu’un seul but dans la vie: accumuler du pognon pour devenir propriétaire de tout pour pouvoir pomper toujours plus le fruit du travail des autres. Tout ceci est bien d’actualité et et je me réjouis déja de ce qui est en train de poindre à l’horizon.
Jean-Christophe, rien ne poind à l’horizon. Les inégalités, depuis quelques milliers d’années, elles vont et viennent avec plus ou moins d’intensité. Ce n’est pas ce mot creux (capitalisme) qui les a inventées. Elles existaient autrement au joyeux temps de la féodalité. Et au temps béni de l’esclavage. Le remède, ce n’est pas le communisme. Le communisme est un mot creux. C’est une autre sorte d’opium du peuple… Vive le réformisme. Halte aux vaines radicalités! Mort à la révolution!
Voila!!! On ne peut plus rien dire qui sorte de la pensée unique sans etre taxé de je ne sais quel extremisme. Je suis moi aussi pour la réforme mais pas la votre.
De quelle pensée unique parle-t-on? Ca aussi, c’est un concept creux. Il n’y a pas de pensée unique. Cette notion est une construction sémantique, qui consiste en somme à dessiner après coup une cible autour du point d’impact.
On peut parler de ce qui ne va pas sans employer des phrases toutes faites qui ne recouvrent aucune réalité.
Mais j’admets que ma référence au communisme participait exactement de ce que je vous reproche…